Dos Santos entraîneur de l'année

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Dos Santos a mené le Fury à la conquête du titre de la NASL contre le Cosmos de New York le week-end dernier.

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Architecte d'une «forteresse» qu'il a construite en seulement deux saisons, Marc Dos Santos a été décoré du titre de l'entraîneur de l'année dans la NASL mercredi. Or, comme le match le plus important de l'histoire du Fury d'Ottawa sera disputé dimanche à New York, ne comptez pas sur lui pour s'emballer avec l'honneur qu'on vient de lui décerner.

«Ce titre ne m'affectera pas. Ce n'est pas comme si je venais de gagner un Grammy! Je suis l'entraîneur de l'année dans la NASL. C'est comme on venait de me remettre le prix du meilleur directeur de film. Je veux que mon film l'emporte aussi», a dit le coloré entraîneur montréalais alors qu'il préparait son club en fonction de la finale de la NASL dimanche à New York.

L'entraîneur de 38 ans a donc accepté son prix avec humilité. Lorsqu'il a appris qu'il serait le récipiendaire du titre de coach de l'année, il a immédiatement pensé à ses adjoints: Martin Nash, Philip Dos Santos, Darko Buser et Bruce Grobbelaar.

«Ce sont les gens qui m'entourent quotidiennement. Le prix devrait être remis au personnel des entraîneurs, pas uniquement à l'entraîneur-chef. Il y a aussi les joueurs qui peuvent aider les entraîneurs à bien paraître. Je les ai remerciés ce matin. Forcément, ce titre est une marque de reconnaissance pour toutes les heures investies dans le but d'avoir du succès.»

Équipe d'expansion de la NASL qui a pris le huitième rang en 2014, le Fury a fait un bond gigantesque en 2015 pour partager le premier rang avec le Cosmos de New York. Les deux clubs ont amassé un record de 56 points en 30 matches. Les deux clubs n'ont perdu que quatre matches. En pleine éclosion, le Fury a goûté la défaite une seule fois à ses 25 derniers duels.

Marc Dos Santos est débarqué à Ottawa en 2013 avec un plan précis qu'il a «vendu» au président du club, John Pugh. Ce dernier lui a témoigné sa confiance en lui donnant carte blanche.

«Je dois rendre crédit à John d'avoir accepté d'embaucher un groupe d'entraîneurs avec une vision très claire qu'il n'a jamais voulu changer. D'autres clubs sont arrivés en NASL avec de gros budgets et ils n'ont pas réussi à gagner. L'argent seul, ça ne marche pas. Ça prend un plan et il faut le suivre même quand les résultats ne sont pas là au début.»

L'avantage de parler cinq langues fait également partie des forces indéniables de Dos Santos. Le Québécois d'origine portugaise est capable de s'entretenir avec chacun de ses joueurs dans leurs langues respectives. «Quand je négocie les contrats avec des joueurs aux différentes nationalités, c'est énorme de pouvoir communiquer avec eux dans leur langue.»

Pas encore en MLS

Ce titre d'entraîneur de l'année confirme que Marc Dos Santos est prêt à passer en MLS la saison prochaine. Il dévoilera l'identité de sa prochaine destination après la finale. En attendant, il ne demanderait rien de mieux que de quitter l'équipe sur une note gagnante.

«Je prépare mon discours pour la finale. J'ai déjà les grandes lignes en tête. Je n'ai pas encore commencé à penser que la fin approche pour moi à Ottawa. Je suis trop concentré sur l'objectif à atteindre.»

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