Profond sentiment d'attachement

En Outaouais pour les vacances, Émylie Girard retournera... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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En Outaouais pour les vacances, Émylie Girard retournera bientôt en France, où l'attend l'ASPTT Albi.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Les vacances d'Émylie Girard sont presque terminées.

La joueuse de soccer native de Cantley devra bientôt quitter sa famille afin de reprendre sa carrière, en France. Cette année, toutefois, ce sera spécial. Quand elle quittera sa région natale, ce sera - en quelque sorte - pour mieux rentrer chez elle.

Elle vient de signer un contrat avec l'équipe qui lui a donné sa première chance en Europe, l'ASPTT Albi.

Girard n'était qu'une ado, en 2009, quand elle s'est jointe à ce club féminin qui évolue dans une modeste commune du Sud Ouest de la France. À l'époque, l'ASPTT évoluait en deuxième division.

Après quelques années, elle a choisi de quitter parce qu'elle avait l'opportunité de faire le saut en D1.

Ses anciennes coéquipières, qu'on surnomme les jaunardes, ont été promues à leur tour dans le meilleur championnat féminin de l'Hexagone au début de la saison 2014-15.

Sans contrat, cet été, la Québécoise a choisi de rentrer. Sentait-elle qu'elle avait une dette morale envers les gens qui lui ont accordé sa première opportunité?

«Pas une dette morale. Je dirais plutôt que j'avais un profond sentiment d'attachement», a répondu la jeune femme de 23 ans, lorsque rencontrée au Centre Santé Universelle de Gatineau, où elle s'entraîne durant ses vacances.

«Le club d'Albi, c'est vraiment une belle organisation. J'ai passé de belles années là.»

«À sa première année en D1, un club n'est jamais certain de rester. Il y a toujours un risque qu'il redescende. L'an dernier, Albi a terminé tout juste derrière les plus grosses écuries. C'est vraiment une belle équipe. Elle joue dans le troisième meilleur stade de la ligue, derrière celui du PSG et celui de l'Olympique Lyonnais. Elle se produit devant des foules de 1500 à 2000 spectateurs. Elle mise sur une grosse base de fans...»

Dans quelques semaines, quand la saison débutera, les supporters retrouveront une Émylie transformée. Rien à voir avec la joueuse qu'ils ont connue en 2009.

«Rien à voir, martèle-t-elle. Déjà, il y a l'âge. J'avais 17 ans quand je suis arrivée. J'étais obligée de m'organiser toute seule. Il y a donc eu une bonne période d'adaptation. Là, j'ai 23 ans. Je ne suis pas encore très expérimentée, mais j'ai un peu plus d'expérience. J'ai toujours été une joueuse qui mouille le maillot, qui a hâte de jouer. La grosse différence, maintenant, c'est la maturité.»

ATTENDRE L'APPEL DU PAYS

Par un drôle de hasard, Émylie Girard s'est accordé des vacances au Canada pendant que le pays vibrait au rythme de la Coupe du monde féminine de la FIFA.

Elle a choisi de ne pas assister aux matches qui étaient présentés à la Place TD ou au Stade olympique.

«Moi, je n'ai pas envie de suivre. J'ai envie de participer. J'ai deux semaines de vacances à Noël et deux semaines de vacances l'été. J'aime mieux consacrer ce temps aux gens qui me sont chers. Mes temps libres, je les consacre à l'entraînement, histoire d'être prête quand je recevrai l'appel de mon pays.»

On ignore quand cela va se produire. Soccer Canada ne semble pas très bien connaître cette ancienne du programme Sport-Études de l'école secondaire Nicolas-Gatineau.

«Pourtant, j'affronte des joueuses de calibre international en France. À moi de travailler plus fort pour me faire remarquer», lance-t-elle.

sstlaurent@ledroit.com

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