Fury: Julian de Guzman prend le contrôle

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Julian de Guzman se dit emballé à l'idée de remplacer Paul Dalglish.

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Personne n'a semblé surpris d'apprendre que Paul Dalglish quittait le Fury d'Ottawa. Personne n'a été trop surpris d'apprendre que Julian de Guzman lui succéderait dans le fauteuil de l'entraîneur-chef.

Sauf, peut-être, de Guzman lui-même.

L'ancien capitaine de l'équipe nationale canadienne de soccer a figé, ce week-end, lorsque ses patrons du Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG) lui ont offert cette promotion.

« J'ai été très surpris, même ! J'ai été surpris, mais aussi très emballé par cette possibilité. Occuper un poste d'entraîneur-chef, ça faisait définitivement partie de mes rêves et de mes objectifs de carrière. Ça se produit un peu plus tôt que prévu, mais ce n'est pas grave. Ça se passe ainsi, dans le merveilleux monde du sport », a-t-il résumé, mardi soir, lorsqu'on l'a contacté à son hôtel d'Orlando.

Il vivra dès mercredi son baptême de feu, alors que le Fury rendra visite au club de réserve du Orlando City FC.

Le week-end dernier, Dalglish a communiqué à ses patrons son intention de quitter le Fury. Il était disposé à conserver son poste jusqu'à la fin de la saison 2017. Au cours de la discussion qui a suivi, les deux partis en seraient venus à la conclusion qu'il serait préférable de procéder au changement immédiatement.

« Nous croyons que cette décision est la meilleure pour tout le monde, réagit le président du Fury, John Pugh. C'est bon pour notre club, c'est bon pour les fans... C'est bon pour tout le monde. Nous sommes en bonne position en prévision des séries. Nous avions la chance de remplacer Paul par un homme de qualité qui est respecté de tous. Qui plus est, le timing est bon. Nous amorçons un long voyage de trois parties... »

Julian de Guzman devient donc le troisième entraîneur-chef du club ottavien.

Il sera le premier à occuper ce poste de façon intérimaire.

Cette étiquette lui a été posée par la direction du Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG).

« Nous croyons que c'est dans le meilleur intérêt de Julian, juge M. Pugh. Il crève d'envie de faire ses preuves. Au moment de prendre sa retraite, il a emprunté un chemin qui lui permettra, un jour, d'occuper un poste d'entraîneur-chef. Vous savez comme moi qu'il a évolué en Buendesliga. Il a joué dans le championnat espagnol. Il a tout fait ce qu'il a pu faire dans le programme international canadien. Durant cette belle carrière de joueur, il côtoyé plusieurs entraîneurs très compétents. Il a certainement appris des tas de choses de ces hommes. »

« J'ai appris bien des choses au contact de Dalglish, aussi », stipule de Guzman.

Dalglish et Marc Dos Santos ont cumulé les fonctions d'entraîneur-chef et de directeur général. « Ça pourrait changer. Nous pourrions décider de séparer ces deux postes en prévision de la prochaine saison. »

Lefèvre en renfort

Julian de Guzman obtiendra du renfort très rapidement. L'Impact de Montréal a prêté mardi le défenseur Wandrille Lefèvre au Fury.

Né à Chartres, en France, Lefévre est devenu citoyen canadien en juillet 2015. Il a disputé 48 parties en MLS depuis 2013. Il a également porté les couleurs du Canada lors des récentes qualifications de la Coupe du monde.

L'Impact a également confirmé le prêt de l'attaquant de six pieds et cinq pouces Nick DePuy au Fury.

Les deux joueurs peuvent être rappelés par l'Impact à n'importe quel moment.

Bonsoir, (Dalglish) est parti !

Paul Dalglish ne perdra pas trop de temps à s'expliquer.

L'entraîneur démissionnaire a offert un bref commentaire dans le communiqué de presse officiel du Fury. Il affirme qu'il sera « éternellement reconnaissant » envers ce « grand club ». Il souhaite à ses anciens joueurs de prendre part aux séries éliminatoires, cet automne.

Paul Dalglish a quitté ses fonctions d'entraîneur-chef et... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit) - image 3.0

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Paul Dalglish a quitté ses fonctions d'entraîneur-chef et directeur général du Fury.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

Ce sera tout. Dalglish ne s'est pas rendu disponible pour les entrevues avec les médias. Selon les informations qui circulent, il aurait déjà quitté la capitale avec sa famille.

L'Écossais, en somme, a filé à l'anglaise.

Dalglish est débarqué à Ottawa à titre de successeur de Marc Dos Santos, à l'hiver 2016. Fils du manager de renom Kenny Dalglish, ancien joueur du Newcastle United, il avait immédiatement fait de grandes promesses aux partisans.

Il a juré de faire du Fury un club dynamique qui n'aurait pas de problèmes à marquer des buts.

Il a dirigé une des attaques les moins productives de la NASL durant la saison suivante.

Dalglish était convaincu que la transition vers la USL se ferait tout en douceur. Avec un budget d'opération intact, il possédait certainement les outils nécessaires pour assembler un club compétitif.

Son équipe, on le rappelle, devra peut-être se battre jusqu'à la fin pour participer aux séries.

« Paul est un homme volubile. Il n'a jamais eu peur de s'exprimer », note John Pugh.

« Nous avons eu des hauts et des bas cette saison, mais Paul demeure un bon entraîneur à mes yeux. Il est aussi une bonne personne qui a su forger des liens avec nos partisans. Nos assistances sont en hausse », ajoute le président.




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