Le Fury tentera de réaliser l'impossible à Vancouver

En marquant un but en début de match,... (Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne)

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En marquant un but en début de match, le Fury forcerait les Whitecaps de Vancouver à inscrire quatre buts pour espérer passer en finale du Championnat canadien Amway.

Sean Kilpatrick, La Presse Canadienne

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Jamais une équipe de la NASL n'a atteint la finale du Championnat canadien Amway.

Fort d'une avance de 2-0 avant d'amorcer le second match de la demi-finale présentée à Vancouver mercredi soir, le Fury d'Ottawa sera en position de réaliser l'impossible face aux Whitecaps. Le jeu blanc réalisé à la Place TD mercredi dernier vaut son pesant d'or puisque dans ce genre de série aller/retour, les buts comptés à l'étranger ont plus de poids.

Pour remonter la pente et éviter l'élimination, le club de la MLS devra commencer par blanchir les Ottaviens à son tour et marquer au moins deux buts pour amener le deuxième match en prolongation. Le Fury a le beau jeu. S'il devait marquer un but, ça forcerait les Whitecaps à en marquer... quatre! Vous avez bien lu, dans le cas d'une victoire de 3-1 des Vancouvérois, le Fury accéderait à la finale en raison du poids accordé à son but compter à l'étranger.

Contre une formation plus puissante en raison de son talent et de son budget, le Fury a déjà franchi le seuil inespéré de la montagne qu'il tente de gravir. Reste à voir s'il pourra arriver au sommet.

«Ça va être un match excitant pour nous. Nous avons prouvé que nous pouvions tenir tête à un club de la MLS. À Vancouver, l'histoire sera différente. Il faudra se préparer à une bataille de tous les instants pendant 90 minutes. Cette fois, les Whitecaps vont envoyer leur meilleure formation sur le terrain. Ils n'ont pas joué beaucoup récemment et ils n'ont pas de match à l'horaire pendant une dizaine de jours. Ils ne voudront pas perdre contre une équipe d'une division inférieure. Il faudra résister à la tempête des premières minutes», a expliqué le défenseur Lance Rozeboom.

Malgré l'avance de 2-0 de son équipe, l'entraîneur-chef Paul Dalglish répète qu'un club de la NASL ne devrait pas faire partie de la finale canadienne, mais qu'avec du «travail acharné et de la détermination», le Fury pourrait entrer dans l'histoire. «La finale, c'est encore irréaliste, mais ça serait un accomplissement immense pour notre équipe. Toute la pression est sur les Whitecaps. C'est l'équipe de la MLS. Nous avons gagné notre match local. Si nous pouvons marquer un but, ça va nous permettre de respirer.»

Paul Dalglish sait très bien que les Whitecaps montreront un visage différent mercredi. «Dans le premier match, seulement deux joueurs de leurs 11 partants avaient joué des minutes en MLS. Les noms à l'arrière des chandails seront différents cette fois. Nous devrons nous défendre contre ceux qui seront dans la mêlée.»

Coup de pouce appréciable

Les Whitecaps feront appel à leurs vedettes devant leurs partisans à B.C. Place, mais le Fury recevra également un coup de pouce appréciable avec les retours au jeu de leur capitaine Julian de Guzman et de Marcel De Jong. Ils ont raté le premier match parce qu'ils défendaient les couleurs canadiennes dans un match international en Autriche.

«Ce sont deux joueurs de premier niveau qui ont joué dans la MLS. Ils sont des joueurs importants de l'équipe nationale. Ça va faire du bien de les avoir pour un match du championnat canadien», a avancé Dalglish.

Devant son filet, Romuald Peiser voudrait voir ses coéquipiers compter un but, rapidement si possible parce qu'il ne se souvient pas de la dernière fois où il a accordé quatre buts dans un match! «Ça fait longtemps, mais j'aborde ce match avec la mentalité que c'est 0-0. Deux buts, ce n'est pas grand-chose. On l'a vu dans notre match retour contre Edmonton (où notre avance a fondu de 3-0 à 3-2).»

Trop excités pour penser à la fatigue

Un long voyage en avion pour traverser le pays. Un décalage horaire de trois heures à absorber. Un troisième match en huit jours.

Les joueurs du Fury d'Ottawa n'aborderont pas le prochain match le plus important de leur histoire dans les meilleures conditions. Ils ont subi un revers de 2-1 à Fort Lauderdale samedi dernier. Ils doivent aussi se préparer à disputer le dernier match de leur saison printanière dans la NASL samedi alors qu'ils accueilleront le Rayo d'Oklahoma City à la Place TD.

«Peu importe les conditions, comme professionnel, c'est pour ce genre de match que nous jouons. Nous avons la chance d'affronter une des meilleures équipes de la MLS dans un stade rempli de spectateurs. Nous aurons joué trois matches en huit jours. Nous aurons besoin de chaque once d'énergie dans le prochain match. Le moindre relâchement va coûter cher», a indiqué le défenseur Lance Rozeboom.

Pour l'entraîneur-chef Paul Dalglish, la fatigue est une excuse pour les perdants.

«Si tu es un gagnant, tu vas trouver une façon de repousser tes limites. Ça sera difficile, mais nous avons plusieurs joueurs qui ont déjà joué au niveau de la MLS par le passé et ils auront l'occasion de montrer qu'ils peuvent encore jouer à ce niveau.»

Ne parlez surtout pas de fatigue au gardien Romuald Peiser. Il est bien trop excité pour y penser, même à 36 ans.

«En Europe, on jouait souvent aux trois jours. Je trouve ça fantastique. J'adore ça. C'est dans ces situations que je me sens le mieux.»

Le gardien doit aussi se préparer mentalement à l'éventualité d'affronter des tirs de barrage pour la première fois en sept ou huit ans. En cas d'égalité après les 180 premières minutes de la série, il y aura deux périodes de 15 minutes de prolongation. Encore une fois, le but compté à l'étranger aura plus de poids. Par exemple, si Ottawa et Vancouver marquent un but chacun en prolongation, le Fury serait vainqueur. Si c'est encore égal, on passera aux tirs de pénalités.

«Ça ne me dérange pas. J'ai toujours aimé jouer les matches serrés où il y a de la pression. Tu joues et tu t'entraînes pour ces moments-là.»

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