Une rivalité naissante, mais intense

Le gardien du Fury Romuald Peiser a l'habitude... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Le gardien du Fury Romuald Peiser a l'habitude des rendez-vous nationaux.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Romuald Peiser n'était pas à Ottawa l'an dernier quand le Fury a participé au premier championnat canadien de son histoire contre le FC Edmonton.

Le club albertain avait remporté le duel de deux parties pour ensuite affronter l'Impact de Montréal au deuxième tour. Cette année, le gagnant de la confrontation Ottawa/Edmonton aura le privilège de se mesurer aux Whitecaps de Vancouver, une autre équipe de la MLS.

Le gardien français de 35 ans a hâte de participer à cette première manche du Championnat canadien Amway ce soir au stade de la Place TD. Peiser goûtera à ses premiers «matches de coupe» en sol canadien ce soir et mercredi prochain à Edmonton, mais dans sa carrière, il a beaucoup vibré dans des matches de championnats nationaux.

«J'ai gagné la Coupe du Portugal en 2012. Dans ma carrière, j'ai fait quatre demi-finales, notamment en Allemagne et en France. J'adore ces matches», dit-il.

Pour le gardien titulaire ottavien, les matches de coupe ont une saveur particulière par rapport aux matches de la saison régulière.

«Les émotions sont différentes. En matches de coupe, il y a plus de folies parce qu'un club passe et l'autre meurt. La défaite ne pardonne pas comme en saison régulière où on peut se rattraper la semaine suivante. L'avantage, c'est qu'en peu de matches, tu peux gagner un trophée. Tout est possible. Pour des clubs qui n'ont pas forcément les budgets de la MLS comme nous, c'est un moyen de nous valoriser.»

Rivalité

En 2014, Ottawa avait livré un match nul de 0-0 au stade de l'Université Carleton avant de s'incliner 3-1 à Edmonton. Une rivalité entre les deux clubs canadiens est née dans cette courte série. L'entraîneur Marc Dos Santos s'attend à ce que l'animosité augmente d'un cran cette saison. Les deux clubs ont amassé quatre points à leurs trois premiers matches de la NASL. Pour la première fois de son histoire, le Fury a vaincu un club du top-4 de la ligue la semaine dernière en blanchissant Minnesota 1-0.

«Il faut y aller une étape à la fois. Ce sera déjà un grand pas de gagner un des deux matches. Le plus tôt possible serait mieux, mais il ne faut pas oublier que c'est un match de 180 minutes avec les 90 premières qui sont disputées chez nous. Il ne faut pas sortir en kamikaze! Nous pouvons passer même en perdant le premier match.»

Marc Dos Santos estime qu'il n'aura pas à chercher loin pour motiver ses troupes dans cette série aller-retour.

«La rivalité est déjà forte entre nos deux clubs, mais la cerise sur le gâteau, c'est qu'une victoire nous donnerait la chance d'affronter une équipe de la MLS en demi-finale. On pourrait jouer des matches amicaux contre des clubs de la MLS, mais au championnat canadien, les matches ont une signification. Ce serait énorme pour notre club de jouer contre Vancouver.»

Un match physique où les deux clubs vont défendre le logo devant leur chandail est à prévoir ce soir. Malheureusement, Marc Dos Santos sera à nouveau privé de son capitaine. Richie Ryan s'est blessé à un genou à l'entraînement lundi. Il ratera environ trois semaines d'action. L'entraîneur du Fury peut se consoler à l'idée qu'il a plus d'éléments vers qui se tourner cette saison.

«Il faudra faire attention à la gestion du banc, car nous avons un match samedi contre Tampa Bay, mais je vais faire jouer mes meilleurs effectifs dans le premier match.»

Jfplante@ledroit.com

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