Finale de la NASL: le Fury à New York sans complexe

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Le capitaine du Fury, Richie Ryan, se faisant prendre en photo aux côtés d'un partisan après la victoire de dimanche dernier.

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On dit que la crème remonte toujours à la surface. La NASL va s'en réjouir dimanche puisque la finale de son circuit opposera ses deux meilleurs clubs de la saison régulière.

D'un côté, il y aura le Cosmos de New York, son budget illimité et ses icônes, Raúl et Marcos Senna. De l'autre, le Fury d'Ottawa, mené par l'entraîneur-chef de l'année qui a rassemblé ses joueurs à la manière Moneyball, des A's d'Oakland au baseball majeur.

Le Fury, c'est un budget limité, un gardien étoile (Romuald Peiser) capable de changer l'allure d'un match. C'est aussi l'équipe du capitaine Richie Ryan. Son leadership contagieux lui a permis de tisser une équipe tellement serrée qu'elle se croit capable de renverser tous les géants sur son parcours.

L'équipe ottavienne s'est envolée vers New York jeudi après-midi en prévision de la finale du «Soccer Bowl» de la NASL. Le Fury a pris ses aises au fil des derniers mois et il ne se voit plus dans la peau du négligé même si, à lui seul, le salaire annuel de Raúl est supérieur à tous les joueurs du Fury réunis!

«Nous sommes à l'aise. Je ne me souviens même plus de la dernière fois où nous avons perdu», lance le capitaine Ryan.

D'ailleurs, les protégés de Marc Dos Santos pourraient établir un autre record de ligue dimanche. En remportant la finale, ils termineraient la saison avec une séquence de 14 matches sans défaite. Personne n'a réalisé l'exploit en NASL.

Autre chose: la dernière fois que le Fury a affronté New York sur son terrain, il a gagné 4-1.

Sur ce, Marc Dos Santos met tout le monde en garde par rapport à ce résultat. «Ce n'était pas le même contexte, mais c'est sûr que nous aimerions répéter l'exploit. Je m'attends à un match serré. Probablement à des tirs de barrage. En même temps, je ne pense plus que nous sommes les négligés. Nous sommes en pleine confiance. Nous avons perdu un seul de nos 25 derniers matches. Nous avons accompli cela en respectant nos adversaires. Nous n'arrivons pas à New York avec tout le glamour qui caractérise le Cosmos, mais sur le terrain, je suis certain que nous sommes rendus au même niveau.»

En saison régulière, Fury et Cosmos ont compilé la même fiche de 15 victoires, quatre défaites et 11 verdicts nuls. Ils ont conservé le même différentiel de buts comptés/accordés de +19. Ce n'est qu'au deuxième bris d'égalité que le Cosmos a pu s'assurer de l'avantage du terrain en finale parce qu'il a marqué plus de buts que le Fury.

À New York, on mise beaucoup sur l'aspect émotif de cette finale. Il s'agira des derniers matches en carrière de Raúl et Marcos Senna. Ces deux légendes du soccer voudront mettre un terme à leurs glorieuses carrières avec une victoire. Leurs coéquipiers vont se rallier autour d'eux. Chez le Fury, on est au courant de ce scénario dans le camp new-yorkais.

«Ils ont eu de brillantes carrières, mais ces deux joueurs n'occuperont pas nos pensées», assure Richie Ryan.

Autre titre de la NASL pour le Fury

Après avoir hérité des titres de l'entraîneur, du gardien et de l'équipe la plus disciplinée de l'année dans la NASL, le Fury d'Ottawa a encore été décoré par la ligue jeudi alors que l'engagement communautaire de Drew Beckie a été reconnu.

Le lancement du programme WINGS (Walking in Grief's Shadow) du défenseur de 25 ans lui a valu le titre du joueur humanitaire de l'année. Son initiative vise à appuyer les enfants endeuillés par la perte d'un parent. L'idée lui est venue de sa propre expérience. Son père est décédé d'un cancer quand il avait 11 ans. À l'époque, il s'était joint à une organisation (Kids Alive), qui aidait les jeunes à soulager leur peine.

Pour participer au programme, visitez le www.OttawaFuryFC.com/WINGS.

De Guzman remplacé par Eustaquio

Julian de Guzman... (Martin Roy, Archives LeDroit) - image 4.0

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Julian de Guzman

Martin Roy, Archives LeDroit

Le départ de Julian De Guzman pour aider l'équipe canadienne dans un match de qualification à la Coupe du monde à Vancouver, vendredi, est un sujet tabou chez le Fury.

«Ne me parlez pas de cela. Un joueur ne devrait jamais être placé dans cette position. La ligue ne devrait jamais tenir sa finale pendant une fenêtre de matches internationaux... Je vais vous dire une chose. Julian est bien mieux d'être dans la formation partante contre le Honduras. Il a joué comme un Dieu à San Antonio en fin de saison. Il avait l'air d'un gamin sur le terrain tellement il était partout», a expliqué Marc Dos Santos.

Mauro Eustaquio remplacera le vétéran sur le flanc droit du milieu du terrain dimanche.

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