Le Fury baisse la garde, mais atteint son but

L'entraîneur-chef du Fury Paul Dalglish croit que ses... (Etienne Ranger, LeDroit)

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L'entraîneur-chef du Fury Paul Dalglish croit que ses joueurs ont appris une leçon: ils ne sont pas assez bons «pour jouer à 75% de leur capacités», a-t-il dit.

Etienne Ranger, LeDroit

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Les joueurs du Fury d'Ottawa ne peuvent pas être déçus. Ils ont atteint leur objectif principal, qui consistait à se qualifier pour la demi-finale du Championnat canadien Amway.

Ils ne peuvent pas être réellement satisfaits non plus. Ils ont tout fait pour se compliquer la tâche.

Ils ont foulé la pelouse de la Place TD avec une confortable avance de trois buts. Ils avaient acquis cette avance la semaine dernière, à Edmonton, dans le premier match de la série aller-retour face aux Eddies.

Leur entraîneur Paul Dalglish les avaient suppliés de ne pas baisser leur garde.

C'est exactement ce qu'ils ont fait.

Ils ont encaissé deux buts dans la première demie. Ils ont passé les 45 dernières minutes à se défendre. Ils ont fini par passer... par la peau des fesses.

«Nous avons appris une bonne leçon aujourd'hui. Au football, quand tu commences à penser que t'es arrivé à tes fins, tu commences à perdre ton attitude compétitive. Sans cette attitude, tu ne peux absolument rien accomplir», résume Dalglish.

«Nous avons appris que nous ne sommes pas assez bons pour jouer à 75% de nos capacités. À 75% de nos capacités, nous ne sommes même pas capables de préserver une avance de 3-0», ajoute-t-il.

Le bouillant Écossais était plutôt calme. Il était même capable de sourire durant sa conférence de presse d'après-match.

quatre vérités 

Il paraît qu'il n'était pas le même homme du tout lorsqu'il a mis le pied dans le vestiaire à la mi-temps.

Les Eddies semblaient alors destinés à réussir l'impossible.

Le milieu de terrain américain Dustin Corea avait marqué le premier but de la soirée sur un tir provenant de très loin. Le défenseur anglais Adam Eckersley avait inscrit le deuxième sur un coup franc qui n'avait pas changé de direction dans la surface de réparation.

«Le discours de la mi-temps? Eh bien... Ce n'était pas joli», a reconnu le défenseur du Fury Lance Rozeboom.

«Paul ne nous a pas épargnés. Mais vous savez quoi? Il avait raison de nous dire nos quatre vérités. Rentrer au vestiaire en tirant de l'arrière 2-0, sur notre propre terrain, ce n'est pas acceptable. C'est encore moins acceptable dans un match de cette importance.»

«Son discours était sévère, mais il nous a replacés.»

Pour une deuxième semaine consécutive, le gardien réserviste du Fury Marcel DeBellis était d'office. À Edmonton, il avait été solide. Devant ses fans, il a été moins convaincant.

«Les dernières minutes de la partie m'ont rendu très nerveux. Mais nous avons tenu le coup. C'est bien l'essentiel», assure-t-il.

Cette victoire face à Edmonton permettra au Fury de se frotter à un club de la Major League Soccer pour la première fois de son histoire.

Dans la première demi-finale du Championnat Amway, Rozeboom, DeBellis et leurs coéquipiers se mesureront aux Whitecaps de Vancouver.

Au même moment, l'Impact de Montréal et le Toronto FC s'affronteront dans la demi-finale numéro deux.

Les Whitecaps visiteront la Place TD le mercredi 1er juin prochain.

«Tous les joueurs de la NASL crèvent d'envie d'évoluer en MLS. Je suis sérieux. Vous pouvez leur demander. Ils rêvent tous d'accéder à ce niveau. La meilleure façon de prouver qu'ils ont leur place en première division, c'est de prouver qu'ils sont meilleurs que les joueurs qui y évoluent en ce moment. Voilà l'opportunité qui nous est offerte», annonce Dalglish.

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