Le Fury veut chasser le jeu conservateur

«C'est beau de pratiquer un style plus vendeur,... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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«C'est beau de pratiquer un style plus vendeur, mais il reste qu'il faut gagner», souligne l'entraîneur-chef du Fury d'Ottawa, Paul Dalglish.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Paul Dalglish a passé la semaine à marteler le même message à ses joueurs depuis leur retour de l'Indiana, il y a quatre jours.

«Il ne faut pas s'asseoir sur une avance et jouer de façon conservatrice», a relaté le nouvel entraîneur-chef du Fury, mercredi matin, après l'entraînement des siens à la Place TD. Son équipe a dû se contenter d'un verdict nul de 1-1 face à l'Indy Eleven, le week-end dernier.

Ottawa a alloué un but à la 89minute de jeu.

«Au lieu de protéger une avance, tu veux continuer à jouer de façon agressive et marquer un deuxième ou même un troisième but», a ajouté Dalglish.

Sa troupe se prépare à disputer une troisième joute en 2016. Un troisième match sur un terrain adverse.

Cette fois-ci, ce sera en Caroline contre les RailHawks, qui montrent deux victoires en autant de sorties. Le Fury, lui, est toujours à la recherche d'un premier gain sous les ordres de Dalglish, qui a pris la relève de Marc Dos Santos durant l'hiver.

«La Caroline n'a jamais été une équipe facile à affronter, a reconnu le capitaine et milieu de terrain Julian de Guzman.

«Mais en même temps, elle n'a aucune idée à quoi s'attendre de nous. Comme plusieurs autres formations, elle essaie de nous déchiffrer. Nous avons une identité différente de l'année dernière.»

Nouveau visage, philosophie différente

Cette édition du Fury n'a rien à voir avec celle qui s'est inclinée en finale du Soccer Bowl, il y a six mois. Plusieurs gros morceaux évoluent ailleurs.

«Ce ne sont pas seulement de nouveaux visages que tu trouves dans cette équipe, mais également une nouvelle philosophie et un nouveau style de jeu, a rappelé de Guzman.

«Tout le monde embarque dans le nouveau concept. Ça prend toujours un certain temps avant d'obtenir des résultats concrets.»

Reste à voir combien de temps ça prendra. Voilà la question chez le Fury.

Julian de Guzman a rappelé qu'il évolue chez les pros depuis près de deux décennies. Il en a vu de toutes sortes.

«Des fois, ça peut prendre quelques mois. Dans d'autres cas, ça prend une saison ou plusieurs années.»

Dalglish prêche la patience. «Nous tentons d'implanter un nouveau style», a-t-il dit.

Ottawa veut passer d'une équipe à caractère défensive à un club doté d'une touche offensive. De quoi attirer peut-être quelques amateurs de plus au stade.

«C'est beau de pratiquer un style plus vendeur, mais il reste qu'il faut gagner. Sinon, tout le monde va perdre son emploi», a rappelé l'entraîneur écossais.

Ce dernier a passé quelques minutes durant la mêlée de presse à vanter le travail d'un de ses joueurs, Idan Vered. L'attaquant israélien a été nommé au sein de l'équipe d'étoiles de la semaine dans la NASL. Il a marqué le seul but du Fury contre l'Indy Eleven, complétant une séquence initiée par Jonny Steele.

Cette séquence s'est retrouvée dans les cinq jeux de la semaine de la NASL.

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