Suf des neiges: un entraîneur d'Aylmer dirigera le Canada

Daniel Raymond, lors d'une compétition à Stoneham en... (Archives, Le Soleil)

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Daniel Raymond, lors d'une compétition à Stoneham en février dernier. L'Aylmerois sera à Vancouver pour les Jeux de 2010 et il espère bien l'être en tant qu'athlète.

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Le nouvel entraîneur de l'équipe nationale de surf des neiges en demi-lune sera un gars d'Aylmer.

Canada Snowboard a arrêté son choix sur Daniel Raymond, qui a été un athlète substitut lors des Jeux olympiques de 2006 à Turin. Ce dernier se prépare à diriger son premier camp d'entraînement, le week-end prochain, dans l'Ouest canadien.

L'ancien planchiste âgé de 37 ans a participé à 32 épreuves de la Coupe du monde en carrière, terminant quatrième à deux reprises à Furano, au Japon. Il avait pris sa retraite après avoir raté sa qualification olympique en 2010.

«J'avais décidé alors de m'éloigner un peu du sport, voir si ça me manquerait», a-t-il expliqué, hier, lorsque joint à Whistler où il habite dorénavant.

Son année sabbatique loin du surf des neiges n'avait pas duré longtemps.

Raymond a été juge lors de certaines compétitions l'hiver dernier. L'équipe de slopestyle l'avait aussi recruté en tant que technicien et farteur pour une épreuve de la Coupe du monde.

«J'avais quand même trouvé le moyen de garder un pied dans la porte», a avoué Raymond au bout du fil.

Ce dernier hérite d'une formation en reconstruction. Une équipe aussi dont le financement a été coupé la saison dernière.

«Il n'y avait pas une cenne pour la demi-lune. Donc, il n'y avait pas de coach et les athlètes étaient indépendants et devaient se débrouiller. Là, il y a un budget, même s'il n'est pas gros. On recommence à zéro.»

Et le mandat que ses patrons lui ont donné est clair.

«On pense aux Jeux olympiques de 2018, tout en essayant de se qualifier des athlètes pour ceux de Sotchi en 2014», a souligné Daniel Raymond.

Objectif: entraîneur

L'ancien étudiant de l'école secondaire Grande-Rivière l'avoue. Devenir athlète élite n'a jamais été son plan A dans la vie.

«C'était plutôt devenir entraîneur de haute performance, a-t-il indiqué.

«J'ai même suivi plusieurs cours pour ça, j'ai obtenu des certifications.»

Tout a changé au début des années 2000.

«Je voulais vivre une saison en tant qu'athlète. Je me disais que ça m'aiderait à devenir un meilleur coach. Finalement, j'ai passé sept ans à voyager et faire de la compétition», a-t-il ajouté.

Mais aujourd'hui, il se sent mieux outillé pour assumer la direction de l'équipe nationale.

«Je sais maintenant c'est quoi être blessé, a rappelé Daniel Raymond, victime de blessures aux genoux et aux poumons au fil de sa carrière.

«Je sais aussi c'est quoi ne pas avoir d'argent, de ne pas pouvoir participer à des compétitions importantes à cause de ça. Je sais c'est quoi aussi d'affronter les meilleurs au monde. Toutes ces expériences vont me permettre de mieux comprendre les athlètes que je vais diriger.»

La première épreuve de la Coupe du monde de son équipe se déroulera avant Noël, du 19 au 21 décembre, à Park City, dans l'Utah.

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