Julian de Guzman avec le Fury pour l'amour du soccer

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Se disant en grande forme physique et mentale, le Torontois d'origine Julian de Guzman pense avoir encore deux à trois saisons dans le corps.

Martin Roy, LeDroit

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Il a été le premier Canadien à évoluer dans « La ligua » d'Espagne et le premier canadien à obtenir le titre de joueur désigné en MLS avec le FC Toronto. Il a été sous les feux des projecteurs devant 100 000 spectateurs à Camp Nou, le mythique stade du FC Barcelone. Son compte en banque permettrait de signer les chèques de paye de tous les joueurs du Fury d'Ottawa pendant des années et pourtant, à 34 ans, c'est ici qu'il a choisi de venir mettre un terme à sa glorieuse carrière.

Julian de Guzman aurait pu finir sa carrière près ses deux enfants de 10 et 7 ans en Allemagne, mais sa passion pour le soccer l'a amené dans la capitale nationale en ce début de saison dans la North American Soccer League (NASL).

Pour faire le parallèle avec un autre sport, c'est comme si le receveur Russell Martin, maintenant des Blue Jays de Toronto, décidait de faire un dernier tour de piste dans la Ligue Can-Am avec les Champions d'Ottawa avant de prendre sa retraite définitive de son sport.

Se disant en grande forme physique et mentale, le Torontois d'origine pense avoir encore deux à trois saisons dans le corps. Capitaine de l'équipe nationale canadienne en cette année de la Gold Cup, son désir de mousser la popularité du soccer à l'échelle du pays était supérieur à ses ambitions pécuniaires.

Le Fury comblé

Le Fury d'Ottawa s'estime très chanceux de miser sur ce milieu de terrain de classe internationale. « C'est le joueur par excellence de notre franchise. Ça va arriver une fois en 100 ans que le capitaine d'Équipe Canada soit un joueur de la NASL qui joue avec le Fury. Ce rôle revient habituellement à un joueur de la MLS. Si Julian voulait de l'argent, il serait ailleurs. Il voulait vraiment être avec nous. Pour le Fury, c'est une addition inespérée. Il nous apporte une crédibilité instantanée », explique l'entraîneur-chef Marc Dos Santos.

Placé en milieu de terrain, ce n'est pas Julian de Guzman qui va remplir le filet adverse, mais Dos Santos assure que son joueur étoile répond aux attentes depuis qu'il porte l'uniforme du Fury.

« Il a besoin de s'adapter à notre ligue. Il est parti de Dallas (MLS) pour jouer en Grèce et il n'était pas encore avec nous pendant le camp d'entraînement. Cependant, il nous permet déjà de contrôler le ballon plus qu'avant. C'est un joueur très intelligent dans son mouvement et il excelle quand nous n'avons pas le ballon. Dans le vestiaire, il parvient à calmer les troupes.

Son comportement et son humilité font en sorte qu'il nous en donne encore plus que je pensais », ajoute Dos Santos.

Pas une question d'argent

Julian de Guzman sourit quand on lui demande d'expliquer sa réelle motivation de venir à Ottawa dans un club où l'enveloppe salariale est au moins cinq fois inférieure à celle de l'Impact de Montréal et où aucun joueur ne touche 100 000 $.

« J'ai joué dans les plus grandes ligues au monde en Espagne, en Allemagne, en MLS et plus récemment en Grèce. J'ai eu ma part de succès et j'ai amassé passablement d'argent en cours de route, suffisamment pour assurer l'avenir financier de mes enfants et probablement de leurs propres enfants. »

À ses derniers miles en carrière, l'attaquant de 5' 7" voulait se rapprocher du soccer canadien. « Je suis capitaine de l'équipe nationale et j'aimerais contribuer à faire grandir mon sport ici. La mise en scène était parfaite à Ottawa. C'est un club de deuxième année dans la NASL. Les outils sont là pour qu'il devienne un bon club et j'aimerais pouvoir le lancer. »

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