La rivalité sino-américaine renaît

La troupe américaine de Jill Ellis arrive à... (PATRICK WOODBURY, LeDroit)

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La troupe américaine de Jill Ellis arrive à Ottawa moins reposées que les Chinoises.

PATRICK WOODBURY, LeDroit

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Les États-Unis ont remporté deux éditions du Mondial féminin de la FIFA dans leur histoire. La dernière fois, en 1999, c'était devant une foule record de 90185 spectateurs au Rose Bowl de Los Angeles. Leurs adversaires? La Chine.

Les deux équipes ne sont jamais rencontrées par la suite en Coupe du monde. Seize ans plus tard, leurs chemins vont se croiser devant les gradins bondés du stade de la Place TD d'Ottawa. Cette fois, une place en demi-finale sera à l'enjeu. Les Américaines ont toujours atteint cette étape lors des six premières éditions de la Coupe du monde. La Chine, elle, est en reconstruction. Elle ne s'est pas qualifiée pour le Mondial 2011 et les Jeux olympiques de 2012. Leur jeune équipe est classée 16e au monde. Elle n'a pas battu les Américaines depuis 2003 et l'histoire favorise largement les États-Unis qui ont une fiche de 32 victoires, huit défaites et 13 matches nuls contre la Chine.

L'avantage des Chinoises est d'avoir obtenu cinq jours de repos depuis leur victoire de 1-0 contre le Cameroun en huitièmes de finale. Les Américaines arrivent à Ottawa avec seulement trois jours de repos après avoir éliminé la Colombie (2-0) lundi. Ce n'est rien pour énerver la troupe expérimentée de Jill Ellis. En conférence de presse hier, la défenseure Becky Sauerbrunn respirait la confiance.

«Nous sommes chanceuses d'avoir le meilleur préparateur physique de notre sport. Nous avons eu peu de repos depuis notre dernier match, mais nous sommes prêtes à retourner au travail.»

Classées deuxièmes au monde derrière les Allemandes, les Américaines ont fait ce qu'il fallait pour accéder aux quarts de finale, mais elles n'ont pas encore été convaincantes.

Ce soir, elles évolueront devant plusieurs milliers de partisans venus les appuyer depuis le pays de l'Oncle Sam. Elles ne voudront pas écrire l'histoire en devenant la première équipe américaine à rater les demi-finales. Plusieurs questions de journalistes américains portaient sur la pression hier, mais Becky Sauerbrunn avait une réponse toute prête sur le sujet.

«Cette équipe performe mieux sous pression. On se met assez de pression pour être la meilleure équipe tous les soirs. On s'attend à gagner tous les matches alors on est habituée à la pression.»

Sur papier, les «USA» ont une équipe explosive, mais après quatre matches, l'équipe n'a marqué que six buts. L'entraîneuse Jill Ellis ne voulait rien entendre des critiques à l'endroit de son attaque hier. «Défensivement, nous avons été brillantes. En attaque, nous avons créé des chances. Il faut simplement prendre les bonnes décisions.»

Dans le camp chinois, l'entraîneur Hoo Wei a repoussé toutes les références à la finale de 1999 et les défaites des dernières années face aux Américaines. «Tout peut arriver sur le terrain. Le passé, c'est le passé. Nous sommes prêts à tout. La défaite de 1999 n'était qu'un match. Nous ferons de notre mieux pour gagner le prochain.»

La presse américaine a bien tenté d'arracher un peu de croustillant aux Chinois en leur demandant ce qu'une victoire contre les États-Unis signifierait pour leur pays. Rien à faire.

«Nous voulons gagner contre toutes les équipes. Pas juste contre les États-Unis. Nous voulons gagner pour nous», a insisté la capitaine Wu Haiyan.

En tirs de barrage?

Les deux équipes ont affirmé être en constante progression pendant ce tournoi. Les deux équipes ont avancé qu'elles n'avaient pas encore joué leur meilleur soccer.

Ce soir, il n'y a qu'une équipe qui pourra progresser. Aucun des huit matches des huitièmes de finale n'a nécessité les tirs de barrage. En 1999, c'est de cette façon que les Américaines avaient mis la main sur le titre contre les Chinoises. Un scénario similaire ce soir?

PATRICK WOODBURY, LeDroit

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