David attend Goliath à la Place TD

Le gardien du Fury d'Ottawa, Romuald Peiser, croit... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Le gardien du Fury d'Ottawa, Romuald Peiser, croit que peu importe le résultat du match historique de mercredi soir à la Place TD, la formation a assurément fait d'énormes progrès depuis deux ans.

Etienne Ranger, LeDroit

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Il s'agira d'un des matches les plus importants de sa jeune histoire. Pourtant, le Fury d'Ottawa n'aura rien à perdre contre les Whitecaps de Vancouver mercredi soir à la Place TD.

En parvenant à se défaire du FC Edmonton pour la première fois en trois ans dans les quarts de finale du Championnat canadien Amway, l'équipe de la NASL s'apprête à vivre une autre première: se frotter à une équipe de la Major League Soccer (MLS), le meilleur circuit en Amérique du Nord.

Le gagnant de cette série de deux matches passera ensuite en finale du championnat national contre le vainqueur de l'Impact de Montréal et du FC Toronto.

Pour le gardien étoile Romuald Peiser, ce match contre les Whitecaps permettra au Fury de franchir une nouvelle étape. «La saison dernière, nous avons participé aux séries pour la première fois. Cette année, on goûte à un match contre la MLS. Le club progresse. Nous sommes fiers de cela.»

«Ligue mineure» contre «ligue majeure»

Les Whitecaps ont remporté le championnat canadien en 2015. Ils occupent le quatrième rang parmi les 20 équipes de la MLS au classement général cette année. À lui seul, le milieu de terrain Pedro Morales commande un salaire (1,32 million $US) supérieur à toute l'équipe du Fury.

Paul Dalglish, l'entraîneur-chef des Ottaviens, ne s'est pas caché dans son point de presse d'avant-match mardi.

«C'est l'histoire de David contre Goliath. Nous sommes une équipe des ligues mineures qui affrontera une équipe des ligues majeures. Nous n'aurons jamais vu de meilleure équipe cette saison. C'est de la pure stupidité d'aller au front contre un adversaire aussi puissant, mais nous allons être respectueux des Whitecaps sans en avoir peur. Ce que je souhaite, c'est que les gens d'Ottawa soient fiers de leur club. Je ne veux pas m'inquiéter du résultat. Je veux que nous donnions un effort de 100% pour nos partisans.»

Après tout, tout est possible. Il se passe souvent des choses étranges au soccer. Paul Dalglish peut en témoigner.

«Le soccer est un sport à bas pointage. Si nous marquons le premier but, ils devront attaquer davantage et nous sommes bons en contre-attaque. Les négligés ont gagné plusieurs matches importants dans l'histoire du soccer. Tout le monde peut vaincre tout le monde. C'est plus difficile à faire dans une série de deux matches, mais devant nos partisans, nous avons des chances.»

Des blessés des deux côtés, sauf que...

Malheureusement, le Fury se lance dans ce duel sans deux morceaux importants. Le capitaine Julian de Guzman et l'homme à tout faire Marcel De Jong sont en Autriche avec l'équipe canadienne.

Paul Dalglish s'en désole. «Julian a raté la finale de la ligue parce qu'il était avec l'équipe canadienne l'an dernier. C'était le plus gros match de l'histoire de l'équipe. Là, il va rater notre deuxième plus gros match. Au moins, les Whitecaps sont dans le même bateau. Ils seront privés de trois joueurs internationaux. La différence, c'est qu'ils ont une banque de 45 joueurs pour les remplacer. Mercredi, nous aurons seulement 14 joueurs disponibles en raison des blessures et de nos absents. C'est dommage de manquer deux joueurs canadiens pour un championnat canadien...»

Chez les Whitecaps, les Costoricains Kendall Watson et Christian Bolanos, ainsi que l'attaquant du Panama Blas Perez, devront s'absenter pour représenter leurs pays respectifs à la Copa America Centenario. L'entraîneur-chef Carl Robinson prévoyait envoyer une équipe bien plus jeune sur le terrain pour affronter le Fury. «Nous allons prendre le match sérieusement, mais nous avons plusieurs joueurs qui soignent des blessures et nous les reposerons.»

D'ailleurs, la jeune sensation de 15 ans, Alphonso Davies, du club-école des Whitecaps, devrait faire une présence dans cette série.

Ce qui différencie la MLS de la NASL, selon les joueurs du Fury

Il a joué dans la MLS avec les Whitecaps de Vancouver, le Real Salt Lake City et le Red Bull de New York, avec qui il a gagné un championnat en compagnie du Français Thierry Henry.

Jonny Steele est bien placé pour parler de la différence entre la NASL et la MLS.

Pour le milieu de terrain du Fury, cette différence est moins grande que les gens peuvent penser. «Nous avons des joueurs ici qui pourraient jouer dans la MLS. Les équipes de la MLS ont cependant des budgets bien plus élevés et ils ont donc plus de profondeur. Pour moi, le match contre Vancouver sera un match comme les autres. Dans notre vestiaire, il y a cependant un buzz. Les joueurs ont hâte de se frotter à l'élite. J'ai déjà joué à ce niveau et j'essaie maintenant de retrouver la forme qui m'avait permis d'y jouer avant de me retirer du soccer il y a un an et demi», a indiqué l'Irlandais âgé de 30 ans.

Les joueurs désignés 

Pour le gardien Romuald Peiser, la différence entre les deux ligues se situe surtout au nouveau des joueurs désignés. Il s'agit de joueurs de calibre international qui sont exemptés du plafond salarial de la MLS. 

«Nous avons ce type de joueurs dans la NASL, mais jamais autant que dans la MLS. Il faudra faire attention aux chances de marquer que nous allons accorder aux Whitecaps. Un véritable marqueur de la MLS n'a pas besoin de beaucoup d'occasions pour marquer. C'est la différence entre les grands attaquants et les attaquants "normaux". Sur trois chances, il va te passer deux ou trois ballons.»

Quand il était joueur, Martin Nash a déjà compté des buts importants pour les Whitecaps de Vancouver. Aujourd'hui, il est entraîneur-adjoint avec le Fury. Son célèbre frère, Steve, est copropriétaire des Whitecaps. À ceux qui n'ont jamais vu un match de la NASL, Nash suggère de venir faire un tour à la Place TD mercredi.

«C'est l'occasion de voir un club de la MLS dans notre beau stade à Ottawa. Les amateurs de soccer vont s'apercevoir que l'écart entre les deux ligues n'est pas si flagrant.»

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