De Guzman vise les séries

Avant d'affronter les Rowdies (10-6-7), le Fury (7-8-6)... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Avant d'affronter les Rowdies (10-6-7), le Fury (7-8-6) de Julian De Guzman se trouvait au 10e rang de la conférence de l'Est à quatre points d'une place dans les séries.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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Cinq jours après avoir été nommé entraîneur-chef intérimaire du Fury d'Ottawa, Julian De Guzman dirigera déjà son deuxième match samedi soir à Tampa Bay.

La légende du soccer canadien n'a certainement pas encore eu le temps de mouler l'équipe à son image, mais contrairement à son prédécesseur Paul Dalglish, il s'est fixé des objectifs simples et atteignables pour terminer la saison. Pendant que Dalglish laissait miroiter une avalanche de buts et un championnat pour son club, De Guzman s'est fait beaucoup plus réaliste.

« Mon objectif, c'est d'amener cette équipe dans les séries éliminatoires de la USL. »

Voilà. Rien de plus. Avant d'affronter les Rowdies (10-6-7), le Fury (7-8-6) se trouvait au 10e rang de la conférence de l'Est à quatre points d'une place dans les séries. Ça peut sembler un peu loin, mais l'équipe ottavienne possède des matches en mains sur tous les clubs qui les devancent au classement.

« Il reste 11 matches à jouer et nous avons encore la chance d'amasser beaucoup de points. Nous avons des joueurs de qualité. Il suffit de trouver le moyen de les amener à bien utiliser leurs qualités. Je pense que nous sommes assez bons pour nous qualifier pour les séries. Je veux que les joueurs commencent à croire en eux-mêmes. Ils ont vu qu'ils pouvaient battre les meilleures équipes de la ligue. Ils doivent se rendre compte qu'ils peuvent le faire tout le temps. »

En prenant le relais de Paul Dalglish, Julian De Guzman pense que son plus gros défi sera d'amener le Fury à obtenir des résultats sur une base régulière. 

« Je ne vais pas réinventer la roue avec 11 matches à jouer. Depuis deux ans, nous avons joué dans un système de jeu qui a fait ses preuves quand nous l'appliquions comme il faut. J'ai joué dans ce système avec l'équipe canadienne et avec mes équipes en Europe. Il faut que je le présente aux joueurs de façon à ce qu'ils aient le goût de l'acheter. C'est sûr qu'au milieu d'un voyage de trois matches en 10 jours, ça va être difficile à présenter comme il faut, mais nous avons les joueurs pour appliquer ce système de jeu pour qu'il fonctionne. »

À part le manque de constance, marquer des buts aura été le plus gros handicap de la troupe de Paul Dalglish dans les 20 premiers matches de la saison. Le Fury possède une armée d'attaquants, mais personne n'a réellement été en mesure d'en être le leader incontesté. Carl Haworth, meilleur marqueur du club l'an dernier, n'a toujours pas touché le fond du filet après 10 matches.

Sito Seoane mène l'équipe avec cinq buts. Ryan Williams, Steevan Dos Santos et Tucker Hume suivent avec trois buts chacun. Ils étaient pourtant tous sur le banc pour le premier match de De Guzman dans le rôle d'entraîneur-chef.

« J'ai une idée des joueurs qui vont pouvoir marquer des buts pour nous. Nos attaquants doivent prendre leur rythme. Les buts vont suivre », avance De Guzman.

La tâche risque cependant d'être difficile à Tampa Bay qui n'a perdu qu'une seule fois (9-1-2) en 12 matches à domicile. De son côté, le Fury a gagné seulement deux fois en 10 matches dans des stades étrangers. Les Rowdies sont aussi sur une lancée avec une unique défaite à leurs huit derniers duels.

Dans son revers de 3-0 à Orlando mercredi, le Fury n'a pourtant pas manqué d'occasions de marquer. Ils ont dirigé 20 tirs vers le filet adverse, leur deuxième plus haut total de la saison, sans pouvoir déjouer le gardien vedette des locaux.




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