Une croix sur Londres, un oeil sur Rio

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Isabelle Després... (Archives, LeDroit)

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Isabelle Després

Archives, LeDroit

Martin Comtois
Le Droit

Trois jours plus tard, la déception hantait toujours Isabelle Després, qui a dû faire une croix sur l'aventure olympique.

Il restait une mince chance à l'haltérophile d'Ottawa de se qualifier lors de la sélection finale, le week-end dernier à La Prairie, site des championnats canadiens. Sauf que l'athlète âgée de 31 ans, inscrite chez les femmes de 58 kg, a raté ses trois tentatives à l'arraché.

«Ça pourrait aller mieux en ce moment», avouait Després, hier soir, après sa journée de travail en tant que physiothérapeute.

«Je savais en me présentant là-bas que je n'avais presque plus de chance de rattraper la fille devant moi. Mais je voulais quand même essayer. Mais ça n'a vraiment pas bien été. Ça arrive. Mais ça fait mal au coeur.»

Au bout du fil, Després prend une pause de quelques secondes avant de poursuivre sa réponse. «C'est dur à avaler parce que tu investis temps, énergies et surtout argent», mentionnait-elle.

Originaire du Nouveau-Brunswick, elle cherchait à imiter son frère Serge qui avait participé aux Jeux en bobsleigh en 2006 à Turin. Elle avait entamé la compétition sur le tard en haltérophilie, il y a sept ans.

En mai 2011, Després avait été couronnée vice-championne canadienne dans sa catégorie de poids. C'est par la suite que la malchance l'a frappée.

«J'ai été blessée une bonne partie de l'automne. Je n'ai pas pu m'entraîner. Puis j'ai été aussi malade à trois reprises durant l'hiver. Quand j'ai recommencé les compétitions en avril, je savais que je n'avais pas eu assez d'entraînement afin d'obtenir les résultats nécessaires pour rentrer sur l'équipe.»

Le mois dernier, elle avait terminé huitième aux championnats panaméricains à Antigua, au Guatemala. Elle avait levé 80 kg à l'arraché et 97 kg à l'épaulé-jeté, ce qui n'était pas assez pour la faire grimper dans le classement canadien en vue des Jeux.

«Je savais déjà que c'était un peu fini à ce moment-là», avouait Després, qui refuse de parler de retraite.

Plus de détails dans LeDroit du 6 juin ou sur ledroitsurmonordi.ca

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