Le conte de fées du Fury se poursuit

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Le défenseur Ryan Richter célèbre la victoire de son équipe.

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Un match éliminatoire de la NASL n'avait jamais été aussi couru. Une foule record de 9346 spectateurs était rassemblée au stade de la Place TD par un splendide dimanche d'automne pour assister à une page d'histoire du soccer dans la région.

Le Fury d'Ottawa n'avait certainement pas l'intention de décevoir ses partisans survoltés à son dernier duel de la saison à domicile. Dans un match sans lendemain, les locaux ont vu le FC United du Minnesota prendre les devants 1-0 dès la septième minute de jeu grâce à un pénalty, mais la troupe de Marc Dos Santos n'a jamais été ébranlée.

Elle a plutôt multiplié les occasions de marquer. Malgré sa domination évidente en première demie, le Fury a été incapable d'égaler la marque jusqu'à ce qu'un héros se lève en deuxième demie. En ne comptant pas un, mais deux buts pour permettre aux Ottaviens de l'emporter in extremis 2-1 en prolongation, le «striker» Tom Heinemann aura réussi à marquer l'imaginaire des partisans de soccer de la région.

Dans l'euphorie du moment, des centaines de partisans ont inondé le terrain pour se jeter dans les bras de leurs favoris. Les célébrations ont pris l'allure d'un gigantesque party. Le défenseur Colin Falvey s'est retrouvé au beau milieu du terrain, soulevé dans les airs par des partisans en liesse. Avec le titre de la division Est de la Ligue canadienne de football acquis par le Rouge et Noir la veille, la Place TD aura rarement vibrer autant que ce week-end.

«Le soccer est finalement arrivé à Ottawa! Maintenant que nous avons construit une équipe gagnante, il ne faut pas s'arrêter là. Nous avons le respect de tout le monde à présent. Il faut qu'il en reste ainsi», a lancé l'entraîneur-chef Marc Dos Santos après la victoire.

Les champions de la saison d'automne de la NASL passeront maintenant en finale du «Soccer Bowl» dimanche prochain à New York où ils auront rendez-vous avec le Cosmos, champion de la saison printanière.

La victoire a été durement acquise pour le Fury. Face à la meilleure attaque de la NASL, il a encaissé le premier but dès les premières minutes de jeu. Christian Ramirez a lancé une douche froide sur les spectateurs en comptant sur un pénalty. Ce n'était pas le départ souhaité pour les locaux, mais ils n'ont jamais abandonné.

À la mi-temps, ils tiraient de l'arrière 1-0 même s'ils menaient 16-6 au chapitre des tirs dirigés vers le filet. Tom Heinemann avait raté deux occasions en or. Il s'est ressaisi en deuxième demie en abaissant la tension artérielle des partisans avec un but à la 47e minute.

Aucun autre but n'a été compté en temps réglementaire malgré l'insistance de l'attaque locale, mais Mason Trafford a joué un rôle vital pour garder le pointage à 1-1 en bloquant un tir du FC United qui se dirigeait derrière Romuald Peiser à la 80e minute.

Déjà sur le bout de leurs sièges, les partisans ont bondi quand Heinemann a ajouté le deuxième but du Fury à la 108e minute. Puis, Romuald Peiser a réalisé deux arrêts époustouflants dans les dernières minutes de jeu pour assurer la victoire.

«C'est notre attitude qui nous a permis de gagner. Nous avons accepté de payer le prix. Je n'ai jamais dirigé un groupe aussi uni. Personne ne voulait laisser tomber l'autre. Personne ne voulait décevoir nos partisans. C'est ma plus grande victoire en carrière», a lancé Marc Dos Santos dans l'allégresse.

De l'émotion à revendre

Tom Heinemann a été l'auteur de deux buts... (Martin Roy, LeDroit) - image 3.0

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Tom Heinemann a été l'auteur de deux buts qui entreront dans la légende.

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Rafael Alves célèbre la victoire du Fury en famille.

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Émotif. Le mot est faible pour décrire l'état d'âme des membres du Fury d'Ottawa après la plus importante victoire de leur courte histoire.

Le capitaine Richie Ryan avait les yeux mouillés «par la fierté». L'entraîneur-chef Marc Dos Santos parlait avec encore plus d'enthousiasme qu'à l'habitude. Le défenseur Colin Falvey, poing dans les airs, lâchait des cris de joie pendant que des partisans le tenaient à bout de bras. Tom Heinemann, auteur de deux buts qui entreront dans la légende, tremblait comme une feuille en parlant avec les journalistes.

«C'est absolument incroyable ce qui vient de se produire. Je suis très émotif en ce moment. Nous avons surmonté tellement d'adversité depuis notre entrée en NASL. Je me considère très chanceux de faire partie de tout ça. Du haut en bas, cette organisation est solide», a dit celui qui avait mené le Fury avec huit buts en saison régulière.

Heinemann avait eu deux occasions rêvées de marquer en première demie. Chaque fois, le gardien Sammy Ndjock avait réalisé l'arrêt. «Un striker doit rapidement apprendre à passer à autre chose. J'ai dû surmonter bien des obstacles dans ma vie. Fallait que je lâche prise. Nous dominions le jeu. C'était frustrant de ne pas être en avance à la demie. Il fallait juste profiter de nos chances.»

Ces chances se sont poursuivies en deuxième demie et Heinemann n'a pas raté son coup. L'attaquant devait toutefois remercier son gardien Romuald Peiser pour ses arrêts spectaculaires en fin de match. «Comment a-t-il fait pour empêcher ces buts? Un match de 120 minutes, c'est long. Nous éprouvions des crampes. Il nous a tenus.»

De retour au jeu après un mois d'absence, Richie Ryan était complètement vidé à l'issue de la bataille épique. «J'étais prêt à jouer 90 minutes, pas nécessairement 120! Quand Tom a compté le deuxième but, je voulais aller le trouver pour célébrer, mais j'étais incapable de me rendre à lui! C'est la victoire dont je suis le plus fier en carrière», a dit celui qui a pourtant gagné la Coupe d'Irlande.

Marc Dos Santos a ensuite levé son chapeau à la foule partisane. «C'est un cliché, mais elle a été notre 12e joueur. Elle nous a forcés à souffrir pour gagner. Nous méritions amplement la victoire.»

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