Le Fury, «le négligé» des séries de la NASL

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Le gardien étoile du Fury, Romuald Peiser, a l'habitude des grands rendez-vous.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Marc Dos Santos n'est pas reconnu pour avoir la langue dans sa poche.

Ce n'est pas à un ou deux matches de la fin de son mandat avec le Fury d'Ottawa qu'il va changer sa démarche. Les quatre finalistes au championnat de la NASL se lanceront à la quête du «Soccer Bowl» le week-end prochain. Dans l'optique du coloré entraîneur-chef montréalais, toute la pression repose sur les épaules de deux équipes.

«New York et Minnesota doivent gagner. Ils ont quatre fois notre budget. Ces deux équipes doivent être de la finale, mais je pense que c'est nous qui y serons même si nous sommes les négligés tout comme Fort Lauderdale.»

Son gardien étoile, Romuald Peiser, est du même avis. Après tout, le FC United du Minnesota prépare sa rentrée en MLS.

«Notre objectif en début de saison était une participation dans les séries éliminatoires, même si peu de gens pensaient que nous pouvions le faire. Avec le budget dont il dispose (FC United), c'est une obligation de gagner le titre. Je ne sais pas s'il y a de la pression de rattachée à cela. Nous n'avons pas de contrôle là-dessus. Il faut se concentrer sur nous. Je crois que si nous arrivons à faire notre match, nous pouvons les battre.»

Le Fury a fait des pas de géant à sa deuxième saison dans la NASL. Il est parvenu à remporter le championnat de la saison d'automne, devançant ainsi le FC United pour gagner le droit de présenter le match suicide de la demi-finale à domicile. Romuald Peiser est fier du parcours effectué par son club en si peu de temps.

«L'an dernier, on parlait du grand Minnesota contre le petit Ottawa. Nous avions perdu nos trois matches contre eux l'an dernier. Cette année, nous avons gagné un match. Nous en avons perdu un et fait match nul dans l'autre. Nous formons une équipe grandement améliorée.»

Affirmer que la pression est sur les épaules de l'autre équipe est une vieille tactique psychologique employée dans tous les sports. En vérité, la pression sera ressentie par les joueurs des deux clans. Pour le Fury, il s'agit d'une première participation en séries éliminatoires. L'équipe aura la pression de triompher devant ses partisans assoiffés de grandes victoires. Après tout, Ottawa n'a pas goûté à un championnat d'une équipe professionnelle depuis les Lynx au baseball en 1995.

L'entraîneur-chef du Fury, Marc Dos Santos... (Photo Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 2.0

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L'entraîneur-chef du Fury, Marc Dos Santos

Photo Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

Marc Dos Santos ne s'inquiète pas de la réponse de ses joueurs. Il s'est assuré de construire son club en attirant des gagnants avec l'expérience des grands matches.

«Romuald Peiser, Julian De Guzman, Sinisa Ubiparipovic, Tommy Heinemann, Richie Ryan, Ryan Richter, Rafael Alves. Ce sont tous des joueurs qui ont joué des matches où l'enjeu était grand. Ils ont gagné des championnats. Je ne suis même pas inquiet de ce côté. Nous avons des joueurs d'expérience. En fin de compte, notre sort va se jouer dans un match de 90 minutes. Il n'y a pas de lendemain. L'équipe la mieux préparée va l'emporter.»

Peu importe le résultat, l'entraîneur des Ottaviens gardera la tête haute. «Nous respectons le Minnesota, mais ce respect est mutuel. C'est incroyable tout le respect que nous avons gagné en deux ans. D'autres équipes de la ligue sont là depuis cinq ans et n'ont pas encore gagné ce respect.»

Des remplaçants à la hauteur

Voulant éviter les blessures (et les cartons rouges) à ses meilleurs joueurs, le Fury a laissé plusieurs éléments à Ottawa pour son dernier match à Atlanta, mais Marc Dos Santos a donné la note de passage à ses remplaçants, qui seront maintenant mieux préparés à intervenir en cas de blessure d'ici la demi-finale de dimanche.

«Marcel DeBellis (gardien) a confirmé ce que nous savions à son sujet. Il n'a eu aucune chance sur le coup franc survenu dès la troisième minute de jeu. Même Romuald Peiser n'aurait probablement pas pu résister. Il est resté fort mentalement pour effectuer d'autres beaux arrêts pour empêcher le score de monter à 2-0. En attaque, Aly Alberto Hassan a amorcé seulement trois matches cette année. Chaque fois, il a compté. Au milieu du terrain, Jérémie Gagnon-Laparé et Drew Beckie jouaient ensemble pour la première fois. Ils ont bien réagi avec Ugur Albayrak.»

Falvey et Ryan évalués quotidiennement

Bonne nouvelle pour le Fury, le capitaine Richie Ryan a repris l'entraînement et jusqu'à présent, tout semble bien se dérouler.

Blessé au muscle ischio-jambier de la cuisse gauche il y a trois semaines, il commence à peine à retrouver la forme. Son statut demeure incertain pour le match de dimanche, mais tout est mis en place pour qu'il soit de la partie. Le Fury n'a perdu qu'un seul match cette saison quand Ryan est dans la formation.

Le cas du défenseur Colin Falvey demeure nébuleux. Blessé samedi, il n'a pas encore repris l'entraînement. Son mollet le fait encore souffrir. L'Irlandais est prêt à accepter une injection pour réduire la douleur, mais Marc Dos Santos ne voudra pas l'envoyer dans la mêlée s'il n'est pas en mesure d'aider l'équipe. Les deux joueurs seront en observation toute la semaine.

Le FC United, une machine à buts

Le Fury sait qu'il en aura plein les bras à sa première participation aux séries de la NASL dimanche.

Le FC United du Minnesota compte sur la meilleure attaque de la ligue. Ils ont marqué 54 buts en 30 parties, soit 12 de plus qu'Ottawa. Ils ont aussi dominé la saison automnale avec 39 buts en 20 matches. C'est deux buts de plus que le Fury au deuxième rang. À lui seul, Christian Ramirez a inscrit 12 buts.

Là où les Ottaviens se démarquent, c'est sur le plan défensif. Le Fury a mené la ligue avec 23 buts accordés en 30 matches. Le FC United en a concédé 39, au quatrième rang de la ligue. «Chaque erreur peut être fatale contre cette équipe dans un match d'élimination. Il faudra être organisé et concentré. En même temps, il ne faut rien laisser sur le terrain. Il faudra tout donner pour passer à la finale», a expliqué le gardien Romuald Peiser, qui a été trompé trois fois en trois matches contre le Minnesota en saison régulière.

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