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Attention au grand mensonge

Marc Dos Santos effectuera un retour en NASL... (Archives, LeDroit)

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Marc Dos Santos effectuera un retour en NASL en 2017, avec le mandat de construire une équipe à San Francisco.

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En 2015, il a conduit le Fury d'Ottawa en finale de la NASL. En 2016, il a amené les Rangers de Swope Park en finale de la USL.

L'entraîneur-chef Marc Dos Santos est bien placé pour mesurer l'ampleur du changement apporté par le Fury d'Ottawa, qui a choisi d'adhérer à la USL après seulement trois saisons dans la NASL. Reconnu pour son franc-parler, l'entraîneur montréalais est catégorique.

« J'entends les conversations qui suggèrent que la USL est devenue une ligue de deuxième division. C'est le plus grand mensonge. C'est absolument ridicule. Nous venons de recevoir une claque au visage (5-1) contre le Red Bull de New York en finale de la USL et je peux vous garantir que le Cosmos de New York (NASL) lui est largement supérieur. J'ai fait les finales des deux ligues dans les 12 derniers mois. L'équipe finaliste que nous avions l'an dernier à Ottawa aurait battu le Red Bull de New York cette année », a raconté Dos Santos mercredi, depuis sa résidence de Montréal.

Et vlan !

Bon, Marc Dos Santos ne peut pas mordre la main qui va le nourrir. Il retournera dans la NASL en 2017 alors qu'il a obtenu le mandat de construire une équipe à partir de rien à San Francisco. N'empêche, il tient à mettre les cartes sur table.

« La USL, pour sa structure, sa compétition qui vient avec son grand nombre d'équipes, ses deux conférences de l'ouest et de l'est, c'est vraiment très bien. Pour la qualité des joueurs, leur maturité et leur expérience, c'est en NASL que ça se passe. Oui, il y a de très bonnes équipes en USL qui peuvent rivaliser avec celles de la NASL, mais après, il y a beaucoup d'équipes B de la MLS constituées de jeunes joueurs. L'amateur moyen qui va voir deux matches par année ne verra pas la différence, mais les connaisseurs vont la remarquer. »

Il n'y a pas que le niveau de jeu qui serait différent. La disparité entre les stades aussi.

« À Sacramento, nous avons joué dans un nouveau stade incroyable. La semaine suivante, on jouait sur un terrain artificiel d'école secondaire qui ressemblait à un tapis avec des lignes de football dessus... »

Malgré tout, Marc Dos Santos comprend le Fury de vouloir assurer sa survie à long terme en se joignant un circuit où ses dépenses seront moindres, mais il signale que ce transfert va venir avec de la pression. « Si le Fury décide de garder la même masse salariale, il sera en grande position pour gagner un championnat. Il n'a pas le choix de gagner ! »

Il faudrait une fusion

Dans un monde idéal, Dos Santos verrait une fusion entre la NASL et la USL afin de former un grand circuit nord-américain.

« Il faudrait que les deux ligues s'entendent. Tristement, en Amérique du Nord, plusieurs propriétaires achètent des clubs pour faire de l'argent alors que c'est presque impossible en ce moment. La NASL va souffrir à court terme pour se restructurer, mais nous avons des propriétaires passionnés qui vont relancer le circuit. De mon côté, je n'ai aucun problème à faire du recrutement même si la ligue doit tomber à huit ou neuf clubs l'an prochain. Au bout du compte, les joueurs se balancent de la ligue dans laquelle ils vont jouer. Ils veulent connaître leurs salaires et savoir s'ils vont jouer dans un bon environnement. »

Entraîneur apprécié à Ottawa pendant deux ans, Dos Santos sera-t-il tenté de piger dans le talent qui lui a permis d'atteindre la finale de la NASL en 2015 ? « Ça se peut très bien », termine-t-il.

Les joueurs devront faire des choix

À tort ou à raison, le Fury d'Ottawa répète que la United Soccer League (USL) représente l'avenir du soccer en Amérique du Nord.

Le club justifie ainsi sa décision de quitter la North American Soccer League (NASL) au profit du circuit professionnel au plus fort taux de croissance sur le globe. L'entraîneur-chef, Paul Dalglish, assure que ce changement sera salutaire pour la prospérité du club. «C'est une nouvelle fantastique. La Major League Soccer (MLS) a été septième dans le monde cette année au chapitre de ses assistances et cette ligue est partenaire avec la USL. D'ici peu, la USL pourrait devenir la meilleure ligue de deuxième division au monde», clame-t-il.

La USL ambitionne de devenir une ligue de deuxième division comme la NASL. Or, elle est plutôt inscrite en troisième division pour l'instant. Bien que l'annonce du transfert en USL semble avoir été bien reçue par les joueurs, aucun joueur vedette n'a osé annoncer publiquement son retour en 2017. Eddie Edward, un bon joueur local en fin de carrière, a bien affirmé qu'il serait de retour à Ottawa, peu importe la ligue. Carl Haworth, le meilleur franc tireur du club cette saison, en aurait fait de même auprès de ses coéquipiers, mais il n'a pas été aussi loin devant les médias au lendemain de la grosse nouvelle.

«Pour moi, la ligue dans laquelle j'évoluerai la saison prochaine ne fait pas de différence. Nous sommes en Amérique du Nord et les gens vont regarder les matches, que ça soit dans la NASL ou dans la USL. Comme la USL est associée à la MLS, nous aurons sûrement plus de visibilité auprès des grosses équipes. Peu importe la ligue, je vais me concentrer sur mon jeu. J'aime jouer à Ottawa. Je ne pourrais pas demander de meilleures installations pour jouer au soccer.»

Devoirs pour l'hiver

Le gardien étoile Romuald Peiser, lui, n'avait pas vraiment eu le temps de penser à son avenir même si son contrat expire en 2017. «Je ne connais pas la USL et je ne passerai pas mes journées au téléphone pour aller chercher des avis sur cette ligue. J'aurai tout l'hiver pour faire ça. Je voudrai voir leurs matches, me renseigner et avoir une vue globale avant de m'engager. Pour l'instant, j'ai eu une conversation rassurante avec l'entraîneur, mais je veux me concentrer sur le dernier match qu'il nous reste à disputer.»

Ancien de l'Impact de Montréal, le Gatinois Maxim Tissot souligne que l'objectif des joueurs professionnels en Amérique devrait toujours être de jouer en MLS et il compte tout faire pour retourner dans cette ligue. Or, il n'écarte pas la possibilité de revenir à Ottawa. «Je ne peux pas fermer la porte à un retour. J'ai beaucoup joué ici cette année. Ça m'a permis de retourner avec l'équipe nationale, mais je dois penser à ma carrière ainsi qu'à ma vie personnelle avant de prendre ma prochaine décision.»

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