Un match de «Tennys» intense

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L'Américain Tennys Sandgren cachait mal ses émotions, hier, à la Sporthèque.

Étienne Ranger LeDroit

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Ses parents s'avèrent des mordus de tennis. Ils lui ont même donné un prénom semblable à leur sport favori.

Faites la connaissance de Tennys Sandgren, une raquette américaine originaire de Gallatin, au Tennessee. Il fait partie des huit joueurs qui ont gagné, hier, lors du premier tour du tableau principal au tournoi Futures de Gatineau.

«Mon père a déjà joué au tennis, ma mère aussi», a souligné le droitier de 6'2», le front couvert de gouttelettes de sueur.

Mais ce n'est pas tout. Son grand-père d'origine suédoise s'appelait aussi Tennys. Ce qui a pesé aussi beaucoup dans la balance lorsque Sandgren a vu le jour en juillet 1991.

«Mes parents voulaient lui rendre hommage en me refilant son prénom», a expliqué avec fierté le principal intéressé.

Ancien double champion américain chez les 16 ans et moins, Sandgren a déjà goûté à plusieurs gros tournois juniors dont l'Omnium des États-Unis, Wimbledon et les Internationaux de France avant de faire le saut dans les rangs universitaires en 2010.

À l'époque, il était considéré le plus bel espoir aux États-Unis. Celui que tous les entraîneurs dans la NCAA tentaient de convaincre de joindre leur programme.

Sandgren a accédé aux rangs pros en 2011, remportant quelques épreuves Futures ici et là. Il a même atteint le 183e rang mondial, il y a deux ans.

En ce moment, on le retrouve en 655e position. Un classement qui risque de changer pour le mieux si l'ancienne vedette de l'Université du Tennessee joue de la même façon que mardi à La Sporthèque. Il a gagné en deux manches de 7-6 et 6-2 contre son compatriote Eric Quigley.

Un match durant lequel Tennys Sandgren ne s'est pas gêné pour exprimer sa joie et sa frustration. Tantôt, il fêtait ses bons coups. Puis plus tard, il criait de durs mots en direction de l'officiel. On l'a même vu lancer sa casquette blanche sur le terrain après avoir bousillé une chance en or d'achever son adversaire lors du bris d'égalité au premier set.

«Ce n'est pas bon de conserver toutes ses émotions à l'intérieur de soi, a-t-il soutenu, sourire en coin.

«Mais il faut se garder une gêne en même temps. Par exemple, il ne faut pas briser sa raquette pour se défouler ou frapper une balle hors du terrain.»

Il s'agit de sa première participation à l'étape gatinoise du circuit Futures. Il a passé le début de l'année en Australie, en Chine et en Tasmanie.

La fin de l'hiver québécois l'attend dans les prochaines semaines. Car Sandgren doit participer également à des tournois de l'ITF à Drummondville et Sherbrooke.

Ce dernier n'est pas le joueur américain qui a brillé hier à La Sporthèque. Le premier favori, Jarmere Jenkins, a passé son premier test, tout comme Daniel Nguyen et Nicolas Meister, semés respectivement deuxième et sixième têtes de série.

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