Le sévère constat de Romuald Peiser

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Selon le gardien Romuald Peiser, il faudrait que l'équipe retrouve l'ambiance et la joie de vivre de l'an dernier.

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Les affaires ne tournent pas rondement chez les vice-champions de la NASL.

Le début de saison 2016 du Fury d'Ottawa n'a rien à voir avec l'équipe qui ne savait plus perdre à la fin de 2015. Nouvel entraîneur-chef, nouveau système de jeu, nouveaux entraînements et surtout, plusieurs nouveaux joueurs. Rassemblez tous ces éléments, combinez-les à un calendrier défavorable où l'équipe a dû disputer ses quatre premiers matches sur la route et vous avez une équipe qui n'a engrangé qu'un seul point au classement après quatre parties.

Avant qu'il ne soit trop tard, le capitaine Julian de Guzman a pris les choses en main à la suite de la défaite de 2-0 à Edmonton dimanche dernier. Toujours aussi franc devant les médias, le gardien Romuald Peiser a expliqué que son coéquipier avait réuni toute l'équipe, sans les entraîneurs, afin de tenir des discussions franches et essentielles.

«Julian a organisé un dîner après le match à Edmonton. On venait rater notre coup, complètement. Beaucoup de choses ne vont pas bien. Il fallait se parler entre nous. J'espère que ça va porter ses fruits cette semaine», a raconté le Français.

Cette rencontre n'est pas sans rappeler un événement similaire qui s'était aussi produit après une défaite à Edmonton dans le lent début de saison du Fury en 2015. Les Ottaviens s'étaient regroupés pour relancer leur saison de brillante façon. «L'an dernier, la rencontre s'était tenue dans le vestiaire et les entraîneurs étaient là. Pour moi, avec tous les changements que nous avons effectués cette année, nous ressemblons à un club d'expansion. L'objectif, c'est de travailler en fonction d'accumuler des points.»

Pour se faire, le gardien par excellence de la NASL dresse un constat très dur envers le plan du nouvel entraîneur-chef, Paul Dalglish.

«Nous étions un peu devant l'inconnu en début de saison. Avec tous les changements, nous avons fait confiance à l'entraîneur, ses idées et ses entraînements. On a vu que les résultats n'ont pas suivi. On a un peu de mal dans certaines facettes du jeu et on essaie de corriger ça depuis deux ou trois semaines déjà.»

Romuald Peiser n'a jamais eu peur des mots. Après quatre matches, il a remarqué des trucs qui clochent sur la surface de jeu devant lui.

«Il faut l'avouer. Notre début de saison est un échec complet. On a sans doute grillé une partie de nos chances de gagner le championnat de la saison printanière, mais l'objectif demeure de faire les séries. C'est important de réparer les pots cassés. Sur le plan tactique, il y a des choses qui ne fonctionnent pas. À Indy, nous avons craqué sur le plan physique après 60 minutes. Tactiquement, on a de la difficulté à reprendre le jeu à la deuxième demie.»

Tout n'est pas perdu pour celui qui a gagné le gant d'or en 2015. Les nouveaux joueurs ont du talent à son avis. «Plusieurs ont joué en MLS ou dans de bonnes ligues étrangères. Certains ont joué avec leurs équipes nationales.»

La clé, pour le vétéran, c'est de retrouver la fierté de jouer chacun pour l'autre. «Il faut retrouver l'ambiance et la joie de vivre de l'an dernier. C'est ce qui avait fait la différence. Quand les joueurs prennent plaisir à attaquer, à défendre et à sauter, les spectateurs le sentent. L'an dernier, les gens à la Place TD voyaient une équipe qui se donnait à fond sur le terrain. On ne trichait pas. On n'avait peut-être pas de Ronaldo ou de Messi, mais nos partisans voyaient des joueurs qui vidaient leurs tripes sur le terrain. C'est l'impression que nous devons redonner à nos partisans cette saison.»

Un «sauveur» débarque à la Place TD

Alors que le Fury a déjà accordé sept... (Courtoisie, Fury d'Ottawa) - image 3.0

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Alors que le Fury a déjà accordé sept buts cette saison, l'arrivée de Thomas Onua Obasi sur le flanc arrière-gauche ne devrait pas nuire.

Courtoisie, Fury d'Ottawa

N'ayant pas goûté à la victoire à ses quatre premiers matches de la saison printanière de la NASL, le Fury d'Ottawa espère que l'arrivée d'un nouveau joueur au «sang de champion» lui permettra de renverser la vapeur.

Thomas Onua Obasi a été mis sous contrat durant l'hiver, mais il a participé à son premier entraînement à la Place TD mardi. Une bonne raison a justifié son retard chez le Fury. L'hiver, il pratique le soccer intérieur et son équipe du Blast de Baltimore a étiré sa saison en gagnant le titre de la Major Arena Soccer League (MASL) le 15 avril dernier dans un match disputé devant plus de 8300 spectateurs au Mexique.

Le grand défenseur de 1,93 m (6' 4") n'a pas goûté à la défaite souvent au cours de la dernière année. Avant d'entreprendre sa saison de soccer intérieur, il avait aidé les Rhinos de Rochester à remporter le championnat de la United Soccer League, le troisième circuit en importance en Amérique du Nord après la MLS et la NASL.

«Mes coéquipiers me taquinent depuis que je suis arrivé. Ils disent que je suis leur porte-bonheur. J'ai vu que le club était affligé par les blessures alors je suis content de m'amener ici en santé. J'arrive en pleine confiance sur le plan mental et sur le plan physique, je pourrai aussi aider l'équipe», raconte le footballeur anglais âgé de 27 ans.

En avril, il a vécu des émotions fortes quand le Blast a surpris les Comets du Missouri en demi-finale de la MASL. «Nous avions perdu trois fois contre eux en saison régulière, mais dans les séries, nous avons gagné nos deux matches en prolongation.»

Le Blast n'était pas le favori non plus en finale contre les Soles de Sonora, mais encore une fois, Baltimore s'est imposé en deux matches. Le duel décisif s'est aussi dénoué en prolongation. «Nous étions dans un petit aréna du Mexique. Il y avait des spectateurs jusqu'au plafond! C'était incroyable comme ambiance.»

Réputé pour sa défensive à toute épreuve l'an dernier, le Fury a déjà accordé sept buts cette saison. La rentrée d'Obasi sur le flanc arrière-gauche ne pourra pas nuire. «L'excellent jeu défensif a été le dénominateur commun de mes deux équipes championnes à Baltimore et Rochester. Avec les Rhinos, nous avons battu un record de ligue pour le plus grand nombre de blanchissages. Avec Baltimore, nous avons établi un record pour le moins de buts accordés dans une saison.»

Né à Birmingham en Angleterre, Thomas Obasi est également un spécialiste du futsal. Il a d'ailleurs représenté la Grande-Bretagne aux Jeux universitaires mondiaux où il a été le meilleur compteur de son club en plus d'obtenir le titre du joueur le plus utile du tournoi.

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