Un bon point pour la confiance

L'entraîneur-chef du Fury d'Ottawa, Paul Dalglish, estime que... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'entraîneur-chef du Fury d'Ottawa, Paul Dalglish, estime que le potentiel de Danny Mwanga est «immense». Le joueur originaire du Zaïre était un des meilleurs espoirs du soccer nord-américain il y a quelques années, en MLS.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Un élément important dont nous avons peu parlé, la fin de semaine dernière. Dans le revers encaissé par le Fury d'Ottawa sous une pluie battante à la Place TD, le jeune attaquant Danny Mwanga a inscrit son premier point. Une passe payante.

Ce n'est pas quelque chose de majeur, mais il faut bien commencer quelque part.

De tous les joueurs acquis par le club durant la récente période de transferts, Mwanga est probablement celui qui présente le profil le plus intéressant.

Il n'y a pas si longtemps, en 2010, il était considéré comme un des plus beaux espoirs du soccer nord-américain. Il avait même été le tout premier joueur sélectionné lors du SuperDraft de la MLS.

Il n'a pas été simple pour lui de faire sa place. Dans les cinq années qui ont suivi, il a porté les couleurs de quatre clubs différents en première division.

Il parvient mal à s'expliquer tout ça. « J'ai pas tellement de réponses à ça. J'ai eu quelques blessures, par-ci par-là, qui m'ont ralenti un peu. À part ça... C'est comme ça. C'est le foot. Ça arrive. Tu te déplaces. Tu continues à travailler dur, à évoluer », commente-t-il dans un français d'une grande qualité.

Mwanga réchauffait le banc en NASL, chez les Rowdies de Tampa Bay, quand l'entraîneur-chef et directeur général du Fury, Paul Dalglish, a décidé de lui tendre une perche. Il a réussi à obtenir ses services jusqu'à la fin de la saison dans un prêt de courte durée.

« Son potentiel est immense, maintient-il. Puisqu'il n'a pratiquement pas joué cette saison, nous devrons être patients avec lui. Nous devons l'aider à regagner sa confiance.

Pour retrouver la confiance, il n'y a rien de mieux que d'inscrire quelques points. »

En principe, Mwanga devrait être assez mature, assez fort pour surmonter une petite crise de confiance professionnelle.

« Changer de club, c'est difficile. Mais quand je regarde d'où je viens, tout ce que j'ai été capable de surpasser, j'ai confiance en moi-même. Si j'ai ma chance, je serai capable de le faire », assure-t-il.

Il ne veut pas trop s'étendre sur les incidents sombres qui ont marqué les premières années de sa vie. Il parle bien français parce qu'il est né dans un pays francophone d'Afrique, le Zaïre. Dans des conflits armés, il a perdu son père. Avec sa mère et ses soeurs, il a été contraint de quitter. Il s'est réfugié dans le nord-ouest des États-Unis, à Portland, en Oregon.

« On a passé des moments difficiles, mais ces moments ont permis à la famille d'être réunie, d'être soudée. Maintenant, même si on est éloignés, on est toujours ensemble. Pendant ces moments difficiles, tu n'as personne d'autre que ta famille. Nous sommes tellement soudés. Dieu a accordé sa grâce. Aujourd'hui, c'est le passé. »

Mwanga passe un coup de fil à sa mère avant chaque match. Ensemble, ils font une prière.

Fury contre Strikers

Il devrait donc la contacter, samedi après-midi, alors qu'il sera à Fort Lauderdale avec ses coéquipiers du Fury.

Le club de la capitale a ses bêtes noires, les Strikers. Ils n'ont pas souvent réussi à les vaincre depuis leur entrée dans la North American Soccer League.

« C'est une formation à deux visages. Parfois, ils jouent de façon très conservatrice. Ils protègent la maison. C'est comme ça qu'ils ont réussi à nous battre la dernière fois. Souvent, à la maison, ils deviennent plus agressifs. Ils ouvrent le jeu davantage. Il faudra se préparer à faire face aux deux scénarios. »

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