Le Fury protège bien son gardien

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Le gardien du Fury, Romuald Peiser, a de nouveau été choisi dans l'équipe d'étoiles de la semaine de la NASL, mercredi.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Romuald Peiser n'a pas été très occupé récemment devant le filet du Fury d'Ottawa, et il ne s'en plaint vraiment pas même si ça risque de changer samedi quand son équipe va rendre visite au club de tête dans la NASL, le Eleven d'Indianapolis.

Le gardien français a été choisi dans l'équipe d'étoiles de la semaine du circuit mercredi alors qu'il a obtenu ses deuxième et troisième jeux blancs consécutifs dans les gains par le même pointage de 2-0 contre la Caroline et Tampa Bay, portant sa séquence sans allouer de but à 278 minutes.

Mais comme le faisait remarquer son entraîneur Paul Dalglish, il n'a eu qu'à effectuer cinq arrêts dans ces rencontres.

«Nos récents succès ont été une affaire d'équipe, il sera le premier à vous le dire. Il n'a rien eu à faire, vraiment, dans nos trois victoires. On compte les arrêts qu'il a eu à faire sur une seule main dans ces trois matches. Mais il demeure un excellent leader qui organise les choses devant lui pour avoir une soirée aussi facile que possible. Pour Romuald, la prévention est encore meilleure que trouver une cure à une maladie», a imagé Dalglish après le dernier entraînement de son club à la Place TD jeudi, avant son départ pour Indianapolis vendredi.

Depuis le début de la saison automnale, le Fury a considérablement resserré son jeu en défensive, alors qu'il a marqué sept buts et n'en a alloué que quatre en six parties (fiche de 3-0-3), ce qui concorde avec un changement à son alignement, Dalglish faisant appel à trois défenseurs (3-5-2) plutôt que quatre auparavant.

«C'est plus facile de gagner quand tu ne prends pas de but. On a enfin compris que c'est bien beau d'attaquer et de marquer un but, mais si tu en prends deux ou trois à chaque fois, tu ne vas pas aller très loin. On est un peu plus solide derrière et on a réalisé que si on se défendait bien, on a le potentiel pour marquer à chaque match. On a trouvé un meilleur équilibre», analyse Peiser, le gardien par excellence de la NASL l'an dernier quand il a collé six jeux blancs consécutifs et établi le record de la ligue avec 648 minutes sans laisser passer un ballon.

Comme son patron, Peiser espère que cette tendance va se maintenir lors des prochaines semaines, mais particulièrement lors du match de samedi contre Indianapolis, club qui a terminé au premier rang de la saison printanière et qui trône toujours à la même place pour la saison automnale.

Le Eleven (8-7-2 au total, 4-1-2 en saison automnale) est invaincu à ses 11 derniers matches à domicile (en remontant à l'an dernier), incluant un gain de 5-2 contre Jacksonville mercredi qui était un troisième match local où il comptait quatre buts ou plus. Leur meilleur compteur, Eamon Zayed, a marqué 10 de ses 11 buts cette saison au Carroll Stadium.

«C'est un club qui bombarde la zone payante», souligne Dalglish.

«Ils sont les favoris, ils sont premiers et on est loin derrière. Mais je pense que si on met tous le couteau entre les dents, on peut l'emporter. Il y a des matches clés dans une saison, les trois (dernières) victoires ont été importantes, mais si on veut vraiment faire plus que le milieu du classement, il faut qu'on enchaîne avec pas mal de victoires», pense Peiser, qui a loué l'arrivée de sang neuf dans le club, incluant celle de l'Aylmerois Maxim Tissot, récupéré quand l'Impact de Montréal l'a remercié.

Alors que son équipe occupe le sixième rang de la saison automnale, et le neuvième du classement général, Romuald Peiser pense qu'une participation aux séries est encore possible. «Le coach s'est adapté aux joueurs qui sont là maintenant... Des excuses, tu peux toujours en trouver. Moi, je trouve qu'il n'y en a pas. C'est la troisième saison du Fury, il y a des choix qui ont été faits et il faut les assumer. La saison est encore longue, on est juste au milieu. Si on arrive à bien terminer, je pense qu'on peut "accrocher" les playoffs», affirme-t-il avec confiance.

Lors de sa première visite à Indianapolis, le 9 avril dernier, le Fury et le Eleven s'étaient livré un verdict nul de 1-1.

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