Le joueur de squash participera aux Jeux du Canada qui débutent vendredi à Halifax

Calvin Wren épate avec une balle noire

Calvin Wren a remporté la médaille d'or le... (MARTIN ROY, LeDroit)

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Calvin Wren a remporté la médaille d'or le week-end dernier à une étape du circuit Dunlop-Jester Junior Gold à Toronto. Il a signé sa victoire sous les yeux de l'ancien numéro un mondial, Jonathon Power.

MARTIN ROY, LeDroit

Calvin Wren maîtrise l'art de frapper une balle noire entre quatre murs. Un peu comme son père Steve, un Néo-Zélandais qui a jadis été la 86e meilleure raquette mondiale.

Il est question ici de squash. Et le jeune Wren, un étudiant du programme sport-études de la polyvalente de l'Île de Hull, s'avère un des beaux espoirs au pays dans cette discipline.

L'ado de 16 ans vient d'être recruté par l'équipe du Québec qui participera aux Jeux du Canada qui débutent vendredi à Halifax. La ville néo-écossaise servira de terrain de jeu pour 20 disciplines sportives jusqu'au 27 février. Plus de 2700 athlètes doivent se pointer dans ce coin des Maritimes, dont un nombre record de 13 de l'Outaouais.

Wren est le moins connu de ces athlètes locaux. Pourtant, il occupait jusqu'à tout récemment le sixième rang dans les rangs juniors au Canada.

Le droitier de 5' 10" devrait grimper au classement national après son exploit du week-end dernier. Il a remporté la médaille d'or à une étape du circuit Dunlop-Jester Junior Gold à Toronto.

« J'ai battu la première tête de série qui jouait chez lui, dans son club », racontait-il fièrement lundi.

Son regard s'illumine en pointant le trophée qu'il a remporté. Une victoire signée sous les yeux de l'ancien numéro un mondial, Jonathon Power, qui se trouvait dans la foule.

« C'était une journée parfaite. Je ne pouvais pas demander mieux, a-t-il dit. En plus, ça se produit tout juste avant de partir pour les Jeux du Canada. »

Wren devra toutefois faire une croix sur une médaille individuelle à Halifax. Seulement un tournoi par équipe se trouve au menu en squash. Le Québec a été établi quatrième favori.

Les études avant tout

Au fil des ans, les Jeux du Canada sont devenus une pépinière d'athlètes élites sur la scène internationale. Il suffit de regarder la cuvée outaouaise qui a vécu l'expérience en 2007 à Whitehorse. Le skieur acrobatique Olivier Rochon a failli se qualifier en vue des Jeux olympiques l'an dernier tandis que Stéphanie Leclair gagnait des médailles aux championnats du monde de nage synchronisée en 2009.

Wren, lui, n'aspire pas aux JO ou à surpasser le paternel. Son objectif est plutôt de mettre le grappin sur une bourse d'études aux États-Unis et d'y jouer au squash. Il zieute une carrière dans le domaine juridique.

En décembre dernier, il a obtenu la chance de jouer sur le campus de Harvard, au Massachusetts. De quoi le faire saliver.

Parfaitement bilingue, le jeune homme s'intéresse à un peu de tout. Il a déjà pratiqué le rugby compétitif à Chelsea. Et il a aussi voyagé, passant trois mois l'été dernier à jouer au squash en Nouvelle-Zélande.

« C'était l'hiver là-bas. Quand je suis revenu ici, l'hiver était sur le point de commencer. C'est pourquoi je suis pas mal blanc », a lancé Wren avec son rire d'ado.

Il n'est pas le seul membre de sa famille à carburer au squash. Son jeune frère Dominic y excelle tout comme sa soeur Chloé, qui est réserviste en vue des Jeux du Canada. Ils s'entraînent tous sous les ordres de papa à La Sporthèque.

En plus d'avoir été un bon joueur durant les années 1980, Steve Wren est devenu par la suite un instructeur bien coté. Il avait pris sous son aile Power entre les âges de 14 et 16 ans.

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