Messi se ravise, pour l'amour de son pays

L'Argentin Lionel Messi.... (AFP, Alfredo Estrella)

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L'Argentin Lionel Messi.

AFP, Alfredo Estrella

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Agence France-Presse

Le mélodrame est terminé. Lionel Messi avait annoncé sa retraite internationale, mais il a fait marche arrière et poursuivra l'aventure avec l'Argentine avec en point de mire le Mondial-2018 en Russie, un des rares titres manquant à son palmarès.

«Beaucoup de choses ont traversé mon esprit le soir de la finale et j'ai sérieusement envisagé de partir, mais mon amour pour mon pays et ce maillot sont trop forts», a déclaré Messi dans un communiqué.

Le 26 juin, l'Argentine a perdu la finale de la Copa América contre le Chili aux tirs au buts, et Messi a raté le sien. Deux heures après la fin du match, dans les couloirs du stade East Rutherford, dans la banlieue de New York, Messi avait lâché une bombe.

«La sélection, c'est fini pour moi, c'est la quatrième finale que je perds, la troisième de suite», avait dit le joueur de 29 ans, désabusé.

Il avait pourtant marqué cinq buts lors de cette Copa America, ce qui lui a permis de devenir le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe d'Argentine avec un total de 55 réalisations en 112 sélections, soit une de plus que Gabriel Batistuta.

Maradona et Macri

Messi a tout gagné avec Barcelone, battant record sur record, mais avec la sélection, presque rien. A part la médaille d'or aux JO en 2008, il collectionne les finales perdues: celle du Mondial-2014 contre l'Allemagne et trois en Copa América (2007, 2015 et 2016).

La légende du football argentin, Diego Maradona, et le président de la République Mauricio Macri l'ont appelé à revenir sur sa décision. Au lendemain de l'annonce, «Messi reviens» figurait sur les panneaux informatifs des autoroutes ou du métro de Buenos Aires.

L'annonce de la retraite était-elle une manière de se faire désirer? En tout cas, elle lui a permis d'éviter une avalanche de critiques, comme celles qui s'étaient abattu sur lui un an plus tôt, après la défaite en finale de la Copa América 2015, déjà face au Chili.

Malgré les trois finales perdues en l'espace de deux ans, l'Argentine figure comme la première nation mondiale, devant la Belgique, la Colombie et l'Allemagne championne du monde, au classement Fifa.

Bauza, mission réussie

Nommé la semaine dernière, le nouveau sélectionneur s'est fixé comme premier objectif de ramener Messi en sélection. Il a pris un avion pour Barcelone afin de le rencontrer, jeudi, et de le faire changer d'avis. Mission accomplie.

Messi a encore laissé planer le suspense pendant 24 heures.

Signal que la réponse à Bauza était un «oui» à la sélection, le père de Lionel Messi a anticipé l'officialisation en affichant sur son compte Instagram le maillot bleu ciel et blanc frappé du numéro 10, dissipant les derniers doutes.

Si Bauza n'a jamais envisagé une sélection sans Messi, des rumeurs disaient avant l'annonce de la liste que Sergio Aguero, l'attaquant de Manchester City, ne fait pas partie des plans de l'ancien entraîneur de Sao Paulo et San Lorenzo.

Sergio Aguero, compagnon de chambrée de Lionel Messi depuis les sélections de jeunes, figure finalement dans la liste.

Bauza a succédé à Gerardo Martino, coupable d'avoir perdu deux finales de Copa América de suite contre le Chili, voisin et rival.

Bauza, 58 ans, ne cache pas son ambition de soulever, avec Messi, la Coupe du monde en Russie, dans deux ans. L'Argentine, championne du monde en 1978 et 1986, court après un titre depuis la Copa América 1993. Avec Messi, Agüero, Higuain, Mascherano, elle a de sérieux arguments.

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