Le gant d'or au gardien du Fury

Romuald Peiser a réalisé 14 blanchissages en 29... (Patrick Woodbury, archives LeDroit)

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Romuald Peiser a réalisé 14 blanchissages en 29 départs cette saison.

Patrick Woodbury, archives LeDroit

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Toute la saison, Marc Dos Santos a répété que Romuald Peiser était un gardien de la MLS qui jouait dans la NASL.

Mardi, la ligue a donné raison à l'entraîneur-chef du Fury d'Ottawa en décernant son gant doré au gardien français de 36 ans. Sans grande surprise, Peiser a hérité du titre du meilleur gardien de la NASL. L'ancien de l'Académica de Coimbra en Liga du Portugal a connu une saison phénoménale où il a pulvérisé plusieurs records.

Il a notamment réalisé 14 blanchissages en 29 départs. Il a connu une séquence de six jeux blancs consécutifs où il a blanchi l'adversaire pendant 648 minutes. Ses 15 victoires représentent également un record. Sa moyenne de 0,76 but accordé par match a été la meilleure de la ligue, de loin. Il a aussi été le joueur du mois de la NASL à deux reprises.

«Romuald peut changer l'allure d'un match à lui seul. Il fait des arrêts clés à des moments cruciaux. Il est toujours posé. En prolongation dimanche, il a réalisé des bijoux quand le match pouvait basculer à tout moment», a expliqué l'entraîneur-chef Marc Dos Santos.

Le gardien vedette du Fury était ravi de recevoir un tel honneur. Il avait déjà été finaliste au gant doré en Liga du Portugal, mais il n'avait jamais reçu de gants dorés octroyés par une ligue. «J'ai déjà reçu le forgeron d'or attribué au meilleur joueur en France. Les médias m'ont déjà attribué un gant doré, mais jamais une ligue. Pour moi, c'est une récompense pour une saison où j'ai fait preuve de régularité. Un jour, je pourrai dire à mes petits-enfants que grand-papa n'était pas si nul que ça après tout!»

Peu de gens sont au courant, mais Romuald Peiser a bien failli jouer en MLS cette saison. Quand l'Impact de Montréal s'est retrouvé sans gardien numéro un après la suspension d'Evan Bush en finale de la Coupe des champions, Peiser a reçu l'appel pour assurer la relève. L'Impact n'avait toutefois pu s'entendre sur la compensation à offrir au Fury en cas de blessure. Le onze Montréalais avait dû se tourner vers Kristian Nicht, du Indy Eleven.

«C'est toujours plaisant de jouer dans des matches comme ça, mais bon, ça n'a pas fonctionné», a dit Peiser.

Débarqué à Ottawa en juillet 2014, Peiser s'apprête à jouer le match de plus important de la jeune histoire de la franchise ottavienne dimanche à New York. Habitué des grands rendez-vous, il n'est pas nerveux du tout.

«Nous avons travaillé tellement fort pour nous rendre où nous sommes. Maintenant, il ne faut que savourer le moment. La pression est présente sur le chemin pour se rendre à la finale. Une fois rendu, il faut s'amuser.»

Peiser a été un élément important de la victoire en demi-finale du Fury contre le FC United du Minnesota. Ses arrêts ont épargné son club des tirs de barrage. Encore là, il n'était pas inquiet.

«La pression n'est pas sur le gardien pendant les tirs de barrage. Elle est sur ceux qui prennent les tirs. Ce sont eux qui doivent marquer. J'étais sûr de pouvoir faire un ou deux arrêts pour aider mon club à gagner.»

Pièce essentielle des succès du Fury, Romuald Peiser pourrait avoir une autre grande nouvelle à annoncer d'ici deux semaines. Une prolongation de deux ans serait dans les cartes.

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