Canuel brise la glace

Karol-Ann Canuel .... (Photo fournie par Specialized)

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Karol-Ann Canuel .

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Son moral se porte bien. Son corps aussi.

Deux bonnes nouvelles pour la cycliste Karol-Ann Canuel, qui a renoué avec la compétition en Europe après une absence de cinq mois. Elle a terminé 31e, il y a une dizaine de jours, à la Omloop Het Niewsblad, une course sur route de 130km qui a attiré un peloton digne de la Coupe du monde.

Plus de 177 cyclistes ont pris le départ. Une soixantaine ont été incapables de rallier le fil d'arrivée.

«C'était bien de casser la glace. Ça augure bien pour la nouvelle saison», a soutenu Canuel, qui en était à sa première course depuis son accident aux championnats du monde en Espagne, en septembre dernier. Elle s'était cassé le pelvis.

Tout ça trois mois après s'être fracturé une vertèbre du cou lors d'une chute à Philadelphie.

«Je ne sais pas comment je réagirai si ça arrive encore. En principe, ça ne se reproduira pas», a lancé l'athlète de Gatineau en riant au bout du fil.

Canuel a ressenti «un petit peu de stress» en prenant le départ de la course belge. Pas qu'elle craignait de chuter.

«Tu ne penses pas à ne pas tomber. Tu penses à ce que tu dois faire, à ton positionnement.»

Le centre de l'attention

Son équipe Velocio-SRAM, qui s'appelait Specialized-lululemon l'an dernier, fonde de gros espoirs sur elle en 2015. La formation professionnelle a perdu quelques gros morceaux, dont l'ancienne championne américaine Evelyn Stevens.

Ce qui fait en sorte que Canuel, surnommée «Pocket Rocket» par ses coéquipières en raison de sa vitesse et son petit gabarit, pourrait devenir la tête d'affiche.

Entre ses deux fractures la saison passée, la femme de 26 ans avait trouvé le moyen de réussir des performances impressionnantes. Elle a pris le sixième rang au contre-la-montre individuel des Mondiaux en Espagne. À cela s'ajoutaient des médailles d'or au contre-la-montre par équipe à ces mêmes championnats de même qu'une épreuve de la Coupe du monde en Suède.

En 2013, Canuel avait gagné une étape du Tour cycliste de l'Ardèche en plus de récolter une cinquième position au Grand Prix de Plouay.

Un premier gros test l'attend à la fin de mars. Ses coéquipières et elle doivent prendre part à la Trofeo Alfredo Binda, une Coupe du monde en Italie.

La Flèche Wallonne figure aussi au menu à la mi-avril. Deux parcours qui semblent être faits sur mesure pour la cycliste de l'Outaouais.

Le calendrier comprend des arrêts en Amérique du Nord. Que ce soit en vue du Grand Prix de Gatineau, la Liberty Classic de Philadelphie, les championnats canadiens et les championnats du monde prévus en septembre en Virginie.

«Ça va faire du bien de revenir à la maison», a affirmé Canuel, qui avait raté la course outaouaise en raison d'une de ses blessures l'été dernier.

Quoi d'autre?

Il y aura un rendez-vous important en juillet. Plus précisément le Tour d'Italie féminin.

«Je n'ai jamais participé au Giro. Je suis excitée de pouvoir y aller.»

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