Une arbitre franco-ontarienne sifflera à Rio

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«Ça n'arrive pas souvent d'être choisie deux fois en vue des Jeux olympiques», a souligné Carol Anne Chénard.

Courtoisie

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Un courriel de la FIFA l'attendait lundi matin. Après quelques secondes de lecture, Carol Anne Chénard a appris qu'elle foulerait le terrain avec son sifflet aux Jeux olympiques.

La francophone d'Ottawa fait partie des 88 arbitres - 38 femmes et 50 hommes - retenus pour officier des matches à Rio du 3 au 21 août. «Il devait être 8 h. Le téléphone n'a pas arrêté de sonner par la suite», a-t-elle avoué.

La nouvelle s'est propagée rapidement. La FIFA avait publié un communiqué. Un peu tout le monde tenait à féliciter la femme âgée de 39 ans.

Chénard sera flanqué des arbitres adjointes Marie-Josée Charbonneau et Suzanne Morisset au Brésil. Le trio était en devoir lors de la Coupe du monde féminine, qui s'est déroulée en sol canadien l'an dernier.

«C'est toujours un honneur de recevoir ces invitations. Surtout que ça n'arrive pas souvent d'être choisie deux fois en vue des Jeux olympiques», a souligné Chénard, qui était sur le gazon à Londres en 2012.

Cette dernière fait partie des arbitres de confiance de la FIFA. Son nom se retrouve sur sa liste depuis 2006.

Parmi ses affectations, on retrouve deux éditions de la Coupe du monde, dont celle de 2011 en Allemagne. On l'avait nommée arbitre en chef lors de la demi-finale opposant la Suède au Japon.

Plus tôt cette année, Chénard a officié des parties de qualifications olympiques au Texas. «Je reviens tout juste d'un séminaire à Miami en vue de la Coupe du monde des hommes en 2018 et celle des femmes en 2019. Cinq jours passés à faire des tests physiques et aussi regarder des vidéos», a-t-elle noté.

Née dans les Maritimes, Carol Anne Chénard a abouti à Ottawa au milieu de son enfance. Sa première passion a été le patinage de vitesse. Elle avait même tenté de se qualifier en vue des Jeux de 2002. 

«En tant qu'athlète, tu penses toujours à participer aux Jeux. Je n'avais jamais pensé de vivre ça comme arbitre.»

Siffler et faire respecter les règles s'avère une passion, mais non son gagne-pain.

Carol Anne Chénard travaille dans le domaine des substances contrôlées chez Santé Canada. Elle n'a pas l'intention de mettre un terme à sa carrière dans le soccer.

La FIFA a notamment retiré, rappelle-t-elle, son règlement forçant les arbitres à la retraite à l'âge de 45 ans.

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