Le Fury se méfie des Rowdies

Les Rowdies de Tampa Bay ont remporté seulement... (Martin Roy, LeDroit)

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Les Rowdies de Tampa Bay ont remporté seulement un match en huit sorties depuis le début de la saison automnale.

Martin Roy, LeDroit

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Trois jours plus tard, on sent que les joueurs, les dirigeants du Fury d'Ottawa sont toujours très fiers de ce qu'ils ont accompli. En soutirant un verdict nul de 0-0 au puissant Cosmos de New York, mercredi à la Place TD, ils ont prouvé une fois pour toutes qu'ils appartiennent à l'élite de la North American Soccer League.

En se levant samedi matin, ils devront cependant redescendre sur terre.

Un défi complètement différent s'offrira à eux en soirée, quand ils retrouveront leur terrain et leurs partisans pour affronter les Rowdies de Tampa Bay.

Au premier coup d'oeil, le club de l'ouest de la Floride semble bien efficace. Il occupe le quatrième rang du classement général de la NASL. Il participerait aux séries éliminatoires, si elles débutaient cette semaine.

Le hic, c'est qu'ils ont accumulé les trois quarts de leurs points durant la saison printanière.

Depuis la reprise des activités pour la saison automnale, rien ne va plus. Les Rowdies ont remporté une seule de leurs huit dernières parties. Le propriétaire vient de faire le grand ménage, congédiant son entraîneur-chef et son directeur général.

«C'est justement dans des situations comme celle-là qu'il faut se méfier d'un adversaire», lance Richie Ryan.

«L'ancien manager est parti. Tous les joueurs veulent impressionner le nouveau manager. Il faudra être prudent. Il faudra se méfier d'eux parce qu'ils pourraient nous botter le derrière», ajoute rapidement le milieu de terrain irlandais.

L'entraîneur-chef Marc Dos Santos, cartésien, est capable de dresser un schéma complet du défi que représente son prochain adversaire.

Il commence bien sûr par servir le même argument que son capitaine. Les équipes qui viennent de subir un changement d'entraîneur jouent généralement avec émotion, dit-il. Il invoque ensuite la course aux séries. «Ils veulent conserver leur place dans les quatre premiers au classement. Ils savent qu'ils ont un match de six points à jouer contre nous.»

Il rappelle enfin que l'alignement des Rowdies n'a pas trop subi de changements dans les derniers mois. Les joueurs qui ont connu du succès au printemps pourraient facilement retrouver leur recette gagnante, l'appliquer et recommencer à connaître du succès à l'automne.

«Affronter un chat blessé, c'est pas mal moins dangereux qu'affronter un lion blessé», déclare-t-il.

On n'est pas trop certains d'avoir compris ce qu'il voulait dire.

On le comprend parfaitement, par contre, quand il dit que le Fury devra trouver une façon de jouer avec autant d'émotion que le club visiteur, samedi soir.

Ryan semble d'accord... jusqu'à un certain point.

«Il faut que l'intensité et que la passion soient au rendez-vous. À la fin de la journée, il faut quand même jouer un match de soccer. Nous n'allons pas à la guerre. Il faut sortir sur le terrain et il faut s'amuser. Le plaisir, c'est le plus important à mes yeux. Rien ne procure autant de joie que la victoire. Quand tu goûtes à la victoire, tu ne veux plus que ça cesse.»

Le Fury pourrait compter sur un peu de renfort samedi soir.

Les milieux de terrain blessés Julian DeGuzman et Sinisa Uriparipovic pourraient tous les deux prendre place sur le banc des joueurs en début de partie. «Dans le cas de Sini, je suis convaincu à 99% qu'il pourrait nous donner quelques minutes durant la partie», commente Dos Santos.

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