Un compteur inattendu chez le Fury

L'attaquant Sinisa Ubiparipovic (10).... (Étienne Ranger,  Archives LeDroit)

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L'attaquant Sinisa Ubiparipovic (10).

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Rendu à l'âge où le déclin guette la majorité des joueurs de soccer, Sinisa Ubiparipovic semble plus revigoré que jamais.

Joueur par excellence de la 13e semaine du calendrier automnal de la NASL et décoré de trois nominations dans l'équipe d'étoiles de la semaine du circuit professionnel nord-américain, le milieu de terrain de 32 ans partage le premier rang du classement des compteurs du Fury d'Ottawa avec ses quatre buts et 11 points en 21 parties. Tommy Heinemann a la fiche inverse: sept buts, quatre mentions d'aide.

À sa première année avec le Fury, l'Américain d'origine yougoslave avait marqué quatre buts et totalisé sept points en 20 parties. Dimanche, ses deux buts contre le FC Edmonton ont contribué à propulser les Ottaviens dans le tableau des séries éliminatoires.

Le #10 du Fury a longtemps été un protégé de l'entraîneur-chef Marc Dos Santos avec l'Impact de Montréal. Sa complicité avec le joueur avait toutefois été mise à rude épreuve dans la capitale nationale.

«À mon avis, il n'était pas en grande forme quand il nous est arrivé de l'Impact l'an dernier. Il avait des doutes par rapport à la position où nous voulions le faire jouer. Il a fallu créer de nouvelles habitudes chez lui. Il a accepté son nouveau rôle en travaillant d'une façon différente. Le succès a suivi et quand je le regarde sur le terrain, je vois un athlète qui a retrouvé le plaisir de jouer», a avancé l'entraîneur après la victoire historique du Fury dimanche.

La majorité des points de Ubiparipovic sont venus dans les quatre dernières victoires du club, mais celui qui a passé cinq saisons en MLS ne pense pas nécessairement qu'il vient d'éclore, à 32 ans.

«Les statistiques ne le démontraient pas depuis le début de la saison, mais je me sentais très bien sur le terrain. Je suis en confiance. Je prends plus de risques pour foncer dans la surface de réparation. Toute l'équipe joue bien présentement. Je pense que ma contribution est plus évidente parce que nous gagnons.»

Une équipe soudée

Membre du Fury depuis la première heure, Ubiparipovic n'en revient pas de la façon dont l'équipe a solidifié ses liens cette année. «Nous nous sommes plus rapprochés en trois mois cette année que toute l'année dernière. Les résultats sur le terrain sont probants.»

Fier d'avoir aidé son club à participer aux séries de la NASL dès sa deuxième saison dans le circuit, Ubiparipovic n'a pas l'intention de s'arrêter là. «Nous avons travaillé fort toute l'année pour sécuriser notre place en séries. C'est bien d'avoir cette garantie avec encore quatre matches à jouer, mais il reste encore trop sur la table pour baisser notre garde.»

Dimanche, quand les journalistes lui ont fait remarquer qu'il s'agissait de son premier match de deux buts avec le Fury, le joueur du match n'a pas mis de temps à répondre. «J'espère que ça ne sera pas le dernier.»

À 32 ans, «Ubi» est devenu une pièce maîtresse du club avec le capitaine Richie Ryan au milieu du terrain. Et dire que Julian De Guzman, autre membre de la ligne centrale et capitaine d'Équipe Canada, a effectué un retour au jeu en fin de match dimanche... Vraiment, les morceaux semblent tomber en place pour le Fury.

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