Le Fury vise le premier rang

Le Fury est invaincu en sept parties. Le gardien... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le Fury est invaincu en sept parties. Le gardien Romuald Peiser y est pour quelque chose.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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N'allez surtout pas dire à Romuald Peiser que sa séquence d'invincibilité a pris fin.

Oui, le gardien du Fury d'Ottawa a finalement encaissé un but, après avoir fermé la porte à toutes les attaques adverses pendant près de 650 minutes. Il ne cherche pas à le nier.

«Pour moi, la séquence d'invincibilité, c'est autre chose. C'est sûr qu'on a pris un but, mais on est toujours sans défaite. C'est ça le plus important», confie-t-il.

Et il a raison. Le Fury est invaincu en sept parties. S'il fallait qu'il étire sa séquence en signant une victoire dimanche contre l'Indy Eleven, il pourrait se hisser tout en haut du tableau. La jeune formation de la capitale, au sommet du classement général de la North American Soccer League... Il s'agirait bien sûr d'une première.

«Ce serait énorme», reconnaît le Français de 35 ans, qui est débarqué à Ottawa en plein coeur de la saison inaugurale du Fury. Ça fait un an, maintenant.

«La différence d'une année à l'autre, c'est impressionnant. L'équipe, le club... Tout le monde progresse. On commence à devenir quelque chose de sérieux. Je crois que nous avons tous les ingrédients pour devenir une vraie bonne adresse en NASL.»

L'entraîneur-chef Marc Dos Santos ne demandera plus de miracles à son vétéran. Il ne s'attend pas à ce qu'il connaisse une aussi longue séquence parfaite. «De toute façon, Romuald a établi un record dans notre ligue en signant six jeux blancs consécutifs. Je ne m'attends pas à ce que ce record soit battu de notre vivant», a-t-il répété à plus d'une occasion, cette semaine.

Pour tout dire, Dos Santos redoute un peu la séquence qui débutera dimanche.

Le Fury entreprendra une des portions les plus chargées de son calendrier à domicile. Après avoir affronté les représentants d'Indianapolis, il accueillera les Silverbacks d'Atlanta le mercredi 22 juillet et les RailHawks d'Atlanta le dimanche 26 juillet.

Trois parties en huit jours.

Les gars de la capitale ont eu une autre séquence du genre, plus tôt cette saison. Elle demeure gravée dans leur mémoire. Entre le 22 et le 29 avril, ils ont encaissé trois revers consécutifs. Trois revers dans lesquels ils ont encaissé neuf buts. Dans ces rencontres, ils ont probablement joué leur pire soccer de la saison.

Foi de Peiser, le scénario ne se répétera pas. «Nous avons été un petit peu malchanceux dans cette séquence en avril, estime-t-il. Je me souviens du premier, contre Edmonton. Nous avons peut-être manqué un tout petit peu de maturité quand on menait 1-0. Nous avons été un peu impatients, aussi, dans le match suivant contre Fort Lauderdale. Nous avons beaucoup appris de ces défaites. La preuve, c'est que nous avons connu beaucoup de succès à domicile depuis.»

Peiser, soit dit en passant, fracassera un record d'équipe dimanche, en faisant partie du onze partant dans un 28e match consécutif.

Pour la suite, il faudra attendre.

Dos Santos demeure assez vague quand on lui parle de l'utilisation de son effectif dans les prochaines rencontres.

Il dit se concentrer exclusivement sur le Indy Eleven. Il dit que cette façon de procéder lui empêchera de revivre le cauchemar d'avril.

«Je ne vais pas répéter mes erreurs. En avril, j'étais toujours préoccupé par le roulement de l'effectif. Je pensais trop à ce qui s'en venait. Cette fois, nous allons tous vivre dans le moment présent. Quand Indy sera reparti, nous penserons à Atlanta.»

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