Du vent de l'Islande au froid canadien

Jonathan Barden (à gauche) et Sito Seoane sont... (Martin Roy, Le Droit)

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Jonathan Barden (à gauche) et Sito Seoane sont des habitués des longs camps d'entraînement.

Martin Roy, Le Droit

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Ses joueurs ont jonglé avec le ballon en vue de peaufiner leurs changements de direction et leurs tactiques collectives. Le Fury a entamé lundi la sixième semaine d'un camp d'entraînement qui ne semble plus finir à Ottawa.

L'équipe ne pourra jamais clamer ne pas être prête en vue de son premier match régulier dans la United Soccer League (USL). Une partie prévue le 1er avril au Missouri contre le Saint-Louis FC.

Ça veut dire encore trois autres semaines à travailler sur divers aspects du jeu qui plaisent à l'entraîneur-chef Paul Dalglish. « En Islande, le camp des équipes dure beaucoup plus longtemps que ça », note le milieu de terrain britannique Jonathan Barden.

« Ça dure trois mois », précise son coéquipier et attaquant espagnol Sito Seoane.

Les deux nouveaux joueurs du Fury en savent quelque chose. Ils ont évolué dans cet état insulaire de l'océan Atlantique lors des deux dernières années.

« Nous avons été coéquipiers en plus de jouer un contre l'autre », souligne Barden, qui a porté les couleurs du IBV Vestmannaeyjar lors de 38 parties.

« Ce fut une belle expérience de vivre dans un autre pays, d'évoluer dans une nouvelle ligue, d'adopter un style de vie différent. C'est un beau pays que je compte visiter à nouveau un jour. »

Seoane a aussi adoré son expérience, même si « les conditions de jeu étaient parfois très difficiles ».

Au banc des accusés se retrouve le vent.

« Il y avait souvent des rafales durant nos parties. Cela obligeait les équipes à modifier leurs tactiques, explique Barden. Nous n'aurons pas ce problème ici à Ottawa. »

Ce dernier n'a pas hésité à dire oui à l'offre du Fury. Il avait déjà passé quatre ans sur le continent nord-américain avant son aventure en Islande, étudiant à l'université James Madison tout évoluant dans la NCAA.

« J'ai aussi passé un été ici à Ottawa », rappelle Barden, 24 ans, qui avait évolué pour le Fury dans la PDL en 2013.

Un de ses coéquipiers à l'époque ? Carl Haworth, devenu un joueur-clé au sein de l'organisation.

La paire est réunie.

Quant à Seoane, 27 ans, il a droit aussi à des retrouvailles dans la capitale. Il avait évolué sous les ordres de l'entraîneur-chef Paul Dalglish en 2013 dans la PDL chez l'Aztex d'Austin.

Cela a pesé dans sa décision de se joindre au Fury. « Je voulais aussi changer de ligue et de style de jeu », indique-t-il.

Jusqu'ici, ça va bien pour lui.

Sito Seoane a noirci la feuille de pointage à quelques reprises en matches hors-concours. À moins d'une surprise, il devrait faire partie du onze partant.

Quant à son ami Barden, il est impliqué dans une bataille pour obtenir du temps de jeu régulier. « Nous allons former une équipe talentueuse et très forte », dit-il.

« Surtout, nous serons intenses sur le jeu », ajoute Seoane.

Le mot de la fin revient à Jonathan Barden. Il faisait moins 15 degrés Celsius lundi à l'extérieur pendant que ses coéquipiers et lui s'entraînaient dans le dôme du centre R.A.

« Moi qui pensait m'être débarrassé du froid en partant de l'Islande... C'est tout le contraire. Je n'ose même plus sortir dehors. J'ai hâte à l'arrivée de l'été, de pouvoir nous entraîner à l'extérieur et de visiter quelques terrasses ! »




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