Deuxième place controversée

L'entraîneur-chef du Fury, Marc Dos Santos, croit que... (Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit)

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L'entraîneur-chef du Fury, Marc Dos Santos, croit que le bris d'égalité devrait tenir compte des face à face entre les deux équipes, comme en Europe.

Simon Séguin-Bertrand, archives LeDroit

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Le classement final des saisons printanières et automnales de la NASL a laissé un goût amer dans la bouche des joueurs et des dirigeants du Fury d'Ottawa.

L'équipe de la capitale nationale a dû se contenter du deuxième rang même si elle a maintenu la même fiche (15-11-4) que New York tout en conservant le même différentiel de buts marqués/accordés de +19. Finalement, le Cosmos a pu mettre la main sur le premier rang en raison de ses 49 buts comptés contre 42 pour Ottawa.

La méthode employée pour départager les deux clubs de tête ne tient pas la route aux yeux du milieu de terrain écossais Nicki Paterson. Cette façon de faire assure l'avantage du terrain au Cosmos pour le match de championnat en cas de victoire dans sa demi-finale contre Fort Lauderdale.

«Nous avons le même différentiel de buts marqués/accordés. Pourquoi les buts comptés ont-ils plus de poids que les buts accordés?»

La question est légitime. Pour Paterson, le bris d'égalité devrait se décider en tenant compte du face à face entre les deux équipes. Évidemment, il prêche pour sa paroisse parce que le Fury a eu le dessus sur New York avec une victoire de 4-1, un verdict nul de 0-0 et une défaite de 1-0.

Son entraîneur-chef, Marc Dos Santos, est toutefois du même avis. Québécois d'origine portugaise, Dos Santos suit passionnément tous les championnats européens. Généralement, le premier bris d'égalité passe par l'historique de la saison entre les deux formations impliquées.

«Pour moi, le différentiel de buts devrait être le deuxième bris. La majorité des championnats européens ont recours aux matches disputés entre deux équipes égales pour déterminer le classement. À ce chapitre, nous sommes en avance sur New York.»

Les règles de la NASL étaient cependant connues d'avance et le Fury n'a pas le choix de s'y conformer. Ça ne changera pas l'opinion de Dos Santos sur la saison de rêve que vient de connaître son club.

«Nous n'avons perdu que quatre matches sur 30. New York, une formation bien mieux nantie que nous sur le plan financier, a eu besoin du deuxième bris d'égalité pour nous devancer. Nous sommes les champions de la saison d'automne. Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli.»

Marc Dos Santos aurait pu forcer la note et envoyer sa meilleure formation sur le terrain à Atlanta samedi dernier pour s'assurer du premier rang, mais il ne tenait pas à choisir son adversaire de la demi-finale.

«Nous avons une fiche d'une victoire, une défaite et une nulle contre les trois autres clubs des séries: New York, Minnesota et Fort Lauderdale. Peu importe l'adversaire, le défi allait être grand et j'avais confiance d'y aller avec une rotation de joueurs à Atlanta.»

Le Fury a égalé ce match 1-1 même si les Silverbacks avaient déployé leur meilleure formation pour compléter leur saison à domicile. «J'ai souvent dit que j'avais confiance à mon groupe de joueurs. Je devais le prouver par des actions. Nous sommes parvenus à étirer notre séquence à 12 matches sans défaite. Ça démontre la profondeur de notre club.»

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