Une semaine cruciale pour le volley canadien

L'équipe nationale de volley-ball masculin, qui s'entraîne à... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'équipe nationale de volley-ball masculin, qui s'entraîne à Gatineau, cherchera cette semaine à se qualifier en vue des Jeux olympiques pour la première fois depuis 1992 à Barcelone.

Patrick Woodbury, LeDroit

Martin Comtois
Le Droit

Vingt ans, c'est long. Le Canada tentera de mettre fin à une de ses disettes les plus embarrassantes cette semaine en Californie.

Son équipe nationale de volley-ball masculin, qui s'entraîne à Gatineau, cherchera à se qualifier en vue des Jeux olympiques pour la première fois depuis 1992 à Barcelone.

Ses membres affronteront sept autres pays de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale ainsi que des Caraïbes dès aujourd'hui à Long Beach dans le cadre d'un tournoi de qualification.

La formule est simple.

«L'équipe qui gagne s'en va aux Jeux», a souligné l'entraîneur-chef de la troupe canadienne, le Gatinois Glenn Hoag.

Réussir l'exploit s'avère toutefois un peu plus difficile. Le Canada est classé 18e au monde en ce moment.

Ajoutez à cela qu'il se retrouve dans le plus relevé des deux pools du tournoi. Ses adversaires en ronde préliminaire?

Il y a Cuba, cinquième puissance mondiale. Il retrouvera aussi sur son chemin Porto Rico, classé 17e.

Seule la République dominicaine (46e) semble une proie facile.

La bonne nouvelle?

«Nous avons déjà battu Cuba», il y a deux ans, a noté Hoag.

Dans l'autre pool, il y a les États-Unis, champions olympiques en titre. Mais l'équipe américaine a perdu quelques morceaux clés.

Changement de garde?

«En ce moment, il y a un bouleversement sur la scène internationale. Il y a des clubs qui vieillissent. Il y en a d'autres qui montent. C'est notre cas.»

L'alignement canadien demeure un des plus jeunes. À son arrivée en 2006, Hoag a entrepris une reconstruction majeure du programme national. Un recrutement intensif de joueurs a été mis en place. Le centre d'entraînement à temps plein a été relancé. Des systèmes de jeu ont été implantés.

«Il y a eu beaucoup d'apprentissages. J'ai répété souvent des choses aux gars. Mais là, nous sommes rendus à une autre étape. On sent que les gars ont acquis de la maturité. Nous avons commencé à sophistiquer notre jeu.»

En 2010, le Canada avait surpris la Serbie aux championnats du monde. C'était un autre flash du potentiel de cette équipe.

«Ce qui nous manquait jusqu'ici, c'est d'être un peu plus agressif au service, d'être convaincu. C'est le temps de prendre contrôle des parties et imposer notre jeu aux autres», a expliqué Glenn Hoag.

Le sort des siens risque justement de se jouer au service.

«C'est notre point faible, a avoué l'entraîneur-chef. Côté contrôle de balle, nous sommes une des meilleures équipes. Nous misons sur de très bons attaquants réceptionneurs mais aussi de bons passeurs.»

Sa formation en sera aujour-d'hui à un premier match depuis septembre dernier lors d'un tournoi à Porto Rico.

À l'époque, les joueurs avaient pris la direction de leurs clubs professionnels respectifs. Ils ont eu les deux dernières semaines afin de se retrouver sur le plancher du centre sportif.

Plus de détails dans LeDroit du 7 mai ou sur ledroitsurmonordi.ca

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