Surprise de taille au premier jour du camp d'entraînement

Celui qu'on surnomme «le Messi de Madrid», Gerardo... (Martin Roy, LeDroit)

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Celui qu'on surnomme «le Messi de Madrid», Gerardo Bruna, est arrivé dans la capitale ce week-end.

Martin Roy, LeDroit

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Quand un joueur grandit dans les filiales des clubs légendaires du Real Madrid ainsi que de Liverpool et qu'en plus, on le surnomme «le Messi de Madrid», il faut qu'il soit doté d'un grand talent.

Le problème, c'est que Gerardo Bruna n'a jamais percé l'alignement partant de ces deux grandes organisations sportives. Sans contredit, celui qui vient de célébrer ses 25 ans en janvier représente la signature la plus intrigante du Fury d'Ottawa durant la saison morte. Le milieu de terrain qui peut aussi jouer en attaque devait débarquer à Ottawa seulement au début de la saison d'automne, mais la direction du club avait une surprise lundi matin quand les joueurs du Fury ont ouvert leur camp d'entraînement au Complexe Branchaud-Brière.

Gerardo Bruna était sur place, en attente de son transfert international de l'équipe d'Accrington Stanley en Angleterre. «Nous aimons les surprises, a lancé l'entraîneur-chef et directeur général, Paul Dalglish. Nous avons été en mesure de nous entendre avec son club en Europe pour l'amener ici plus rapidement. Nous en sommes reconnaissants.»

Fraîchement débarqué dans la capitale par un temps glacial ce week-end, le nouveau venu avait la mine décontractée après son premier entraînement.

«Je suis vraiment content que Paul (Dalglish) ait mis les efforts pour m'amener ici plus rapidement. J'aurais trouvé la saison longue si j'avais eu à attendre au mois de juillet avant d'arriver. J'ai rencontré mes nouveaux coéquipiers. Nous pouvons déjà commencer à mettre les morceaux ensemble. Espérons que nous aurons une bonne saison.»

Quelles sont ses attentes à ses premiers pas dans la deuxième ligue professionnelle d'importance en Amérique du Nord? Encore là, le jeune homme refuse de placer la barre haute.

«Je suppose qu'on peut parler d'un nouveau départ. En même temps, je ne pense pas avoir quelque chose à prouver. Je m'en viens ici pour jouer au soccer et d'avoir du plaisir à le faire. Paul me connaissait depuis mon passage à Liverpool. Il m'a parlé du style de jeu et du plan qu'il avait pour moi. L'idée m'a séduit. Je ne savais pas si une autre opportunité comme celle-là se pointerait à nouveau. Avec ma famille, on a décidé de plonger. On verra ce que ça donnera.»

Quand on lui demande s'il a l'intention d'utiliser son passage en NASL pour accéder au niveau supérieur (MLS), Bruna répète qu'il est ici pour l'amour du sport en premier. «Je veux jouer. Je veux jouer toutes les semaines. Si ça m'amène au niveau supérieur, tant mieux. Une bonne saison pour moi, ça serait d'obtenir des passes, des buts et des victoires parce qu'avant tout, le soccer est un sport d'équipe.»

Et ce fameux surnom du «Messi de Madrid» qu'on lui a attribué à 16 ans? Il a été lourd à porter à l'époque où il était considéré parmi les 10 meilleurs joueurs de 16 ans au monde?

«Ce surnom est une fabrication des médias. Je n'ai rien à voir avec ça. Pour être honnête, les seules similitudes que j'ai avec Lionel Messi, c'est que nous sommes Argentins et nous tirons du pied gauche!»

Peiser s'est posé des questions

Il a une saison et demie sous la cravate avec le Fury d'Ottawa, mais déjà, Romuald Peiser arrive au sommet de l'échelle d'ancienneté du club.

Seuls Mauro Eustaquio, Carl Haworth et Marcel DeBellis sont à Ottawa depuis plus longtemps que lui. Quand le gardien étoile français a signé une prolongation de contrat de deux ans à la fin de la dernière saison, il s'attendait à ce que la majorité de ses coéquipiers l'imitent pendant la saison morte. Il va sans dire que le départ massif du noyau du club l'a pris par surprise.

De retour à l'entraînement lundi, il avait de la difficulté à identifier ses nouveaux partenaires de jeu. «Il y a eu pas mal de changements, mais ça fait partie du foot de reconstruire des équipes. Je m'attendais à ce que le noyau reste intact, mais je ne suis qu'un joueur, pas un dirigeant. Ils ont fait le choix du nouvel entraîneur. Ils ont été cherchés de nouvelles têtes. Une nouvelle philosophie a été mise en place. Il faut aller de l'avant.»

Quand il a vu ses «frères de combat» quitter le club les uns après les autres dans les semaines qui ont suivi le départ de Marc Dos Santos, a-t-il songé à imiter les autres? Il a répondu avec une question qui voulait tout dire.

«À votre avis?»

Il n'a pas précisé sa pensée. Le silence qui a suivi signifiait: prochaine question!

Romuald Peiser a pris plaisir à jouer avec le Fury en 2014 et 2015. Il souhaite maintenant retrouver ce même état d'esprit en 2016 avec un nouvel entraîneur et un système de jeu axé sur l'offensive.

«Il faut s'adapter. Le coach pense que nous avons les joueurs pour faire mieux que l'an dernier. Son objectif est de gagner le championnat. Il faudra prendre des risques dès le début de la saison. L'an dernier, nous ne pouvions pas nous permettre cela. Il fallait gagner des matches 1-0. Si nous gagnons des matches 3-2, tant mieux. C'est un sport collectif, vous savez. Ce n'est pas grave d'accorder deux buts par match si nous gagnons un championnat. Ce n'est pas le style de jeu qui est important. Ce qui importe, c'est la victoire. Est-ce que nous pourrons gagner des matches en nous portant à l'attaque?»

Si le Fury n'y parvient, il devra s'adapter rapidement.

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