Eddie des Eddies devient Eddie du Fury

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Aux yeux d'Eddie Edward, «ça fait toute la différence au monde» de rentrer à Ottawa.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Avec son nom, il était prédestiné à jouer professionnellement chez le FC Edmonton.

Cette équipe de la NASL, que tout le monde surnomme les « Eddies », a été l'équipe d'Eddie Edward pendant trois saisons et demie. Comme il est natif d'Ottawa, le défenseur de 27 ans était aussi voué à jouer chez lui avant la fin de sa carrière. C'est ce qui s'est produit quand les « Eddies » ont accepté d'exaucer son souhait de se rapprocher de la maison aux termes de la saison printanière.

Membre du Fury dans la Premier Development League (PDL) quand il avait 20 ans, Edward a surveillé de près la rentrée du Fury dans la NASL. « Pendant mes années à Edmonton, je regardais la majorité de leurs matches en ligne. Je les encourageais dans mon salon. Quand je ne pouvais pas voir les matches, je consultais tous leurs sommaires. Les seuls moments où je ne prenais pas pour eux, c'était quand on jouait contre eux ! J'étais même ici pendant la demi-finale l'an dernier quand ils ont gagné contre le Minnesota United. »

Aujourd'hui, Giovanni Edson Edward - son vrai nom - ne pourrait pas être plus heureux que de devenir le premier joueur natif de la région à s'aligner dans le 11 partant du Fury.

« Oh mon dieu ! Je discutais avec un de mes anciens coéquipiers à Edmonton cette semaine. Ça fait toute la différence au monde d'être de retour chez nous. J'étais heureux à Edmonton, mais comme je suis près de tous ceux que j'aime pour pratiquer le sport qui me passionne, c'est comme si l'entraînement n'était même plus un travail. »

Originaire du quartier Barrhaven, « Eddie » a commencé à s'imposer avec l'équipe de South Nepean avant de devenir un joueur étoile à l'Université de Graceland aux États-Unis. Après son stage universitaire, il a joué dans la PDL avec le Fury, mais aussi avec Des Moines et Kansas City avant de passer deux saisons dans la MLS avec le FC Dallas.

« Deux des plus belles années de ma carrière. On s'est rendu en finale de la coupe de la MLS. C'était ma première année chez les professionnels. J'étais trop jeune pour réaliser que cette équipe était tissée serrée. Je ne savais pas comment ça se passait dans un vestiaire professionnel. Aujourd'hui, je m'aperçois que cette première année était spéciale. Tout le monde s'amusait sur le terrain, mais surtout à l'extérieur du terrain. Curieusement, mes meilleurs souvenirs sont reliés aux moments vécus à l'extérieur du terrain. »

Fiancé avec une fille d'Ottawa, Eddie Edward ne rêve plus à la MLS aujourd'hui. Il évolue en NASL depuis 2012 et c'est dans l'uniforme du Fury qu'il voudrait prendre sa retraite.

« Le moment était venu pour moi de revenir à Ottawa. J'en ai parlé avec la direction des Eddies. Ils ont été réceptifs en acceptant de faciliter mon transfert. J'ai eu une belle carrière. Je n'ai aucun regret. Je sens l'engouement pour le soccer monter ici. Les foules sont en progression. L'ambiance est incroyable à la Place TD. C'est ici que je veux terminer ma carrière. Je veux gagner le championnat que la Ville d'Ottawa mérite. »

Blessé

Blessé à un genou dans le dernier match à New York, Edward pourrait toutefois rater sa rentrée dimanche contre le Rayo d'Oklahoma City, mais quand il sera dans l'alignement, les partisans du Fury verront un défenseur de premier plan sur le terrain. « J'amène de l'expérience et du jeu robuste en défensive. Et enfin, ma famille n'aura plus à subir les railleries des partisans quand ils porteront mon chandail aux matches », de conclure l'athlète de six pieds.

Le carton de l'incompréhension

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 Romuald Peiser

Patrick Woodbury, LeDroit

Cinq jours après avoir pris son premier carton rouge en 10 ans, Romuald Peiser ne comprend toujours pas pourquoi il a été puni aussi sévèrement.

Le Fury d'Ottawa a été privé de son gardien numéro un dès la troisième minute de jeu samedi dernier dans un revers de 2-1 à New York. Le Français s'était aventuré loin devant son filet pour se rendre à un ballon, mais dans sa glissade pour le récupérer, un attaquant du Cosmos a culbuté par-dessus lui.

Romuald Peiser jure qu'il n'a pas touché l'attaquant Lucky Mkosana sur le tacle. « Si je le touche, il ne rejoue pas dans ce match », prétend le gardien. Sur le coup, l'arbitre n'a rien signalé, mais en consultant le juge de touche, il a fini par sortir un carton rouge de sa poche. Le Fury a dû se défendre à 10 joueurs contre 11 pendant près de 90 minutes et il sera aussi privé de Peiser dimanche à la Place TD contre Oklahoma City. Un match de suspension accompagne un carton rouge.

Lucky Mkosana a donc poursuivi la rencontre. Il a même marqué un but à la fin de la première demie. Peiser dit « éprouver du chagrin » face à l'incident qui s'est produit très tôt dans le match.

« Ç'a tué notre match. J'étais le premier sur le ballon. Je ne lui ai pas touché. Habituellement, l'arbitre va aller consulter le joueur pour savoir s'il peut continuer à jouer. En France, quand c'est le cas, on brandit un carton jaune. S'il ne peut pas, c'est un rouge. »

Mais Peiser n'est plus en France et l'officiel n'a pas consulté le joueur « blessé ». « Il a consulté le juge de touche parce qu'il n'a rien vu. Il l'a affirmé à notre capitaine Julian De Guzman. Lucky n'a pas été blessé. Moi si. Il a pilé sur ma cuisse dans sa chute. Je ne le blâme pas. C'est un professionnel et il a bien joué le jeu, mais l'arbitre a cédé à la pression des joueurs du Cosmos. Il n'a pas su garder ses nerfs. »

Peiser aimerait qu'on l'aide à éviter une autre faute pareille. « Je vois ce genre de tacle contre nous à presque tous les matches. Si mon geste devient le critère pour tout le monde, tant mieux. À mon avis, ça demeure une erreur d'arbitrage. Je serais même curieux de savoir combien de cartons rouges ont été décernés aux adversaires du Cosmos. »

Vérification faite, 13 cartons rouges ont été décernés dans la NASL cette saison. Cinq des 13 cartons ont été octroyés contre des adversaires du Cosmos... Quatre de ceux-ci ont été attribués au stade Shuart, le domicile du Cosmos. New York n'a jamais reçu de carton rouge jusqu'à ce jour.

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