Plusieurs de ses tirs se sont transformés en buts depuis une douzaine d'années, menant le Canada à plusieurs reprises sur le podium international. D'autres ont blessé des adversaires, notamment au visage.
Son sport ?
Le goalball, une discipline paralympique pour des athlètes aveugles ou ayant un handicap visuel.
Morin, qui possède une vision de seulement 5 % par rapport à la normale, fait partie de l'élite. Son curriculum vitae déborde de titre de meilleures joueuses de tournois. Que ce soit à Sydney en Australie, Malmö en Suède ou à Nastola en Finlande.
L'athlète originaire de Longueuil, qui s'entraîne depuis le printemps à Ottawa, tentera maintenant de mener l'équipe nationale à une autre médaille d'or.
Cette fois-ci à Londres, site des Jeux paralympiques du 29 août au 9 septembre.
« Nous travaillons fort depuis le mois d'avril pour mettre toutes les chances de notre côté pour revenir avec l'or », racontait Morin, un ailier droit qui fêtera ses 37 ans la veille des Jeux.
Les dirigeants du Comité paralympique canadien l'ont présentée hier aux médias, tout comme ses cinq coéquipières. Beaucoup d'espoirs sont fondés sur ces six joueuses.
L'équipe nationale avait remporté l'or en 2000 puis 2004, à Athènes, avant de dégringoler au cinquième rang à Pékin, il y a quatre ans.
Morin était présente pour les deux sacres puis la déception. L'édition 2012 comprendra quatre recrues sur l'alignement de six joueuses.
« C'est la première fois que l'équipe est centralisée à un endroit, à Ottawa. Je trouve ça très bien. Dans le passé, nous avions souvent des camps d'entraînement un peu partout et ensuite, on revenait à la maison. »
Une coéquipière qui habite la capitale nationale, Amy Kneebone, l'héberge.
Qu'est-ce que le goalball ?
Le goalball se pratique à trois contre trois sur un terrain de volley-ball. Les joueurs, qui doivent porter des lunettes de ski opaques, se fient à leur ouïe pour déterminer l'emplacement du ballon qui contient une clochette.
Ils tentent de marquer dans un filet adverse faisant neuf mètres de largeur, tout en défendant leur propre filet en se couchant au sol.
La surface de jeu est longue de 18 mètres.
« Il faut avoir une bonne écoute. Et il faut développer une bonne communication avec tes coéquipières sur le jeu pour bloquer les lancers », expliquait Nancy Morin.
Et l'attaque ?
Plus de détails dans LeDroit du 7 juillet 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca