Le Fury s'écroule

Oliver Minatel du Fury d'Ottawa.... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Oliver Minatel du Fury d'Ottawa.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Les espoirs du Fury d'Ottawa d'accéder au deuxième tour du Championnat canadien Amway se sont envolés en seulement 10 minutes en toute fin de match contre le FC Edmonton hier soir.

Propulsé par le but compté à la 65e seconde de jeu d'Oliver Minatel, le Fury a été une force sur le terrain de la Place TD hier, mais tout s'est écroulé à partir de la 83e minute quand Daryl Fordyce a créé l'égalité 1-1 alors qu'il venait de faire son entrée sur le terrain. Lance Laing, lui aussi une substitution tardive, a donné l'avance aux «Eddies» cinq minutes plus tard et pendant que les locaux tentaient désespérément de créer l'égalité dans les arrêts de jeu, Tomi Ameobi a ajouté un troisième but.

En un rien de temps, le Fury a vu la victoire lui glisser entre les mains pour se transformer en échec de 3-1. La bonne nouvelle, c'est que peu de partisans auront été témoins de cet effondrement. En rivalisant avec les séries éliminatoires de la LNH, plus particulièrement le match entre les Sénateurs et le Canadien, le Fury a annoncé une foule de 2402 spectateurs, mais seulement une poignée de ceux qui s'étaient procuré des billets se sont pointés au stade en cette soirée frisquette du mois d'avril.

Les hommes de Marc Dos Santos auront l'occasion de se racheter dans la deuxième manche de cette série de 180 minutes mercredi prochain à Edmonton, mais la côte sera difficile à remonter puisque les buts compter à l'étranger pèsent plus lourd dans la balance. Pour avoir de privilège de se frotter aux Whitecaps de Vancouver en demi-finale du championnat canadien, le Fury devra gagner par trois buts.

DOS SANTOS ATTERRÉ

L'entraîneur-chef du Fury donnait l'impression d'avoir été frappé par un train dans son point de presse d'après match. Quand on lui a demandé ce qui s'était passé, il a haussé les épaules.

«Je ne sais pas. Il faudra voir la bande-vidéo. Ce que je sais, c'est que nous avons été la meilleure équipe sur le terrain pendant 75 minutes. À la mi-temps, on aurait pu avoir une avance de 2-0 ou de 3-0. Nous avons manqué de belles occasions. Mais à 1-1, nous avons perdu notre calme. Nous avons eu de la difficulté à nous ajuster. On aurait dit qu'on poussait trop fort pour reprendre l'avance.»

Marc Dos Santos savait aussi que son club venait de se creuser un trou en encaissant trois buts.

«Ça va être difficile de nous en remettre. À 1-1 ou 2-1, on pourrait leur donner une bonne bataille la semaine prochaine. Nous avons maintenant besoin de trois buts de plus qu'eux.»

Non seulement l'entraîneur québécois avait du mal à accepter la défaite, il ne digérait pas la décision ratée des officiels sur une main des Eddies dans la surface de réparation quand le pointage était 2-1. Plus tôt dans le match, Edmonton avait eu droit à un pénalty parce que Ryan Richter avait commis la même infraction, mais le gardien Romuald Peiser avait plongé du bon côté pour arrêter le tir de Lance Laing et garder le score 1-0.

«Je suis un gars honnête. Je veux que mes enfants grandissent en sachant que leur père est honnête. Ce soir, j'ai des doutes sur l'honnêteté de certaines personnes. Vous l'avez vu comme moi cette main sur le ballon. Ils ont vu la main de Richter, mais pas celle d'Edmonton. Pourquoi ne pas leur donner leur ticket pour la demi-finale tout de suite si c'est ce qu'ils veulent?»

Jfplante@ledroit.com

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