Mondial féminin: les guichets presque fermés

Les meilleures joueuses au monde évolueront à guichets... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Les meilleures joueuses au monde évolueront à guichets fermés, ou presque, à six reprises dans les trois prochaines semaines.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le Rouge et Noir d'Ottawa a rempli les 24000 places du stade de la Place TD à chacun de ses neuf matches de sa première saison dans la Ligue canadienne de football.

Au soccer, le Fury d'Ottawa n'a jamais réalisé l'exploit. Il a attiré 14593 partisans à son premier match au parc Lansdowne contre le Cosmos de New York en 2014, mais c'est la Coupe du monde féminine de la FIFA qui aura l'honneur de remplir le stade pour la première fois dans ce sport. Encore mieux, les meilleures joueuses au monde évolueront à guichets fermés, ou presque, à six reprises dans les trois prochaines semaines.

Il reste moins de 1000 billets à écouler pour le match des quarts de finale du 26 juin et plus de 85% des billets pour les deux premiers matches de dimanche ont trouvé preneurs. Ce n'est pas banal, surtout que l'équipe canadienne ne sera pas en action dans la capitale nationale pendant la phase préliminaire du tournoi.

Les billets s'envolent encore plus rapidement depuis que les équipes nationales de l'Allemagne, de la Norvège, de la Thaïlande et de la Côte d'Ivoire sont débarquées en ville. «Les gens ont eu la chance de croiser les joueuses ici et là en ville. Ils peuvent s'identifier à des visages. Les communautés se rangent derrière leur équipe. On sent un engouement certain», explique Valerie Hughes, directrice générale de l'événement à Ottawa.

Un sport en progression

Au-delà de la fibre patriotique, Valerie Hughes juge que la vente de billets a été propulsée par l'intérêt grandissant pour le soccer au Canada. «Nous avons plus de 50000 joueuses dans la région. On parle du plus haut niveau de compétition de la FIFA qui n'arrive qu'une fois aux quatre ans. À Ottawa, les gens ont décidé que c'était l'occasion d'une vie de prendre part à un événement grandiose. Les chances qu'un tournoi de la sorte revienne ici de leur vivant sont très minces.»

Attirer près de 24000 personnes à six reprises en trois semaines peut s'avérer un défi périlleux, mais Valerie Hughes signale que la région d'Ottawa/Gatineau est toujours présente lors d'événements d'envergure.

«La réponse du public a été phénoménale pour le Mondial U20 masculin de la FIFA en 2007. Nous avions établi un record d'assistance au Championnat du monde de hockey junior en 2009. La dernière coupe Grey a été un succès monstre. Même chose pour les Jeux de la francophonie en 2001. Les gens savent qu'ils ont la chance de faire partie de l'histoire. Ils ont conservé de bons souvenirs de nos moments historiques et ils en veulent toujours plus!»

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