Et le soccer aussi.
Un de ses bénévoles a reçu l'hommage au bâtisseur. Sans surprise, Marc St-Amour était flanqué de sa conjointe Céline, aussi impliqué dans le foot depuis le milieu des années 1990 dans la région.
«Ça fait 36 ans que nous sommes ensemble. Elle a été gérante ou adjointe des équipes que je dirigeais au fil des ans, s'est rappelé hier le quinquagénaire de Gatineau.
«Un gars de Pointe-Gatineau», a-t-il précisé en riant.
Originaire de l'Outaouais, cet ancien employé de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) avait dû s'expatrier de la région pendant dix ans en raison de son travail. À son retour dans son patelin en 1995, il a décidé de s'impliquer d'abord au sein de l'Association de soccer de Gatineau. Tantôt en tant qu'entraîneur, un autre moment comme président ou membre du conseil d'administration.
Puis, il a occupé divers postes importants au sein du FC Outaouais et de l'Association régionale de soccer de l'Outaouais (ARSO), où il a fait la promotion de divers projets, dont la transformation de la Fonderie en site de soccer intérieur.
«On peut dire que l'ARSO a réellement pris son envol pendant que Marc était là. Il a été un agent de changement», a noté Richard Gravel, qui est devenu directeur général de l'ARSO.
La Fédération de soccer du Québec avait honoré le père de famille, l'été dernier, en lui remettant la médaille du centenaire.
«Marc s'implique parce qu'il est un passionné du soccer, mais surtout parce qu'il aime le monde. Ça se voit. C'est une personne qui prend le temps d'écouter les autres, les aider. Il a un grand coeur», a ajouté Gravel.
Un commentaire qui a flatté Marc St-Amour, qui avait commencé son bénévolat durant les années 1970 au sein de l'aile jeunesse du club Optimiste, à Gatineau. Maintenant à la semi-retraite, il est copropriétaire d'une fruiterie avec son fils qui jouait jadis au soccer. Et trois jours par semaine, il travaille en tant que directeur des compétitions à l'ARSO.
«C'est la première fois que je suis rémunéré dans ce domaine. J'ai toujours donné mon temps en tant que bénévole», a-t-il noté.
Mais surtout, ses semaines se terminent avec une joute amicale de foot chaque dimanche soir. Un rendez-vous qu'il ne manque jamais.
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