Sito Seoane, nouveau visage du Fury

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Sito Seoane a obtenu de belles chances de marquer mercredi dans la défaite par blanchissage subie contre le Toronto FC.

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À la mi-avril, alors que l'attaque du Fury d'Ottawa était coincée au neutre, Sito Seoane s'efforçait de garder le moral. « Je ne suis pas inquiet. Les buts vont venir », répétait-il à ceux qui voulaient bien l'écouter.

L'attaquant américano-espagnol, embauché l'hiver dernier pour ses talents de marqueur, était-il à ce point confiant ? Essayait-il plutôt de se donner de la confiance ?

« En toute honnêteté, c'était un peu les deux », reconnaît-il aujourd'hui.

En tous cas, il faut reconnaître que les choses sont bien rentrées dans l'ordre.

Seoane vient de mettre un terme à une séquence heureuse durant laquelle il a marqué quatre buts en quatre parties.

Il n'a pas réussi à toucher la cible mercredi, dans la défaite par blanchissage subie à Toronto. Dans une première demie chaudement disputée, il est toutefois celui qui a obtenu les plus belles chances.

« Moi, au soccer, je suis d'abord un joueur qui travaille fort. J'ai toujours cru en mes habiletés. J'ai toujours cru qu'on travaillant fort et qu'en gardant la Foi, on parvient à ses fins », affirme-t-il.

« Je ne suis pas tout seul à traverser une bonne séquence. Le Fury au grand complet est en train de se trouver. Nous venons de tenir tête à la meilleure équipe de toute la MLS sur son propre terrain. Après 45 minutes, on tirait de l'arrière par deux buts. Il nous aurait alors suffi de marquer un seul but pour que notre série demi-finale du championnat canadien se transporte en prolongation », souligne-t-il.

Le club de soccer professionnel de la capitale devra très vite retomber sur le plancher des vaches. Il se déplace maintenant vers la région de Lehigh Valley, en Pennsylvanie. Il rendra ce dimanche visite au Bethlehem Steel FC.

Les deux formations ont accumulé le même nombre de points, jusqu'à maintenant, durant la saison régulière de la United Soccer League.

« Nous devrons nous préparer à affronter une formation plus vieille, plus expérimentée. Ottawa se présente avec un groupe de joueurs qui connaît le tabac », a déclaré vendredi l'entraîneur-chef du Steel, Brendan Burke.

Seoane sera sans doute un homme surveillé de près dans cette rencontre.

Le Fury a perdu un membre important, l'hiver dernier, lorsque le gardien français Romuald Peiser a choisi d'aller rejoindre son ancien entraîneur Marc Dos Santos à San Francisco.

Le joueur qui le remplacera dans le coeur des partisans pourrait être un attaquant ?

José Enrique « Sito » Seoane a certainement roulé sa bosse. Il est né aux États-Unis et il a passé les premières années de sa vie au sein de la communauté latine de Miami.

Ses parents ont choisi de quitter pour aller vivre en Espagne alors qu'il était âgé de cinq ans.

« Ils ont pris cette décision pour donner une chance à mon frère de jouer au soccer. Il était plus âgé que moi, il avait 11 ans, et il était l'athlète le plus doué de la famille. On lui offrait déjà la chance de se joindre à une Académie. »

Le « grand frère » en question a eu la chance de faire carrière brièvement dans le sport. Il a éventuellement bifurqué vers le futsal.

Le cadet a suivi ses traces. « Je suis bien content d'avoir quitté pour l'Espagne à l'âge de cinq ans. J'ai pu grandir dans un environnement plus sain, moins dangereux », dit-il aujourd'hui.

Le passeport américain du jeune Seoane fut quand même fort utile. En 2013, il lui a permis de se trouver assez facilement un endroit où jouer dans la NCAA.

Il a par la suite obtenu un bref essai en MLS, à Houston. Il a passé les dernières années à parfaire sa formation en Islande.




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