Avant-goût des JO à Ottawa

L'équipe canadienne de soccer féminin affrontera le Brésil... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'équipe canadienne de soccer féminin affrontera le Brésil à Ottawa, mardi soir, un dernier match en sol canadien avant les Jeux olympiques de Rio.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Les gens d'Ottawa sont privilégiés. L'été dernier, la capitale a été le théâtre de neuf matches de la Coupe du monde féminine de la FIFA. Mardi soir à la Place TD, les amateurs de ballon rond pourront assister au dernier match de l'équipe nationale en sol canadien avant les Jeux olympiques de Rio.

Pour l'occasion, les Canadiennes se mesureront à l'équipe hôtesse des prochains Jeux. Samedi, dans le premier match d'une série amicale à Toronto, les Brésiliennes avaient profité de deux buts de la légendaire Marta pour l'emporter 2-0.

Les Canadiennes voudront maintenant venger cet échec pour aborder les Jeux olympiques en confiance. Après le match contre le Brésil, il y aura un dernier match préparatoire en France en juillet. Avant les Jeux de Londres 2012, les Canadiennes étaient classées septièmes au monde, mais elles avaient atteint leur vitesse de croisière au bon moment pour remporter une médaille de bronze.

Quatre ans plus tard, l'équipe dirigée par John Herdman occupe le 10e rang mondial. Elle a terminé sixième au Mondial de la FIFA en 2015. Les Brésiliennes occupent actuellement le huitième rang.

«Les gens ont l'impression que nous formions une équipe extraordinaire en 2012. En réalité, tout était tombé en place au bon moment pour nous. Je pense que nous pouvons faire la même chose cette année. Nous sommes plus dangereuses qu'en 2012. Nous avons une équipe plus jeune, plus dynamique», a expliqué la vedette canadienne Christine Sinclair lors d'une mêlée de presse sur la colline du Parlement lundi avant-midi.

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Les Canadiennes seront peut-être énergisées par leur rencontre avec le premier ministre Justin Trudeau mardi soir. Après la «Trudeaumanie», les filles de l'équipe nationale ont montré beaucoup d'enthousiasme pendant une séance de «selfiemanie» sur la colline du Parlement lundi!

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La striker canadienne a parlé de l'importance «énorme» de cette série contre le Brésil. Parce que les joueuses sont éparpillées un peu partout dans le monde avec leurs clubs professionnels, elles n'ont pas l'occasion d'établir une réelle chimie.

«Ces deux matches contre une des équipes favorites des Jeux représentent la préparation idéale. Il faudra vaincre des équipes comme le Brésil si nous voulons accéder au podium. Nous sommes excitées d'être dans la capitale nationale. C'est seulement mon deuxième ou troisième match en carrière ici. Pour nous, ça sera l'occasion de venger rapidement notre échec de samedi.»

À propos de ce revers, Sinclair croit que son équipe méritait un meilleur sort. «Nous avons créé beaucoup plus de chances qu'elles, mais nous avons commis deux erreurs et elles nous ont punis. Le soccer est un drôle de jeu. À notre match précédent contre le Brésil (au Portugal), nous avions moins bien joué, mais nous avions gagné.»

Sa coéquipière Josée Bélanger, qui tente de participer à ses premiers Jeux olympiques, pense exactement la même chose. «Marta a été surtout été opportuniste. Le Brésil a marqué deux fois sur trois tirs. On est encore en préparation. On perfectionne le système de jeu qu'on veut appliquer. Il y a un roulement de personnel. Tout le monde a l'occasion de jouer dans des matches de gros calibre et c'est important pour progresser.»

Mardi soir, le public aura une autre démonstration de l'éclosion du soccer féminin à l'échelle planétaire. L'écart se rétrécit sans cesse entre les puissances et les pays qui suivent le peloton de tête.

«Huit à 10 équipes qui peuvent espérer gagner l'or à Rio. Il y a huit ans, on savait déjà qui allait monter sur le podium. Il n'y a plus de matches faciles maintenant. La relève est bonne au Canada. On n'a qu'à penser à Ashley Lawrence (20 ans) qui sera le prochain phénomène au Canada», a enchaîné Christine Sinclair, maintenant âgée de 32 ans.

Qui sait? Les Canadiennes seront peut-être énergisées par leur rencontre avec le premier ministre Justin Trudeau mardi soir. Après la «Trudeaumanie», les filles de l'équipe nationale ont montré beaucoup d'enthousiasme pendant une séance de «selfiemanie» sur la colline du Parlement lundi!

Engouement sans précédent

Les Canadiens sont en amour avec leur équipe nationale de soccer féminin.

Déjà plus de 21 000 billets avaient été vendus pour le match de mardi soir à la Place TD. Il s'agira du premier arrêt de l'équipe canadienne à Ottawa depuis une série de deux matches contre le Brésil et le Royaume-Uni en 2003. Samedi à Toronto, plus de 28 000 spectateurs ont assisté au premier match de la série Canada-Brésil. Chiffres à l'appui, le secrétaire général de Soccer Canada Peter Montopoli a fièrement parlé de l'engouement qui entoure l'équipe nationale.

«Nous avons écoulé plus de 90% des billets pour le match à Ottawa. Il en reste moins de 2500 à vendre. Nous sommes en position de présenter un match à guichets fermés. Environ 50 000 personnes auront assisté à nos deux matches contre le Brésil à Toronto et à Ottawa. En comparaison, les Américaines ont accueilli l'équipe nationale du Japon le week-end dernier et 40 000 personnes ont été témoins des deux matches.»

Montopoli a cru bon d'ajouter que les États-Unis et le Japon ont été les équipes finalistes de la dernière Coupe du monde à Vancouver en 2015.

«S'il y a un pays qui appuie son équipe féminine nationale, c'est bien le Canada et nous le faisons mieux que quiconque.»

Le secrétaire général a aussi tenu à rendre hommage aux amateurs de soccer de la capitale nationale.

«Ottawa a été un excellent marché pour nous. Pendant la Coupe du monde de 2015, les matches ont été joués devant 90% de la capacité du stade. Ottawa a affiché le meilleur taux de capacité parmi les six villes hôtesses.»

Lors de la dernière visite de l'équipe canadienne au parc Lansdowne en 2003, les matches contre le Brésil et le Royaume-Uni avaient attiré des foules de 18 000 et 19 000 spectateurs. Pour vous donner une idée de l'intérêt généré par le match Canada-Brésil de mardi, notons que le match historique du championnat canadien entre le Fury d'Ottawa et les Whitecaps de Vancouver a été suivi par 9000 spectateurs mercredi dernier.

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