Valérie Grenier épate Lindsey Vonn

Valérie Grenier a pris le 32e rang du... (Courtoisie, Nathalie Bourdon-Grenier)

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Valérie Grenier a pris le 32e rang du super-G à son premier départ en Coupe du monde.

Courtoisie, Nathalie Bourdon-Grenier

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Ses débuts sur le circuit de la Coupe du monde ne seront pas passés inaperçus. En plus de signer le meilleur résultat canadien, Valérie Grenier a reçu un accueil mémorable de la part de son idole au bas de la piste.

Ça se passait dimanche après-midi à Lake Louise.

La skieuse alpine de l'Est ontarien a pris le 32e rang du super-G. Un bel exploit pour un espoir de 18 ans, qui prenait un premier départ chez les grandes. Et surtout qui s'élançait 56e.

«J'étais dans le finish. J'enlevais mes skis quand j'ai croisé Lindsey Vonn. Elle m'a dit avec un gros sourire que j'avais fait du bon travail», relate Grenier au bout du fil.

La réaction de la recrue de Saint-Isidore devant Vonn, la quadruple championne du monde?

«Ça m'a fait sourire à mon tour. En plus, c'est mon idole.»

Grenier était déjà heureuse avant même de croiser la vedette du ski alpin féminin.

«Je venais de vivre un grand moment. J'avais hâte de participer à une première course en Coupe du monde. J'étais excitée.

«En plus, ça se passait au Canada devant des gens qui t'encouragent.»

Excitée, beaucoup, Valérie Grenier, mais également un brin stressée avant de descendre la montagne.

«Je voulais donner mon meilleur, obtenir un bon résultat.»

Ne pas rallier le fil d'arrivée, d'aboutir dans le filet de sécurité, lui a passé par la tête.

«C'est sûr que c'était un petit peu dans le fond de ma tête. C'est toujours quelque chose qui peut arriver. Mais tu ne dois pas y penser. Tu dois rester positive.»

Grenier s'est fixé trois objectifs avant le début de l'hiver. Elle veut dominer le circuit Nor-Am, obtenir quelques départs en Coupe du monde et si possible, terminer parmi les 30 premières au classement d'une course afin d'obtenir des points FIS (Fédération internationale de ski).

Tout ça après une saison 2013-2014 qui s'est terminée avec un titre de vice-championne du monde chez les moins de 18 ans au super-combiné à Jasna, en Slovaquie. Elle avait aussi remporté le bronze en slalom.

«Je suis passée près de terminer dans le top 30 en fin de semaine, note-t-elle. J'ai déjà hâte de participer à une autre Coupe du monde.»

Pour l'instant, Valérie Grenier se trouve en mode attente. On chuchote que l'étape de Saint-Moritz, en Suisse, pourrait lui être offerte en janvier.

Mais rien n'a été officialisé.

«Ce que je sais, c'est qu'on m'a dit que je vais en faire d'autres Coupes du monde», soutient la diplômée de l'école secondaire Le Sommet de Hawkesbury.

Parlons justement des études. Elles se retrouvent sur la glace pour l'hiver.

Grenier a opté pour une année sabbatique.

«Parce que je suis partie tout le temps. C'est difficile. Je me suis dit que le ski, c'est en ce moment que ça se passe, pas dans 10 ans. Les études, elles, seront encore là plus tard pour moi.

«J'adore skier. C'est ma vie. C'est ma passion. Plus j'en fais, plus je suis heureuse.»

Et heureuse, elle l'était plus que jamais le week-end dernier à Lake Louise.

Les organisateurs ont même pris le temps de la présenter la veille de super-G lors du tirage de l'ordre de départ.

«Ils ont dit que c'était ma première course en Coupe du monde.

«On m'a même invitée à dire quelques mots. Par la suite, il y avait plusieurs jeunes et leurs parents qui m'attendaient. Je n'ai jamais signé autant d'autographes de ma vie.»

Pour l'espace de quelques minutes, Valérie Grenier a eu droit au même traitement de vedette que son idole.

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