C'est confirmé entre Tissot et le Fury

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«Tout ce qui compte, pour moi, c'est de jouer. J'ai de bonnes chances d'avoir de bonnes minutes ici (à Ottawa)», explique Maxim Tissot.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Maxim Tissot a bel et bien signé son contrat. Il a vécu son premier entraînement avec le Fury d'Ottawa, vendredi matin, à la Place TD. Il devrait maintenant faire ses débuts en situation de match à Edmonton dimanche. On pense même qu'il pourrait être inséré, tout de go, dans le XI partant.

Le latéral aylmerois est bien décidé à compléter la saison dans la North American Soccer League.

Il fait lentement son deuil de l'Impact de Montréal, le club qui vient de le larguer après une association de sept années.

«Si je suis surpris d'avoir été libéré? Non. C'est justement ça, le problème», déclare-t-il calmement.

«Je m'en doutais un peu. Tu as tout le temps des feelings en tant que joueur. Ce feeling-là, je l'avais depuis un bout de temps. J'en avais parlé à mes proches, à mes amis...»

S'il est capable d'analyser la situation froidement, il conserve possiblement une pointe d'amertume. «Je n'ai jamais été l'homme de confiance là-bas, que ce soit comme milieu ou comme défenseur.»

À Ottawa, il ne risque pas d'avoir ce problème.

Il est bien au fait des problèmes du Fury. Le petit budget du club et l'accumulation de blessures ont donné de gros maux de tête à l'entraîneur Paul Dalglish depuis le début de la saison. Contraint à travailler avec des effectifs réduits tout au long de la saison, il est bien content de compter sur un peu de sang neuf.

«Nous allons utiliser Maxim du côté gauche. Il a suffisamment d'énergie pour courir d'un bout à l'autre du terrain. Il est assez habile avec son pied gauche pour envoyer des ballons de qualité dans la boîte. En ce sens, il est pratiquement le joueur parfait pour notre système de jeu.»

À court terme ou à long terme?

Lorsque Dalglish a établi un contact avec l'agent de Tissot, au début du mois, la réception a tout de suite été positive. La possibilité de jouer si près de la maison a tout de suite plu à l'athlète.

L'entraîneur ne fait pas de plans à long terme. Il ne s'attend pas à ce que l'association soit durable.

«Maxim est un joueur de calibre de la MLS. Il n'a pas réussi à trouver du boulot dans cette ligue immédiatement parce que ce n'est pas évident. Nous sommes à la mi-saison et les clubs doivent respecter le plafond salarial. Durant la saison printanière, nous avons pu miser sur Marcel De Jong. Nous avons maintenant Maxim. Les deux sont des joueurs de grande qualité, possiblement trop bons pour évoluer à notre niveau. Il faut profiter de leurs courts passages chez nous.»

Tissot n'a même pas commencé à penser à cela. Il en a déjà plein la tête avec le premier déménagement de sa carrière de sportif. Avec tous les changements que cela peut apporter.

Pour l'instant, il compte habiter chez papa et maman. «Mais je ne sais pas s'ils seront capables de m'endurer pendant tous ces mois-là», dit-il avec bonne humeur.

Le capitaine du Fury, Julian de Guzman, est un ami. Il est aussi un coéquipier dans le programme de l'équipe nationale canadienne. «On a échangé des messages quelques fois durant les dernières semaines. Il n'a que de bonnes choses à me dire sur Ottawa.»

«Je suis encore jeune. J'ai 24 ans. Tout ce qui compte, pour moi, c'est de jouer. J'ai de bonnes chances d'avoir de bonnes minutes ici.»

On remarquera une seule constante. Avec le Fury, Tissot continuera de porter le numéro 51. Il a porté le même dossard durant ses années en bleu, blanc et noir.

Peiser secoué par le carnage de Nice

Le gardien du Fury, Romuald Peiser... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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Le gardien du Fury, Romuald Peiser

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Quand il a su pour Nice, Romuald Peiser a tout de suite fait un appel outre-mer. Il voulait s'assurer que ses proches qui vivent sur la Côte d'Azur étaient en sécurité. «J'ai une tante et une cousine qui habitent juste à côté de Nice», dit-il.

Elles sont en sécurité.

«Heureusement, comme elles habitent là toute l'année, durant la période d'été, elles évitent d'aller dans les endroits touristiques.»

Le gardien du Fury a quand même du mal à digérer ce nouvel attentat qui vient de frapper au coeur de son pays. «Tout le monde a envie de vivre dans un monde en paix. Je suis allé en France, cet été. Pour la première fois, j'ai eu peur que quelque chose arrive. Les gens qui sont là-bas vivent leurs vies, mais ils savent que ça peut arriver à n'importe quel moment. Quand ils prennent le train, quand ils prennent l'avions, quand ils vont dans des événements publics...»

«C'est triste d'en arriver là. C'est quasiment toutes les semaines, maintenant. Voilà. L'Europe est devenue dangereuse. On le voit. Ça frappe partout.»

«Apparemment, il y a beaucoup d'enfants qui ont été tués à Nice. C'est de la barbarie.»

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