Le Fury bat le FC Edmonton in extremis

Jamar Dixon saute pour faire une tête au... (Étienne Ranger, Le Droit)

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Jamar Dixon saute pour faire une tête au cours du match opposant le Fury au FC Edmonton.

Étienne Ranger, Le Droit

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Mieux vaut tard que jamais.

Ryan Williams a attendu à la 90e et dernière minute de jeu pour marquer l'unique but de la première manche du Championnat canadien de soccer mercredi soir et donner l'avance 1-0 au Fury d'Ottawa face au FC Edmonton.

La deuxième bataille se tiendra mercredi prochain à Edmonton. Si les «Eddies» veulent passer au prochain tour pour affronter le FC Toronto en demi-finale du championnat national, ils devront marquer au moins un but. Encore là, dans cette série au total des buts, les buts comptés à l'étranger ont plus de poids. Si le Fury devait marquer un but et s'incliner 2-1 ou encore 3-2, il accéderait à la demi-finale pour une deuxième année consécutive.

«Cette victoire de 1-0 est parfaite pour nous, raconte l'entraîneur-chef du Fury, Paul Dalglish. Nous pouvons perdre par un but maintenant, à condition d'en marquer un nous aussi. La pression est sur Edmonton. Ils devront attaquer, car ils doivent marquer. Ça ne sera pas notre cas si nous gardons le score à zéro.»

Williams a joué les héros à la toute fin d'un match qui avait offert un spectacle plutôt terne aux 2567 spectateurs réunis à la Place TD. À part plusieurs tacles dangereux des deux côtés, la première demie ne passera pas à l'histoire. Le jeu s'est animé en deuxième demie. Les deux rivaux ont bousillé quelques occasions en or. 

Irving sauve la mise

Le Fury peut d'ailleurs remercier son gardien Callum Irving d'avoir réparé les pots cassés après une erreur en défensive qui a mené à deux chances inouïes pour les visiteurs à la 59e minute.

Le gardien canadien a d'abord arrêté le tir bien cadré de Tomi Ameobi avant de repousser le retour d'Allan Zebie qui était seul devant lui avec un filet grand ouvert pour garder le score 0-0. «J'étais content de bien réagir après ma propre erreur d'avoir placé le retour directement aux pieds de l'adversaire. Ça aurait pu être catastrophique de tirer de l'arrière 0-1 après un match», a confié Irving après la partie.

Ce dernier a effectué quatre arrêts clés durant le match. Son opposant, Tyson Farago, avait effectué deux arrêts, dont un sur un tir du Québécois Jimmy Sanon à la 90e minute, mais le juteux retour a été récupéré par Ryan Williams. L'Anglais n'a eu qu'à placer le ballon dans le filet sous les yeux de sa mère venue d'Angleterre.

«J'étais vraiment content de marquer pendant sa présence. Elle ne m'avait pas vu jouer depuis deux ans, mais je suis également soulagé d'avoir compté le but dans une victoire. Nous en devons une à Callum, qui nous a sauvé les fesses avec des arrêts incroyables. Il n'aura pas à se soucier de payer la bière ce soir. Nous serons plusieurs à vouloir lui en payer une !»

Même si le match a mis du temps à lever, il était évident qu'il n'y avait pas d'amour entre les deux clubs sur le terrain en première demie. Il y avait une odeur de carton rouge dans le stade alors que les joueurs tombaient de partout en grimaçant de douleur.

Bataille à finir

«Ça va seulement empirer, a d'ailleurs mentionné l'entraîneur des Eddies, Colin Miller. L'enjeu sera encore plus grand dans le prochain match. Cette bataille n'est pas terminée. C'est difficile de venir jouer chez nous. Nous voulons tous les deux avoir une chance de nous frotter au FC Toronto. Nous sommes seulement rendus à mi-chemin de notre duel. Je suis très déçu de l'effort de mes joueurs ce soir. Je vais leur dire ma façon de penser ce soir. Ils ne m'aimeront pas pour un bout, mais ils vont rebondir.»

Paul Dalglish s'attend justement à ce que son ancien rival de la NASL lutte pour sa survie dans une semaine. «Les deux clubs veulent vraiment gagner. Ce championnat nous tient à coeur. Nous avons faim et ç'a paru dès le début du match. À part les deux gros arrêts d'Irving, je pense que nous avons eu l'avantage de ce match. Et décidément, Ryan Williams est le fils à maman parce qu'il s'est illustré au moment opportun !»




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