Mondial féminin: les Allemandes ont soif de victoire

Sa mère est française et son père est... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Sa mère est française et son père est camerounais. Mais Célia Sasic joue pour l'équipe nationale allemande, étant née à Bonn.

Patrick Woodbury, LeDroit

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S'il y a un visage que les amateurs du ballon rond de la région d'Ottawa-Gatineau apprivoiseront lors du prochain Mondial féminin de la FIFA, c'est bien celui de Célia Sasic.

Avec 57 buts en 104 matches internationaux à son actif, l'attaquante de 26 ans sera l'une des plus prolifiques marqueuses à passer par le stade de la Place TD. Née d'une mère française et d'un père camerounais, elle représentera l'Allemagne. Après tout, c'est dans ce pays qu'elle a vu le jour, plus précisément à Bonn. Née sous le nom de Okoyino da Mbabi, elle a changé son nom en épousant le joueur de soccer croate Milan Sasic. Elle parle couramment cinq langues, dont le français, bien sûr.

La Mannshchaft est débarquée à Ottawa dimanche et passera passablement de temps dans la capitale puisqu'elle disputera deux matches de la phase des groupes au parc Landsdowne. Puissance mondiale numéro un, elle devrait aussi disputer un match des huitièmes de finale dans la région. Célia Sasic aura donc amplement le temps de devenir la coqueluche de la Place TD.

«Je suis contente d'être parmi vous. À la maison, c'est en Français que l'on se parle et j'aime toujours visiter ma famille en France», raconte celle qui mènera la redoutable attaque de l'Allemagne dès dimanche contre la Côte-d'Ivoire.

Même si elle est encore jeune à 26 ans, la réputation de Célia Sasic n'est plus à faire dans le monde du soccer. Championne du monde U19 en 2004, médaillé de bronze olympique en 2008, championne d'Europe en 2009 et 2013, vainqueur de la Coupe d'Allemagne en 2014 et de la Ligue des champions en 2015 avec son club de Francfort, elle a aussi fait partie de la dernière équipe d'étoiles de l'Euro 2013.

Son objectif au cours du prochain mois est bien simple. Ramener un troisième titre de championnat du monde en Allemagne. Son pays avait raflé les titres en 2003 et 2007, mais il avait dû se contenter de la quatrième place en 2011.

«Le tournoi de 2011 n'a pas été notre meilleur, mais cette expérience a forgé notre caractère. Toute l'équipe joue à un très haut niveau présentement et nous sommes prêts à assumer notre premier rang mondial.»

En conférence de presse hier, les questions des journalistes nord-américains tournaient souvent autour de la pression qui accompagne le premier rang mondial, mais l'attaquante au dossard no 13 n'en avait que faire.

«Nous savons que nous sommes classées premières. Nous sommes les championnes d'Europe après tout. Le tournoi que nous abordons sera très difficile à gagner. Plusieurs pays peuvent aspirer au titre. Il faut tirer profit de notre expérience. Nous avons gagné plusieurs matches d'envergure dans des situations à pression. Là, il faut le faire sur la plus grande scène. Nous sommes ici pour gagner chaque match, que ce soit contre la Côte-d'Ivoire ou les États-Unis. Les matches à pression, c'est ce qui m'amène à jouer au soccer!»

Contre la Côte-d'Ivoire

Techniquement, l'Allemagne devrait s'offrir un pique-nique dimanche contre la Côte-d'Ivoire, classée 67e au monde, et qui vient à peine d'arriver en ville hier après-midi. Les Allemandes détiennent le record du plus grand écart de buts en Coupe du monde. En 2013, elles avaient pulvérisé l'Argentine 11-0. Un nouveau record est-il à leur portée?

«Ce qu'on veut, c'est de gagner. Un à zéro, c'est suffisant pour récolter trois points. Que le score soit 1-0 ou 5-0, ça donne trois points et c'est tout ce que l'on veut. Et ça ne sert à rien de gagner par un gros pointage dans le premier match si nous retournons à la maison en quarts de finale», a expliqué la joueuse chaleureuse.

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