Des tropiques aux pays nordiques pour Campbell

Afin de faire progresser sa carrière professionnelle, Andrae... (Archives, La Presse canadienne)

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Afin de faire progresser sa carrière professionnelle, Andrae Campbell (à gauche) a quitté sa Jamaïque natale pour jouer au soccer en Norvège avant de débarquer à Ottawa cette année.

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Sur le terrain de la Place TD, on le reconnaît facilement avec ses longues tresses jamaïcaines.

Et même si Andrae Campbell se plaît sous les chauds rayons du soleil, on pourrait croire que le défenseur du Fury d'Ottawa est attiré par les pays nordiques. Après avoir disputé les sept premières années de sa carrière professionnelle en Jamaïque où il a gagné un championnat national en 2008, il a choisi de quitter son île tropicale  en 2012 afin de poursuivre sa carrière en Norvège.

Quelques années plus tard, le voilà rendu dans la capitale du Canada où, c'est le cas de le dire, il a reçu un accueil glacial.

« Je m'attendais à ce que ce soit froid quand je suis arrivé en février, mais là, c'était extrême. J'étais sous le choc ! Ça ne pouvait certainement pas être pire ! Mes nouveaux coéquipiers m'avaient dit de ne pas m'en faire parce qu'en été, la température ressemblait à celle de la Jamaïque. On me disait d'attendre deux semaines et que ça irait mieux. Après deux semaines, rien ne changeait. J'ai cru que ça resterait comme ça éternellement ! »

Même si l'athlète de 28 ans correspond parfaitement au stéréotype du Jamaïcain cool et décontracté, il assure que ses passages en Norvège et au Canada ne sont que circonstanciels. « J'étais un gamin qui aimait le soleil et tous les avantages de la vie tropicale, mais j'étais aussi à la recherche d'occasions de poursuivre ma carrière professionnelle dans la meilleure ligue possible. Quand je suis allé en Norvège, c'était uniquement un essai au début. Je me devais d'y aller. Je savais que ça allait être froid, mais comme j'aspirais à gravir les échelons du soccer professionnel, c'était le sacrifice que je devais m'imposer. »

À son arrivée en Scandinavie, son club de Notodden venait d'accéder à la première division, mais après une seule saison, le club a été relégué en deuxième division. C'est ainsi qu'il a traversé l'Atlantique pour s'essayer dans la USL où il a joué deux ans en Caroline du Nord (Wilmington) avant de faire un saut en Californie (Orange County). Ce fut son dernier arrêt avant d'aboutir à Ottawa où il assure se plaire à présent que l'été est enfin arrivé.

« Ce qui me motive le plus ici, c'est la grandeur du stade. Je n'ai jamais eu la chance de jouer dans un si beau stade de ma carrière. Les jours de match, quand les partisans sont là, ça te pousse à en donner davantage. »

Andrae Campbell a représenté l'équipe nationale senior de son pays à neuf reprises sur la scène internationale. Son meilleur souvenir restera sa médaille d'argent avec l'équipe U20 de son pays aux Jeux panaméricains présenté au Brésil en 2007.

À 28 ans, Campbell est toujours passionné par son sport et il fait confiance en sa destinée.

« C'est sûr que j'aimerais jouer dans la MLS ou toute autre ligue équivalente sur d'autres continents. J'ai l'esprit ouvert. Quand j'aurai fini de jouer, je deviendrai peut-être entraîneur en Jamaïque. Pour l'instant, je profite de ma vie de joueur professionnel. »

Campbell et le Fury reprennent l'action samedi après avoir profité d'une première semaine de repos depuis longtemps. Les Islanders de Harrisburg seront les visiteurs à la Place TD.




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