Quatrième place pour les nageuses synchronisées Stéphanie Leclair et Karine Thomas

Le coeur y était, mais pas la médaille

Le Canada a dû, une fois de plus,... (AFP)

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Le Canada a dû, une fois de plus, se contenter de la quatrième position en nage synchronisée.

AFP

Le coeur y était. Tout comme le sourire, l'originalité et la complexité des mouvements dans l'eau.

Mais une fois la musique terminée, leur pointage final les a encore fait grincer des dents. Stéphanie Leclair, Karine Thomas et leurs sept coéquipières de la formation canadienne de nage synchronisée ont dû se contenter du quatrième rang, hier matin, lors de l'épreuve finale par équipe aux Jeux olympiques à Londres.

Une autre quatrième place pour la troupe, qui avait obtenu le même résultat, il y a quatre ans, à Pékin.

« C'est certain que nous sommes déçues », a avoué Leclair, une des deux nageuses de Gatineau au sein de l'équipe.

Au bout du fil, la frustration était palpable par moments.

« Nous croyons avoir offert une performance qui nous plaçait sur le podium. Les juges ne pensaient pas la même chose. Nous ne pouvons pas changer ça », a soutenu l'athlète âgée de 22 ans sur un ton résigné.

Leclair tentait du mieux qu'elle pouvait d'oublier le dénouement. Elle se trouvait avec ses parents, amies et copain au moment de l'entrevue.

Le Canada (189,630 points) a terminé derrière l'Espagne (193,120), la Chine (194,010) et la Russie (197,030), encore une fois championne des Jeux.

L'écart avec l'équipe espagnole, médaillée de bronze, était de quatre points.

Ce qui est énorme.

Les dirigeants canadiens s'attendaient à mieux. Ils avaient misé gros dans la dernière année afin de réduire l'écart.

Un entraîneur de ski acrobatique avait été recruté afin de permettre aux nageuses de peaufiner leurs sauts hors de l'eau. Le Cirque du Soleil avait aussi contribué à la routine du programme libre présentée hier sous le thème du cirque. Les filles portaient d'ailleurs des bonnets colorés dignes des meilleurs clowns.

Des acrobaties jamais vues ont été livrées par les nageuses canadiennes. Même chose du côté des cascades et des mouvements attachés.

De nombreux entraînements se déroulaient à huis clos. Le tout afin de créer un effet-surprise à Londres. Autant auprès des spectateurs, que les juges et adversaires.

« Nous pouvons être fières de nous », a tenu à préciser Karine Thomas.

« Nous avons travaillé comme des déchaînées dans la dernière année. Et cela a paru dans l'eau. »

Thomas, 23 ans, a tenu le rôle de réserviste hier. Elle avait participé à l'épreuve technique de jeudi. Une expérience qui l'a marquée.

« J'étais surprise en me retrouvant dans l'eau. Je ne ressentais aucun stress, même si je me trouvais aux Jeux. »

Regarder le positif

De son côté, Leclair se consolait avec une chose. C'était la première fois que le Canada atteignait la barre des 95 points lors de l'épreuve libre.

Karine Thomas et elle participeront maintenant à la cérémonie de fermeture prévue demain. Puis, ce sera le retour en Outaouais avant la reprise des classes à Montréal où la paire s'entraîne et étudie.

Déjà, l'ancien duo des Fées d'eau de Gatineau a signifié son intention de rester au sein de l'équipe canadienne, qui perdra quelques membres. Des vétérantes comptent remiser leur maillot cet automne.

« C'est sûr que je continue », a lancé sans hésitation Stéphanie Leclair à ce sujet.

D'autres nageuses locales pourraient se joindre à la formation senior d'ici les Jeux de Rio de Janeiro en 2016.

Carline Cholette, d'Orléans, fait partie de la troupe qui participera aux Mondiaux juniors en Grèce, du 12 au 16 septembre. Puis il y a Caroline Larcher-Landry, de Gatineau, qui doit effectuer son entrée sous peu au centre national à Montréal.

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