Intense mais civilisée

La sélectionneuse allemande Silvia Neid n'a qu'une chose... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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La sélectionneuse allemande Silvia Neid n'a qu'une chose en tête: finir en tête de son groupe.

Patrick Woodbury, LeDroit

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À l'aube du deuxième programme double du Mondial féminin de la FIFA à Ottawa, l'heure est déjà aux matches cruciaux pour les quatre équipes qui composent le groupe B.

Si l'issue des deux premiers matches ne laissait planer aucun doute dimanche dernier, l'histoire sera bien différente à la Place TD ce soir. L'Allemagne et la Norvège feront les frais du premier duel (16h) aux allures de quart de finale. Les gagnantes devraient prendre le premier rang du groupe B. Dans le match de 19h, la Côte d'Ivoire et la Thaïlande lutteront pour leur survie. Les deux nouvelles venues en Coupe du monde voudront gagner ce match afin d'espérer passer à la ronde éliminatoire.

Il ne devrait pas y avoir de matches à sens unique ce soir dans la capitale nationale et tous les espoirs seront permis pour les quatre équipes. Le choc entre l'Allemagne (1er rang mondial) et la Norvège (11e) est attendu par des millions de partisans du ballon rond en Europe. La victoire de 4-0 de la Norvège contre la Thaïlande a obtenu les meilleures cotes d'écoute de 2015 pour un match de soccer dans le pays scandinave et l'écrasante victoire de la Mannschaft a été vue par plus de 5 millions de téléspectateurs allemands.

Les deux formations européennes se sont affrontées 38 fois par le passé. L'Allemagne (19-14-5) a un léger avantage historique. Elle a aussi remporté le dernier affrontement par la marque de 3-1 en 2014. Les Allemandes ont gagné la Coupe du monde à deux reprises en 2003 et 2007. La Norvège a été championne en 1995. La rivalité est intense, mais civilisée entre les deux puissances du soccer féminin.

«Il y a une rivalité entre nos deux équipes, mais pas au point de se détester. Il y a un respect mutuel entre nous. Elles n'aiment pas jouer contre nous et nous allons essayer de maintenir cette tradition, mais ce sera à notre tour d'être négligées dans ce match», a lancé la capitaine norvégienne, Trine Ronning.

Ajuster le tir?

Du côté de la Mannschaft, Simone Laudehr a fait sourciller ses journalistes nationaux en mentionnant que la Norvège représentait un grand défi et que son équipe allait devoir ajuster son jeu par rapport à ses adversaires. Pourquoi ne serait-ce pas le contraire étant donné la position de force des Allemandes?

«Nous voulons dominer le jeu en pratiquant notre style, mais nous les connaissons bien et nous n'avons pas le choix de considérer leur façon de jouer aussi», a répondu la défenseure.

Chose certaine, les Allemandes sont gonflées à bloc par rapport à leur victoire écrasante de 10-0 contre la Côte d'Ivoire. Une victoire qui a rappelé celle de 11-0 contre l'Argentine en 2007, l'année de leur dernier sacre mondial.

«Nous n'avons pas fait l'association sur le coup, mais après le match, certaines joueuses se sont souvenues de 2007. Il n'y a toutefois pas d'association à faire entre cette victoire et une éventuelle victoire ici», a signalé Simone Laudehr.

Pour sa part, la sélectionneuse allemande, Silvia Neid, n'a pas eu peur des mots. «Nous travaillons dans le but de gagner le championnat. Ce match est important. Je ne cacherai pas que notre premier objectif est de finir en tête de notre groupe.»

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