Engouement grandissant pour le soccer

John Pugh, le président du Fury.... (MARTIN ROY, Archives, LeDroit)

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John Pugh, le président du Fury.

MARTIN ROY, Archives, LeDroit

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La Coupe du monde féminine 2015 de la FIFA a généré des retombées économiques intéressantes pour la Ville d'Ottawa au mois de juin. Les neuf matches disputés dans la capitale nationale ont presque tous affiché complet.

Même le Fury d'Ottawa a pu surfer sur la vague du Mondial dimanche dernier. Son premier match de la saison automnale de la NASL a attiré 6150 spectateurs, la meilleure foule en six matches en 2015. Le président du club, John Pugh, croit que l'engouement suscité par la présence des meilleures joueuses au monde à Ottawa est en partie responsable de ses succès aux guichets.

«Il y a une foule de facteurs qui doivent entrer en ligne de compte, mais pendant le Mondial du mois de juin, nous avons rencontré beaucoup de partisans qui n'étaient jamais venus au parc Landsdowne fraîchement rénové. Oui, il y a le stade, mais le parc dans son ensemble, avec ses restaurants, ses bars, son cinéma, offre une expérience nouvelle.»

John Pugh a ajouté que les matches de la Coupe du monde avaient été d'une qualité exceptionnelle. Il a fait allusion au duel mythique entre la Côte-d'Ivoire et la Thaïlande dont le jeu décousu, mais endiablé est parvenu à soulever les passions des puristes du sport. «Avec ce qu'ils ont vu sur le terrain et l'expérience Landsdowne, je crois que des partisans sont partis d'ici en se disant qu'ils allaient revenir voir des matches du Fury.»

Après six matches cette saison, le Fury a attiré une foule moyenne de 4673 spectateurs. L'an dernier, entre le stade de l'Université Carleton et la Place TD, la moyenne d'assistance avait été de 4491 spectateurs par match. John Pugh admet qu'il est plus difficile de déplacer les gens vers le stade pendant que les séries de la LNH battent leur plein et qu'il fait froid en avril, mais il croit se diriger dans la bonne direction.

«Si les femmes de la Coupe du monde ont réussi à remplir le stade avec des foules de 22 000 spectateurs, il doit bien y avoir un appétit pour du soccer de haut niveau ici. Comme partout ailleurs, ce sont les victoires qui vont créer de l'enthousiasme chez les partisans. Notre équipe est meilleure cette année. Nous sommes dans une séquence sans défaite de six matches où nous n'avons pas accordé de but. Ça aussi, ça génère de l'intérêt.»

Plus près des jeunes

L'équipe ottavienne commence aussi à sentir les bienfaits de son nouveau programme «Fury Fanatics» qui permet aux jeunes joueurs de soccer de la région d'Ottawa/Gatineau à assister aux matches gratuitement et de fréquenter les joueurs. «Le programme a mis du temps à mettre en place, mais nous commençons à constater des résultats. Les jeunes se rapprochent de nos joueurs. Ils connaissent nos vedettes: Richie Ryan, Julian De Guzman, Romuald Peiser, Colin Falvey, Tom Heinemann et Oliver Minatel.»

Désormais, John Pugh pense miser sur une base solide de 5000 partisans et il voudra tranquillement augmenter ce nombre au fil des ans à l'image de l'Impact de Montréal, qui a attiré des foules similaires à celles du Fury avant de passer le cap des 10 000 spectateurs en NASL et celui des 20 000 spectateurs en MLS.

jfplante@ledroit.com

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