Le Fury de retour dans sa «forteresse»

L'entraîneur-chef Paul Dalglish a bien hâte de vivre... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'entraîneur-chef Paul Dalglish a bien hâte de vivre son premier match devant ses nouveaux partisans. «J'ai hâte de sentir la foule.»

Patrick Woodbury, LeDroit

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Faute de succès à ses quatre premiers matches disputés à l'étranger pour lancer sa saison dans la NASL, le Fury d'Ottawa retrouvera la Place TD avec plaisir samedi après-midi.

Même si le club est en pleine mutation avec l'arrivée d'un nouvel entraîneur et de plusieurs nouveaux joueurs, il reste que le stade de la Place TD a été une véritable forteresse dans la saison de rêve du Fury en 2015. En 16 matches (9-2-5), les Ottaviens n'avaient subi que deux revers devant leurs partisans. Aux guichets, l'engouement généré par la spectaculaire fin de saison du Fury semble vouloir se transporter en 2016 puisqu'ils seront plus de 6500 spectateurs à assister à l'ouverture locale contre l'équipe d'expansion du FC Miami.

La dernière fois que les joueurs du Fury se sont produits devant leurs partisans, 9346 spectateurs avaient témoigné de leur victoire de 2-1 contre le Minnesota United en demi-finale du Soccer Bowl. Le record la saison régulière 2015 avait été de 6899 spectateurs contre ce même Minnesota United par une chaude soirée d'août.

Ce chiffre pourrait donc être surpassé dès le premier match de 2016 et le gardien étoile Romuald Peiser espère que l'énergie de la foule saura contribuer à remettre son équipe sur le droit chemin. Le Fury n'a récolté qu'un point après quatre matches.

«La Place TD a été une forteresse pour nous l'an dernier. Il y régnait une ambiance incroyable. Nos matches étaient toujours intéressants et intenses, même ceux qui se terminaient 0-0. Les gens oublient que nous avons compté beaucoup de buts ici en deuxième moitié de saison. C'est passé inaperçu parce que nous avons battu plusieurs records défensifs, mais nous avions la deuxième meilleure attaque de la ligue dans la saison d'automne.»

Pour l'attaquant Carl Haworth, membre du Fury depuis 2014, le retour à la maison arrive à point.

«On s'attendait à ce que ça soit difficile d'amorcer la saison avec quatre matches sur la route, mais on ne s'attendait pas à ce que ça soit aussi pénible. Il y a plusieurs nouveaux visages, un nouveau coach et un nouveau système de jeu à apprendre. Nous sommes en période d'adaptation, mais nous revenons devant nos partisans. Nous avons été dominants ici l'an dernier et nous espérons répliquer ces succès cette année.»

De son côté, l'entraîneur-chef Paul Dalglish était content de ranger ses valises pour quelques semaines et de vivre son premier match devant ses nouveaux partisans. «C'est excitant de voir qu'autant de billets ont été vendus pour le premier match. J'ai hâte de sentir la foule. Dans une saison, une foule partisane peut arriver à vous donner quatre ou cinq points supplémentaires. Ses encouragements vous forcent à puiser au fond de vous-même pour protéger une avance ou à aller chercher le but gagnant.»

Dalglish prend le blâme

De son propre aveu, Dalglish a pris tout le blâme du mauvais départ de son équipe. Il avait promis une équipe qui allait marquer beaucoup de buts. Le Fury n'a compté qu'une seule fois en quatre matches.

«Nous avons eu plusieurs bonnes occasions de marquer, mais nous manquons de confiance autour du but. Il nous faudrait le premier but du match et j'espère que la foule va nous aider à aller le chercher. Quand le déclic se fera, il y aura un adversaire qui va encaisser une bonne fessée! Pour être honnête, j'ai peut-être été trop ambitieux en début de saison. J'en suis responsable. J'ai donné trop d'informations à assimiler trop rapidement aux joueurs. Nous allons simplifier les choses au cours des prochains matches en espérant un résultat différent samedi.»

Déjà plusieurs blessés à Ottawa

Les membres du Fury sont excités à l'idée d'ouvrir leur saison locale 2016, mais des blessures à des joueurs clés empêcheront Paul Dalglish de déployer son meilleur alignement possible samedi après-midi.

Le capitaine du club est notamment ennuyé par un claquage à une cuisse qui lui fera manquer au moins un match. Julian de Guzman a quitté le dernier match à Edmonton à la 27e minute de jeu en raison de cette blessure. Élément clé du Fury, on ne veut pas courir le risque de le perdre sur une plus longue période aussi tôt dans la saison.

L'attaquant Gerardo Bruna devait être un marqueur redoutable cette saison, mais il est blessé à l'aine et pourrait s'absenter pendant quelques semaines.

Le sort des défenseurs Kyle Porter et Marcel de Jong demeure aussi incertain pour le match contre Miami même s'ils ont repris l'entraînement vendredi. Enfin, Kyle Venter et Pablo Dyego sont blessés à long terme.

Miami, les nouveaux de la NASL

Équipe d'expansion dans la NASL, le FC Miami est dans le même bateau que le Fury. Il cherche sa première victoire de la saison. L'équipe dirigée par l'ancien joueur international de l'Impact de Montréal, Alessandro Nesta, a cependant un point d'avance sur Ottawa grâce à deux verdicts nuls en quatre rencontres.

L'occasion est belle pour le Fury de mettre une première victoire en banque. «Ils ont un club similaire au nôtre parce que nous avons plusieurs nouveaux joueurs. Comme nous, ils essaient de trouver leurs repères et apprendre un système de jeu», a signalé l'entraîneur Paul Dalglish.

Le FC Miami aligne un ancien joueur du Fury: Mason Trafford. Excellent défenseur, Trafford sera toutefois reconnu comme le joueur qui a hérité d'un carton rouge dans la finale du «Soccer Bowl» à New York. «Je vais essayer de l'agacer un peu durant le match pour voir s'il peut piétiner un de nos joueurs», a blagué l'attaquant Carl Haworth, en faisant référence à l'incident qui avait mené à l'expulsion de Trafford dans le match décisif de la NASL en 2015.

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