Romuald Peiser réfléchit

Romuald Peiser a mené le Fury à la... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Romuald Peiser a mené le Fury à la grande finale du Soccer Bowl l'été dernier.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Romuald Peiser vit-il ses dernières semaines dans l'uniforme du Fury d'Ottawa?

Le gardien français est le chef de file incontesté du Onze Ottavien depuis son arrivée, à l'été 2014. Il est le coeur et l'âme de l'équipe.

Il est quand même âgé de 37 ans. «Je suis rendu à l'étape de ma carrière où on prend les choses une année à la fois», dit-il.

L'été dernier, au sein d'un club de pointe, il pétait le feu. Après avoir mené le Fury à la grande finale du Soccer Bowl, il est reparti chez lui avec le gant doré, remis annuellement au gardien par excellence de la North American Soccer League (NASL).

Un an plus tard, avec une formation qui a piqué du nez pour s'écraser dans la cave du classement, on sent que son enthousiasme n'est plus aussi élevé.

Ce qui nous a poussés à lui poser directement la question, récemment. Envisage-t-il de disputer une quatrième campagne au Canada? Pourrait-il fêter avec tout le monde le 150e anniversaire de la Confédération en 2017?

«C'est possible», a-t-il répondu timidement.

Il n'y a pas si longtemps, Peiser rêvait de s'établir à long terme en Amérique du Nord. Il voyait une belle opportunité de contribuer à faire grandir son sport favori.

«Ça, c'était l'idée de l'année dernière. C'est pour ça que j'ai choisi de prolonger mon contrat ici.»

Les plans ont-ils changé?

«On ne sait jamais. Dans le football, il y a des trucs qui vont très vite. Donc, on verra en fin de saison.»

On ne pourra toutefois pas reprocher à Peiser d'avoir abdiqué.

Il a signé deux jeux blancs à ses trois dernières parties.

Samedi, il tentera de prolonger la séquence sans défaite de son équipe. Le Fury accueillera le Minnesota United FC à la Place TD.

La dernière défaite remonte au 20 août. Depuis, le club a signé une victoire et fait match nul à cinq occasions.

«Nous avons été bons, mais être bons, ce n'est pas satisfaisant, a fait savoir l'entraîneur-chef Paul Dalglish par voie de communiqué. Nous voulons continuellement nous améliorer. Nous voulons que le Minnesota affronte un Fury encore meilleur, ce samedi.»

Le gardien Peiser s'est retrouvé au tableau d'honneur de la NASL à deux occasions dans les dernières semaines de l'été. On l'a élu au sein de l'équipe d'étoiles hebdomadaire et il fut l'auteur du jeu le plus spectaculaire de la semaine.

«Si ça me fait plaisir? Oui et non. À la fin de la saison, ce que les gens vont retenir, c'est notre classement. Si t'as fait l'équipe de la semaine, le jeu de la semaine, il n'y a pas trop de monde qui va s'en rappeler. Moi, si je pouvais choisir, je préférerais qu'on termine deux ou trois rangs plus hauts», lance-t-il.

C'est une grosse commande. Le club qui devance Ottawa, les Rowdies de Tampa Bay, détient une avance de six points au classement combiné.

Pour effectuer une remontée tardive, il faudrait que le Fury se mette à gagner. Immédiatement.

Le Fury participe ce week-end au «Blitz contre la faim de Purolator». On demande aux fans qui se rendront au stade d'apporter des denrées non périssables. Ces dernières seront remises à la Banque alimentaire d'Ottawa.

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